AFFECTIONS DE LA VESSIE
qué ; d'autres fois elles précèdent de longtemps les autres phénomènes d'une affection centrale (tabès, myélite, etc.,) comme symptôme initial tout à fait isolé.
Or, pour presque toutes ces formes de trouble, parliculièrement pour celles qui n'accompagnent pas des affections inflammatoires ou néoplastiques de la vessie et qui ne reposent pas sur un obstacle mécanique par lésions des organes voisins, (prostate, rectum, utérus, ovaires etc.,) le traitement électrique peut être proposé.
A vrai dire, cela s'applique moins à ce qu'on appelle crampe de la vessie ou ténesme vésical, qui peut se présenter sous la forme d'un spasme des fibres musculaires tel qu'une incontinence spasmodique ou sous forme d'un spasme du sphincter, tel qu'une rétention spasmodique d'urine, ischurie spastique. Alors on cherche d'ordinaire à atteindre le but par d'autres voies, surtout quand il est question de maladies inflammatoires de la vessie elle-même. Toutefois il existe aussi des formes purement nerveuses de spasmes de la vessie, qui peuvent très bien rentrer dans le domaine de l'électrothérapie. Il s'agit donc avant tout de découvrir la cause de cette excitation anormale et de la com • battre. Pensez tout d'abord à une maladie de l'intérieur du canal vertébral et de la moelle épinière elle-même et cherchez à la traiter convenablement. Ici il faut avant tout des courants galvaniques stables à travers la moelle lombaire et les segments inférieurs de la colonne vertébrale ; en d'autres termes, faites agir avec force et d'une manière stable l'An sur le foyer présumé de la maladie (un cas semblable a été traité avec succès par E. Koch). Cherchez aussi à exciter fortement la peau et à exercer de la sorte une contre-excitation, qui combatte l'excitation provocatrice de la crampe, comme dans le traitement des névralgies. Promenez donc le pinceau faradique sur la peau, au niveau de la symphyse, au périnée, au sacrum, etc.
On agit direclement contre le spasme de la vessie, d'après les mêmes principes que pour le traitement des spasmes en général ; c'est-à-dire donc avec action stable du courant galvanique, introduction et sortie de traînées de courant, action prépondérante de l'An sur le siège propre de Texcitation morbide, condition qui, naturellement, n'est pas précisément facile à réaliser sur la vessie. Le mieux sera d'enfoncer profondément une grande électrode sur la symphyse et l'autre directement en face sur le sacrum ou de préférence encore sur le périnée; ce qui sera certainement le meilleur c'est d'appliquer r.\ii sur le sacrum ou sur le périnée. Il faudra choisir les mêmes points d'application pour l'emploi du courant faradique ; commencez d'abord par de faibles courants faradiquesde la manière indiquée et c'est seulement quand vous n'obtiendrez aucun résultat qu'il faudra passer à des cou-