TABES ; TRAITEMENT SYMPTOM. ET INDIRECT
au travers de la colonne vertébrale ; Mendel à également appliqué sur la colonne vertébrale des courants stables et labiles. Files a d'abord essayé un traitement systématique du sympathique du cou, à côté de la galvanisation directe, à travers la colonne vertébrale. — Pour moi, je choisis habituellement, à l'égard du tabès, la méthode ci-dessus (p. 352) décrite, en y comprenant le sympathique du cou, en portant une attention particulière aux symptômes céphaliques habituellement, d'ailleurs, apparents de bonne heure (paralysie des muscles oculaires, modifications des pupilles, etc.), qui par là peut-être (action sur la base du crâne et la moelle cervicale), peuvent être favorablement influencés. J'ai tout lieu d'être satisfait de cette méthode. Le traitement du dos prend environ de 3 à 5 minutes ; la force du courant doit être choisie avec beaucoup de circonspection, de forts courants, de longues séances ne sont pas d'habitude bien supportés. Séances quotidiennes, le plus souvent, durant une série de mois.
À ce traitement central, vous pouvez opportunément rattacher la galvanisation périphérique des nerfs des extrémités inférieures (avec Ka labile. An sur la colonne vertébrale lombaire). Leur faradisation soulage aussi beaucoup de malades.
A cela s'ajoute encore le traitement symptomatique périphérique des diverses manifestations du tabès : paralysies des muscles de l'œil, atrophie des nerfs optiques, anesthésie, faiblesse de la vessie, etc., conformément aux méthodes ci-dessus indiquées. Spécialement en ce qui concerne les douleurs lancinantes, bien des résultats ont été obtenus à l'aide des méthodes les plus dissemblables : action stable de l'An, sur la colonne vertébrale, sur la région des racines dont les prolongements innervent la région douloureuse ; action stable de la Ka sur les parties de la peau douloureuses et hyperesthétiques (maintes fois, d'un effet momentané merveilleux, l'An étant sur la région radiculaire correspondante), courants faradiques grandissants sur ladite place ; application du pinceau faradocutané au même endrpit et sur les régions de la peau plus étendues, au dos et aux extrémités inférieures, etc.; dans tout cela, vous pourrez faire un choix approprié aux cas ; mais fréquemment toutes ces méthodes restent sans succès.
En outre, deux méthodes sont encore dignes d'être mentionnées et essayées, dans les cas convenables ; l'une est le traitement des points galvaniques ou de points douloureux à la pression, avec l'action stable de l'An, suivant la méthode indiquée par Mor Meyer, Brenner, etc., et employée bien des fois avec succès. J'ai d'ailleurs, moi-même, rassemblé tout récemment, des renseignements confirmant le fait ; il est dommage seulement que les cas, dans lesquels se montrent ces points douloureux, soient si restreints ! On voit, lors de ce traitement, les points douloureux en même temps que les douleurs en ceinture, dispa- Erb, — Éleclrothérapie. 23
raître al le plus souvent une amélioration de tous les autres symptômes se produire à la suite.
L'autre méthode, est le pinceau faradoculané, souvent préconisé par Rumpf, pour lequel j'ai ci-dessus indiqué quelques exemples favorables (Obs. 30 et 31) ; la méthode que j'ai déjà décrite plus haut (p. 248 et 303), consiste à électriser avec un fort pinceau faradique, la peau du tronc et des extrémités, durant environ 10 minutes, quotidiennement ou tous les deux jours. Rumpf ne voit pas là naturellement une panacée contre tous les cas de tabès, et i! ne recommande ce procédé provisoire que pour les cas de labes pas trop invétérés, dans lesquels les douleurs et les paresthésies sont encore au premier plan des manifestations, lin tout cas, les résultats qu'il a obtenus réclament des essais ultérieurs.
7. Dans la pai^alysie dorsale spasmodiçue, en tant qu'il s'agit, — comme cela est probable pour tous les cas bien tranchés, — d'une dégénérescence systématique des voies pyramidales, le traitement galvanique est applicable, comme pour le tabès ou toute myélite diffuse. Ainsi traitement dv^ecl du dos, le plus souvent aussi galvanisation des jambes.
\j excitabilité électrique ne manifeste, dans cette maladie, aucune anomalie, ou bien, comme je l'ai vu presque dans tous les cas, soigneusement examinés, un affaiblissement de peu d'importance, de l'excitabililé faradique et galvanique. Voir comme exemple, plus haut, pp. 163, 169.
