PARALYS. DES MUS. DU LAR : EXCITATION PERÇUT. ET ENDOLARYNG
assidûment de cette question), qu'on réussit chez beaucoup de personnes, au moyen du courant faradique, par rintroducliou de Télectrode, tout contre la trachée (particulièrement sur le côté gauche), à exciter le récurrent et à constater de visu au laryngoscope des contractions énergiques de la moitié correspondante du larynx. A la vérité cela ne réussit pas sur tous les sujets; une couche épaisse de tissu adipeux, un gonflement des glandes thyroïdiennes, une grande sensibilité cutanée, etc., peuvent faire échouer cette tentative. Même à partir de la face latérale du larynx, on peut, avec un fort courant et une électrode pas trop petite, produire, chez maintes personnes, d'énergiques contractions des muscles du larynx. Rosbach, lors de ses récentes explorations sur ce sujet, est arrivé à un résultat tout à fait identique, et, trouvant le nerf récurrent facilement excitable, tant pour le courant galvanique que pour le faradique, il a ainsi obtenu des bases très importantes pour l'électrisation percutanée du larynx et de ses nerfs.
Si cette méthode ne conduit pas aubut, — et dans certains cas spéciaux, vous n'obtiendrez absolument rien, — vous aurez recours à VélecUnsationendolaryngienne ou philùl endopharyngienne , qui a surtout été employée par Von Ziemssen. Vous vous servez à cet effet de l'électrode ci-dessus mentionnée (fîg. 39, p. 433), ou d'une double électrode mentionnée par Von Ziemssen, électrode qui permet d'introduire les deux pôles dans le pharynx. La force de courant ne dépassera pas celle qui serait nécessaire pour provoquer des contractions nettes ou de faibles secousses dans le muscle frontal '.ors de l'excitation faradique ou galvanique de son nerf. Lors d'une excitation unipolaire, l'électrode indifférente sera placée de préférence à la nuque. Le courant sera toujours tout d'abord fermé, lorsque l'électrode sera fixée à la place désirée; son action ne peut s'exercer en général à chaque place que pendant quelques secondes.
Les places principales d'excitation sont les suivantes : uVer/' laryngé supérieur. — Électrode dans le sinus pyriforine, appliquée quelque peu contre la paroi intérieure d'icelui, par le soulèvement de la poignée. — Muscle aryténoide transverse. — Électrode à la surface postérieure des cartilages arylénoïdes. — Muscle crico-aryténoîde latéral dans la profondeur du sinus pyriforme en arrière et en bas ; iiluscle thyro-aryténoidien externe et interne. — Également, pointe des électrodes, mais par en bas, en dedans et en avant. — Muscle crico-arylénoidien poslér. — Électrode à partir de la face postérieure du cartilage arythénoïde jusqu'en bas, derrière la face postérieure du cartilage crico'ide. — Mouvement simultané de déglutition facilite ordinairement beaucoup la localisation exacte. — Muscles thyro et aryépiglotliques, directement sur les parties latérales de la hase de l'épiglotte. — Les muscles crico-thyroîdiens sont faciles à exciter d'une manière percutanée.
L'exécution de ce traitement présente dans la pratique les plus
't'IO l'ARALYSIE ET ATROPHIIÎ
grandes difTlcullés, Vous enlendrez dire, par Von Ziemssen lui-même, qu'il faut un exercice et une habitude de plusieurs semaines avant de pouvoir commencer le traitement proprementdit, c'est-à-dire jusqu'à ce que les malades puissent endurer cetteélectrisation locale, et que chaque application est suivie de suflocations, de vomissements, d'une aphonie transitoire, d'enrouement, de douleur au cou et, souvent, pendant plusieurs heures ; aussi comprcndrez-vons que je ne conseille ce traitement que lorsque le traitement percutané, bien plus facile à pratiquer et presque anodin, aura été employé d'une manière rationnelle et infructueuse. Je suis convaincu que l'emploi percutané de courants électriques, quoique peut-être mois rationnel et moins efUcace, dans beaucoup de cas, que l'endopharyngien, doit lui être généralement préféré et cela d'autant plus que la supériorité thérapeutique de la méthode endopharyngienne n'est pas regardée comme incontestable.
Il est possible que celte supériorité, dans certains cas déterminés, principalement dans les paralysies du crico-aryténoïdien postérieur mérite, ^aub contestation, la préférence et s'impose immédiatement ; c'est ce que des observations ultérieures auront à démontrer; mais, pour le moment, je regarde comme le procédé le plus rationnel et le plus inoffensif, celui 6! employer tout d'abord la méthode peixulanée, et c'est seulement dans le cas on elle resterait inefficace qu'il faudrait recourir à l'application endolaryngienne.
Je suis d'autant plus disposé à accorder à l'électricité endolarjmgienne une place bien méritée, que je ne puis m'empêcherde croire que c'est précisément dans les paralysies du larynx qu'une vaste sphère d'activité est ouverte aux actions réflexes, dont nous avons déjà parlé plusieurs fois. Les réflexes énergiques et physiologiques qui sont produits par la membrane muqueuse du larynx et qui, naturellement, entrent en activité par la faradisation et la galvanisation, jouent certainement un grand rôle dans la guérison des paralysies des cordes vocales et du larynx, et peut-être que les meilleurs résultats de l'excitation endolaryngienne doivent être attribués à ces effets. Mais je ne puis guère m'imaginer qu'il faille pour cela précisément une excitation strictement limitée à la région de certains muscles ; cependant ce n'est pas tout à fait impossible. A ce point de vue, nous devrons assurément laisser à l'électricité endolaryngienne son droit de domicile dans la thérapeutique de ces paralysies.
Les moxas faradiques (excitation énergique avec un pinceau fixe), employés par Mnr Meyer, avec un grand succès, dans les paralysies hystériques et autres des cordes vocales n'agissent-ils que d'une manière réflexe, c'est ce qui n'est pas facile à démontrer, attendu qu'il plaçait le pinceau sur la peau, sur le larynx, opération dans laquelle de très importantes traînées de courant devaient pénétrer spontané-