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Traité d'électrothérapie [electronic resource]

L'électricilé joue à l'époque actuelle un rôle si prépondérant dans la pathologie qu'il est indispensable à tout praticien d'en connaître la valeur et Faction. Elle n'est pas seulement un agent thérapeutique, elle est encore un auxiliaire de diagnostic important et indiscutable : c'est à elle que Duchenne de Boulogne a dû ses plus belles découvertes, que les névropathologistes ont le plus souvent recours quand il s'agit de préciser un diagnostic. Elle a été étudiée sous des aspects si divers, elle a donné lieu à des hypothèses d'une si grande variété que nous sommes tenus d'en suivre les progrès soit en France, soit à l'étranger. C'est à ce titre que l'Eleclrothérapie de Erb méritait d'être introduite en France et d'être mise à la portée de tous les lecteurs.

L'Eleclrothérapie a suivi en France et en Allemagne une marche différente ; alors que, sous la puissante influence de Duchenne, nous restions longtemps fidèles au courant faradique, TAUemagne, à l'instigation de Remak, étudiait le courant galvanique qu'elle a depuis employé avec une certaine prédilection. En outre l'école française se limitant, par tradition scientifique, à l'étude exclusive des faits s'est refusée d'émettre des théories dont elle n'aurait pu démontrer l'exactitude. Il n'en était pas de même de l'Ecole allemande d'où sont sorties la plupart des

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théories qui régisseiU acluellement la physiologie et la thérapeutique électrique. Après que Ghauveau eût introduit la méthode polaire eu physiologie, Brenner s'elforça de démontreique cette méthode polaire d'exploration et de traitement répondait beaucoup mieux que la méthode de direction aux lois de la physique et de la physiologie. La théorie de ïélectroto?ius a donné lieu, entre ErbetEulenburg, à une polémique qui ne s'est calmée que par l'intervention d'une nouvelle théorie, celle d'Uelmholtz. haréactioji de dégéjiérescence a été admise en Allemagne comme un des principaux éléments de l'électrodiagnostic. Ce sont là quelques-unes des théories sur lesquelles repose l'ouvrage dont nous soumettons la traduction aux lecteurs français. Nous n'avons pas qualité pour les discuter et notre seul but a été de faciliter leur étude et de permettre aux savants de les combattre si elles sont fausses, de les confirmer si elles sont justes.

Je me suis exclusivement attaché à rendre avec exactitude et fidélité la pensée de l'auteur. Le texte a été suivi avec autant de rigueur que possible et je n'ai pas cru devoir l'accompagner ou le faire accompagner de commentaires ou d'annotations. Ce rôle, dans un ouvrage de cette nature, appartient à la critique expérimentale et ce sera un vaste champ ouvert aux chercheurs que celui de contrôler avec des appareils français les résultats publiés par l'auteur. En ce qui concerne la notation, je me suis un peu éloigné du principe admis par l'Ecole de la Salpê trière et recommandé par M. Vigouroux. Ainsi tout en conservant les formules de réaction qui permettent de présenter les faits d'une façon plus brève, j'ai substitué aux initiales des mots allemands celles des mots français. Cette façon de procéder n'enlève rien à la clarté des formules, mais a l'avantage de les rendre plus intelligibles aux lecteurs. La fermeture du courant sera désignée par un F, l'ouverture par un 0, la réaction de dégénérescence par DR. J'ai conservé les noms donnés par Faraday aux différents pôles, ainsi la Kathode (K) sera le pôle négatif, l'Anode (A) le pôle positif. L'emploi de petites lettres ou de capitales se rapporte à la force des secousses. D'ailleurs l'on trouvera à la fin

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