Le diagnostic est-il incertain, pressentez-vous une myélite dorsale commençante, dissimulée derrière l'ensemble des symptômes de la paralysie dorsale spasmodique ou les prodromes d'une sclérose multiple, ou encore, — comme cela arrive assez souvent chez les enfants — une maladie du cerveau (Hydrocéphalie chronique), il faut établir, instituer un traitement électrique approprié à ces maladies.
J'ai souvent obtenu, dans des cas de paralysie spinale spastique, des résultats très favorables.
8. En ce qui concerne la polyomyélite antérieu7'e aiguë (dite : paralysie infantile spinale, paralysie spinale aiguë atropliique), tous les électroLhérapeutes s'accordent sur ce point, que cette afTection doit être tout à fait à bon droit l'objet, — quelque peu ingrat, — d'un traitement électrique.
Nous n'entendons parler ici que des formes de paralysies tout à fait aiguës, accompagnées souvent de fièvre vive et de manifestations cérébrales graves, avec atrophie dégénérative l'apide et DR, sans troubles de la sensibilité et de la vessie, etc., dans lesquelles la paralysie pré-
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sente, dès l'origine, son maximum et pas de caractère progressif, qui peut quelquefois rétrocéder, mais le plus souvent persiste d'une façon durable ; une paralysie, qui repose sur des phénomènes inflammatoires aigus dans les colonnes antérieures de la substance grise, phénomènes qui ont leurs sièges de prédilecLion dans le renflement cervical et lombaire. Une forme d'afl'ection, qui se rencontre bien plus fréquemment chez les enfants, mais de-ci et de-là, apparaît aussi de la même façon chez les adultes, amène surtout chez les premiers, des paralysies et difformités très sérieuses et persistantjusqu'àla fin de la vie.
Les conditions de l'excitabilité électrique ne sont pas, dans cette maladie, de minime importance pour le diagnostic et le pronostic ; cela a été établi déjà par Duchenne, avec une précision pleine de valeur pour la pratique, malgré sa méthode d'exploration unilatérale, exclusivement faradique. Il constata que, dans une partie des muscles paralysés, l'excilabilité faradique restait intacte ou ne s'abaissait que légèrement, et ces muscles recouvraient rapidement leur motilité et ne s'atrophiaient point ou que d'une façon passagère ; tandis que dans une autre partie, et en général plus grande, l'excitabilité faradique s'éteignait vite et complètement, et ces muscles s'atrophiaient alors également vite et fortement et restaient pour la plupart paralysés d'une façon durable ; tout au plus obtenait-on une faible amélioration, par des soins de plusieurs années. Cette exploration faradique fournissait déjà donc des points d'appui très importants.
Nous savons maintenant que cette inexcitabilité faradique n'est pas autre chose qu'une apparition partielle de la DR, qui se produit dans les muscles atrophiés ; depuis que Salomon a constaté le premier ce fait, on l'a retrouvé de nouveau très régulièrement par une exploration exacte et nous pouvons dire maintenant que la DR doit être considérée comme une manifestation très constante de la polyomyélite antérieure aiguë.
Certes cette exploration exacte est, en général, entourée de très grandes difficultés, tout au moins chez les petits enfants ; à coup sûr il n'y a pas de sujets moins agi'éables pour l'exploration électrique, que ces petits malades criant et se démenant qui, ayant conservé toute leur sensibilité, ont grande horreur de cette exploration et chez lesquels, en outre, par suite des épaisses couches adipeuses, la localisation du courant et l'appréciation des effets produits, sont rendues très difficiles. Souvent on ne vous envoie aussi les patients, qu'à une époque tardive, où l'excitabilité galvanique est déjà fortement afl"aiblie et cela augmente encore la difficulté de la constatation des faits. On devra donc par suite se borner, dans la plupart des cas à constater superficiellement la réaction de dégénérescence, ce que l'on peut faire à l'aide de quelques fermetures ou commutations du courant galvani-
que et d'un court oxamen faradique des troncs nerveux. La faiblesse dos secousses surtout et Ja pr^jjondérance de l'AnF, sont très caractéristiques. Dans les cas récents, où une élévation de l'excitabilité galvanique subsiste encore, ou chez des adultes, la constation de la réaction de dégénérescence ne présente pas la moindre difliculté.
