ANNÉE ENTIÈRE
Côtes ouest de l'Europe
France septentrionale et Allemagne
mm .
mm .
mm.
mm.
mm.
Ainsi, les pluies d'automne prédominent sur les pluies d'été dans toutes les régions situées sur les bords de la Méditerranée, et à l'ouest du continent, jusqu'à la hauteur de l'Angleterre; au nord et à l'ouest de cette bande, le
(1) De Gasparin, Météorologie agricole, t, IL
298 DES MODIFICATEURS. - CIRCUMFUSA. [hygiène
maximum des pluies tombe en été. La bande des pluies automnales comprend l'Angleterre entière, les côtes de l'ouest du continent jusqu'en Normandie, la France méridionale, l'Italie, la Grèce, l'Asie Mineure, la Syrie, l'Égypte, la Barbarie, Madère. La bande à pluies estivales présente la France septentrionale, l'Allemagne, les côtes de l'Océan, à partir de la hauteur de l'Angleterre, l'interposition dé cette île entre la direction des vents pluvieux et les Pays-Bas les tranformant en pays continentaux; en un mot, tout ce qui se trouve au nord du Plateau central de l'Europe, prolongé des Alpes vers les monts Carpathos, laissant au midi la vallée du Danube, au-dessous de Vienne (Gasparin).
On désigne sous le nom de température moyenne mensuelle, la moyenne des températures observées à dos instants très-rapprocbés pendant tout le mois ; elle s'obtient en prenant la moyenne des températures moyennes des trente jours du mois. En combinant les observations de seize ans pour chaque mois, Bouvard a dressé le tableau suivant pour Paris :
Températures.
Maximum.
Minimum
Moyenne
aximuni .
Minimum .
Moyen
Janvier. .
Juillet....
Février. .
Août
Mars . . .
Septembre
Avril
Octobre . . .
Mai . .
Novembre .
Juin ....
Décembre .
A l'aide des moyennes mensuelles, on arrive à déterminer les moyennes saisonnières ; mais la météorologie médicale ne suit pas la division astronomique des saisons ; elle groupe ensemble les mois les plus chauds et les plus froids : pour elle l'hiver comprend décembre, janvier et février; le printemps, mars, avril et mai; l'été, juin, juillet et août; l'automne, septembre, octobre et novembre. Les moyennes saisonnières conduisent à la moyenne annuelle. Ces multiples .séries d'évaluations thermométriques moyennes par jour, mois, saisons et années, sont l'une des plus solides bases d'appréciation hygiénique des localités et des climats.
A Paris (48° 50' lat.), on a trouvé :
Saisons. Durée des jours. Moyenne thermométrique.
Hiver 9 heures 45 minutes. -f~ 3,3
Printemps 14 — 30 — + l0,3
Été 14 — 30 — f 18,1
Automne 9 — 45 — -j- 11.2
Et pour moyenne annuelle, -j- 10°,8.
privée] ATMOSPHÈRE. - ÉLECTRICITÉ. 299
En Guinée (5 degrés lat.) :
Saison. Durée des jours. Moyenne tlieimométrique.
Hiver J / j 28,1
Printemps 1£)] \ 4- 28,3
Eté 12 heures £ ^
Automne j f | 27
Et pour là moyenne annuelle^ -}- 27°,4,
À Rio- Janeiro, le mois le plus froid donne -{- 20°, 0; le mois le plus chaud 27°, 2; la moyenne annuelle est de 23°, 5. A Edimbourg, l'écart est de 10°, 5 entre la moyenne thermométrique de l'hiver et celle de l'été ; à Moscou, de 27°, 8; à Kassara, de 31°, 3.
Quant à la composition de l'air, on a trouvé qu'il y a moins d'acide carbonique, le jour que la nuit, ce gaz étant absorbé et décomposé par les végétaux sous l'influence solaire. D'après Théodore de Saussure, cette variation du jour à la nuit est moindre dans les villes et les lieux fermés que dans les lieux ouverts ; le maximum d'acide carbonique se montre vers la fin de la nuit, quand les plantes cessent d'en émettre; le minimum vers le milieu du jour où elles en absorbent le plus. La variation est plus marquée en été qu'en hiver, à cause du développement de la végétation. Un hiver froid, avec des gelées qui dessèchent la terre, augmente la quantité d'acide carbonique dans l'air ; le dégel la diminue.
Les mutations atmosphériques qui intéressent le plus le médecin sont assurément celles que détermine la périodicité annuelle : par leur succession régulière, elles constituent, à proprement parler, les saisons; mais, comme avec ces vicissitudes de la constitution atmosphérique coïncident d'autres changements qui s'accomplissent à la surface du sol et dans l'état des eaux, nous n'étudierons les saisons et leurs effets qu'après avoir exposé toutes les données de la question.
§ g. rte l'aetiosa «les mosîlfàeateiïir'S aftfl'nospfoéB'Ieiues.