DIABÈTE SUCRÉ ET INSIPIDE
bien moins douleuse, quoique, encore aujoui'd'liui, on ne connaisse pas bien l'origine et la localisation de celte aiïection. De plus, quelques résultats heureux ont encouragé les savants à faire des tentatives ultérieures. Ainsi, par exemple, Seidel a publié un résultat favorable, dans un cas de diabète insipide, existant depuis plus d'un an, qui était devenu presque slationnaire, avec cependant de légères fluctuations de la quantité d'urine évacuée journellement. La galvanisation énergique de la région des reins amena une prompte amélioration et, dans l'espace de quelques semaines, la guérison définitive avec augmentation du poids du corps. Althaus prétend même avoir guéri un cas invétéré par une seule application à la moelle allongée. Ici encore, je pense, le traitement devra être dirigé, en première ligne, sur le sj'stème nerveux central, sur la moelle allongée et sur celle du cou, peut-être aussi sur la région des splanchniques de la moelle dorsale et le sympathique de la poitrine ; et, à la vérité, on pourrait tout d'abord expérimenter un traitement galvanique de ces parties. Naturellement vous ne négligerez pas d'essayer le traitement direct du sympathique du cou et du vague. — Seidel a dirigé son traitement directement sur la région rénale : une électrode (laquelle ?) était placée sur cette région, latéralement, par rapport à la colonne vertébrale, l'autre, antérieurement, à hauteur égale, profondément enfoncée dans l'hypochondre , galvanisation bilatérale de 5 minutes avec courant fort.
Dans bien des cas, on pourrait aussi bien conseiller la faradisation générale ou la galvanisation centrale.
J'ai moi-même fait toute une série d'essais sur le diabète insipide et je l'ai traité avec constance par toutes les méthodes possibles sans que, néanmoins, je puisse énoncer à cet égard des résultats très satisfaisants ; dans la plupart des cas, ces derniers se sont montrés négatifs. Néanmoins, je continuerai toujours à procéder sur ce sujet à de nouvelles expériences.