En outre, on trouve généralement, et dans la plu|»;irt d<is régions nervo-musculaires, la DU complète ; à côté se présente bien aussi dans quelques régions musculaires et nerveuses la DR parltelle, comme Pr. Millier en particulier l'a constaté ; pourtant ce phénomène n'est certainement pas précisément commun. Enfin, dans certains cas légers, formes dites « temporaires » de paralysie infantile, la DR peut-elle absolument manquer dans tous les faisceaux de muscles atteints ? C'est là un fait qui ne me paraît pas suffisamment établi, mais qui cependant est très possible.
Dans les muscles en partie régénérés, les manifestations de la DR disparaissent encore derechef; mais, quand la maladie a duré assez longtemps, on ne peut habituellement plus rien constater de positif dans les muscles atrophiés à un haut degré ; ces derniers sont alors presque absolument inexcitables.
Les indications et les méthodes d'application du courant électrique peuvent être ici précisées tout aussi simplement et sûrement peut-être que pour n'importe quelle autre maladie spinale ; il s'agit de petits foyers inflammatoires nettement localisés avec leurs résidus et d'une atrophie dégénérative consécutive des nerfs et muscles moteurs périphériques, comme ce qui se passe dans toute paralysie traumatique grave ; il n'existe pas de phénomènes ultérieurs. On pourrait croire qu'il y a là un champ particulièrement favorable, ouvert à l'efFicacité de l'électrothérapie. Il n'en est malheureusement pas ainsi ; l'expérience a appris bien plutôt que cette affection, en ce qui concerne une guérison complète, fournit un pronostic presque absolument mauvais, que ces éléments nerveux qui sont détruits par le processus inflammatoire en question ne peuvent pas simplement être reconstitués à nouveau ; c'est dire que la paralysie qui en provient et l'atrophie dégénérative sont irrémédiables. Soyez donc très modestes dans vos espérances relatives au succès de la cure et très circonspects à l'égard du malade ou de ses proches, en ce qui regarde le pronostic ! Ce ne sera que dans les formes légères, passagères, que vous obtiendrez des succès rapides et complets, en revanche, dans les formes graves ordinaires, vous verrez les muscles légèrement atteints au début, tout au plus reprendre leurs fonctions, mais ceux qui sont gravement atteints ne pourront s'améliorer que dans une très faible mesure. Toutefois, on réussit, dans un assez grand nombre de cas, au moyen d'un traitement persistant, à fortifier et revivifier quelques muscles et faisceaux de muscles.
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et par suite, à procurer souvent aux malades, un soulagement encore assez important, en leur rendant possibles certain? mouvements, en donnant aux articulations un peu plus d'énergie, etc.
S'il s'agit de très petits foyers inflammatoires localisés dans les renflements, dont la sclérose, avec complète destruction des éléments nerveux est la terminaison ; plus le traitement aura été commencé de bonne heure, plus on aura de chances de dompter la maladie, de sauver ce qui ne sera pas encore complètement perdu, de préserver les éléments nerveux, tout d'abord à demi dégénérés, d'une complète destruction. Commencez donc le traitement le plustôt possible, aussitôt que la période inflammatoire aiguë sera terminée, car en tout cas, c'est précisément durant les premières semaines qui suivent le processus foudroyant aigu, que l'on réussit ; plus tard vous ne pourrez plus modifier beaucoup le foyer de la maladie.
Le tr'aitejnent direct de ce dernier processus est donc avant tout le point capital ; il s'effectue naturellement, en première ligne, au moyen du courant galvanique, par une action stable, exercée sur le renflement cervical ou lombaire. — Vous recouvrez le siège de l'affection avec une « grande » électrode, tandis que vous appliquez l'autre sur la surface antérieure du tronc (ou sur un autre point indifférent approprié) ; vous laissez d'abord agir le pôle positif, puis le pôle négatif, chacun pendant une ou deux minutes, avec une force de courant modérée (de 15 à 40 degrés de déclinaison de l'aiguille, la résistance au courant étant de ISO degrés). Si les deux renflements sont malades, vous pourrez appliquer un pôle sur chacun d'eux et diriger le courant d'abord dans un sens, puis dans un autre sens. A cet effet, vous emploierez la. galvanisation périphérique des régions nervo-musculaires paralysées, avec le pôle négatif labile, tandis que le pôle positif restera fixé sur le foyer morbide ; dans les dernières périodes, vous serez forcés de recourir aux fermetures du pôle négatif et aux commutations du courant, avec des forces de courant assez élevées. Ce n'est souvent qu'après un traitement prolongé, que se manifestent de légères et lentes secousses musculaires. Ce traitement a pour but d'agir contre l'atrophie dégénérative, de conserver les muscles comme pour plus tard, jusqu'à ce que la conductibihté volontaire soit redevenue possible. Ce but n'est généralement atteint que d'une manière très incomplète, mais cependant quelquefois d'une façon surprenante ; n'épargnez donc ni votre peine ni votre temps, quand vous vous occuperez de ce traitement périphérique.
Tout le traitement devra être continué très longtemps avec une grande persévérance ; si vous l'entreprenez de très bonne heure, commencez par traiter pendant 6 ou 12 mois, sans interruption, c'est le temps durant lequel on peut encore obtenir le plus de succès. Plus
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lard et, dans tous les cas invétérés, il sufTira de galvaniser à deux reprises dans l'année, chaque reprise devant durer de2à3 mois (et se comprjsor d'environ -iO ou 00 séances) ; quant aux intervalles, vous les remplirez par d'autres médications (bains, massage, gymnastique, etc.). On voit assez souvent, après une assez longue interruption du traitement, lamélioration faire, lorsque le traitement est repris, des progrès plus rapides qu'auparavant. On fera bien, en tout cas, de continuer le traitement, tant qu'on obtiendra des progrès, même minimes.
Le courant faradique a aussi à son actif, quelques succès dans cette affection ; il est vrai que son application directe sur le foyer de la maladie ne sera guère efficace ; par contre, nous savons, grâce à la riche expérience de Duchenne, que la faradisation périphérique des muscles paralysés, en tant que ceux-ci ont conservé leur excitabilité faradique, est ordinairement suivie d'heureux effets ; on signale même, d'une manière digne de foi, des succès obtenus sur des muscles, qui présentaient la réaction de dégénérescence; le fait s'explique difFicilement, bien qu'il soit très réel. On ne peut guère admettre en cela une excitation périphérique des voies trophiques ; on croirait plutôt que, par suite de la conservation des voies centripètes et sensibles, une action réflexe est exercée sur le foyer de la maladie. Nous verrons en outre, mais plus tard, à propos des paralysies, que la production d'un acte d'excitation énergique à partir du centre et du siège de la lésion, contribue beaucoup à faire disparaître la paralysie. Or, comme ici la conductibilité sensible est entièrement conservée, il se peut bien que l'irritation réflexe des voies motrices, dans la moelle épinière, produise des actions excitantes semblables, à partir de régions centrales et, par conséquent, l'irritation périphérique des troncs nerveux mixtes et peut-être même l'emploi du pinceau faradocutané, qui a, sans doute, ses difficultés chez les enfants, n'est pas aussi absurde que bien des personnes le pensent au premier coup d'oeil.
En tout cas, cette maladie exige autant de peine et de sollicitude de la part du médecin que de patience et de persévérance de la part du patient.
9. Les difl'érentes formes de la polyomyélûe antérieure subaigiië et chronique, fournissent un pronostic bien plus favorable pour le traitement électrique. Celte forme de maladie se caractérise par une paralysie qui se développe avec une plus ou moins grande rapidité, et par une paralysie atrophique le plus souvent progressive, ayant d'ordinaire la forme paraplégique, çà et là un caractère ascendant prononcé, sans trouble de la sensibilité, des sphincters, des nerfs du cerveau ;
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une paralysie flasque avec une atrophie dégénérative des muscles, survenant brusquement et une réaction de dégénérescence, partielle ou totale. — Sa marche est le plus souvent bénigne, elle arrive bientôt à un état stationnaire, à la régression et môme à une guérison complète de la paralysie. II faut indubitablement chercher sa base anatomiquc dans un trouble inflammatoire de nutrition des colonnes grises antérieures, mais qui n'a évidemment pas l'apparence délétère de celle de la polyomyélite antérieure aiguë.
V exploration électrique fournit, dans cette maladie, et c'est un de ses caractères essentiels, la DR dans toutes les phases possibles de son développement et sans particularités quelconques, le plus souvent la forme complète ; il y a cependant dés cas avec seulement la DR partielle, qui présentent alors un pronostic favorable. Cependant on peut voir aussi que la DR partielle existe seulement dans quelques régions nervo-musculaires à côté d'autres régions où la réaction de dégénérescence est complète. On voit même, dans une seule et même région nervo-musculaire, la réaction de dégénérescence initiale se convertir en réaction complète. — Quand la maladie est guérie, l'excitabilité électrique revient peu à peu à son état normal.
Le traitement électj'ique consiste dans l'emploi du courant galvanique sur le dos, d'après les méthodes que vous connaissez maintenant et qui sont déterminées chaque fois par la localisation actuelle et l'extension du processus. Comme ce sont particulièrement les renflements qui sont d'habitude les sièges du mal, vous les amènerez spécialement sous l'action des pôles, de chaque pôle l'un après l'autre, avec des courants stables d'une force suffisante. Vous y ajouterez le traitement périphérique des régions nervo-musculaires paralysées et atrophiées, avec le pôle négatif labile, des commutations de courant, etc., suivant les besoins. Dans cette maladie, vous pourrez, le plus souvent, vous passer du courant faradique ; cependant il pourra être employé, dans la réaction partielle de dégénérescence, pour l'irritation périphérique des nerfs et des muscles.
Les résultats sont d'ordinaire très satisfaisants ; à plusieurs reprises, dans des cas semblables, j'ai vu que l'emploi du courant galvanique était immédiatement suivi d'un mieux sensible, ce qui arrive ordinairement après un traitement de courte durée. (Voir plus haut, observation 33 et 34.) Cependant le mal peut quelquefois se prolonger et exiger un traitement plus prolongé. Le nombre de ces cas traités jusqu'ici est encore trop faible pour qu'on puisse décider à quel moment précis doit commencer le traitement, si l'on veut qu'il soit efïïcace ; je dirais a priori: le plus tôt possible ! Seulement en cas de fièvre, mieux vaut attendre que la fièvre ait cessé.
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10. L'atrophie musculaire progressive qui, dans sa forme typique, doit être considérée induiiilablement comme une maladie spinale et surtout comme une dégénérescence disséminée et progressive des colonnes grises antérieures, est caractérisée surtout par une atrophie dégénérative, continuellement progressive, partant de certains groupes de muscles et s'étendant lentement sur une grande partie des muscles libres et volontaires, avec des secousses fibrillaires et 'par une paralysie des muscles survenant seulement plus tard et les faisant complètement disparaître ; sans trouble de la sensibilité, des sphincters, de la nutrition de la peau, du cerveau et des nerfs cérébraux ; en outre, il arrive assez souvent, vers la fin, qu'elle se combine avec une paralysie bulbaire progressive. D'après cette définition, il est facile de distinguer cette maladie d'avec d'autres formes morbides semblables et analogues ; il est vrai que l'on confond encore toujours sous ce nom bien des affections qui ne rentrent pas dans cette catégorie.
Un puissant moyen d'opérer cette distinction nous est fourni, selon moi, Tpa-r ïexploj^ation électrique. Sans doute, au début de la maladie, on ne peut pas constater d'anomalie évidente et, môme quand la maladie dure longtemps, on ne trouve, dans beaucoup de nerfs et de muscles, qu'une simple diminution de l'excitabilité faradique et galvanique, correspondant au degré de l'at rophie. Mais plus tard, quand la dégénérescence progresse, on rencontre, surtout dans certains muscles, des indices de DR, qui deviennent de plus en plus visibles. C'est à quoi l'on pouvait s'attendre a priori, car les modifications anatomiques, sont complètement identiques avec celles des paralysies traumatiques ou de la paralysie spinale des enfants, avec cette seule différence qu'elles n'atteignent les muscles que d'une façon diffuse, fibre par fibre.
Tout d'abord ne se montre que la réaction partielle de dégénérescence, c'est-à-dire, que l'excitabilité faradique est diminuée, mais non supprimée ; mais l'excitabilité galvanique des muscles est modifiée d'une manière caractéristique, c'est-à-dire, que les -secousses sont lentes, que l'AnFS est tardive; mais ordinairement l'excitabilité a déjà bien diminué ; dans une phase ultérieure, quand l'atrophie a déjà fait de grands progrès, on arrive à une DR complète. Cette modification se trouve plus souvent et se constate le plus aisément d'ordinaire dans les petits muscles de la main, dans l'éminence thénar, dans l'hypothénar et dans les interosseux. Mais occasionnellement j'ai aussi pu la montrer sur d'autres muscles, sur les fléchisseurs de l'avantbras, le biceps, le deltoïde etc. et, en dépit des assertions contraires encore souvent admises, je dois considérer cette apparition de la DR, dans l'atrophie musculaire typique et progressive, comme un phénomène parfaitement régulier; du moins je l'ai toujours retrouvé