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déviations congénitales, il faut mentionner en première ligne les coups, les chutes, les violences extérieures qui portent principalement sur l'abdomen. Les expériences de Depaul ont démontré l'influence du régime débilitant et des saignées sur le développement du fœtus pendant la vie intra-utérine; la diminution des aliments, quand la femme s'y soumet rigoureusement , est très-puissante pour restreindre la nutrition de l'embryon et réduire ses proportions (1). La pléthore chez les femmes enceintes détermine de for i es contractions de l'utérus qui pressentie fœtus et impriment aux membres ou au tronc des directions vicieuses. On s'accorde aussi à considérer les émotions morales soudaines ou trop énergiques, trop prolongées, comme une cause perturbatrice de l'évolution régulière du fœtus. Quant aux envies des femmes et à leurs relations avec les nœvi materni, l'observation n'a point confirmé, à cet égard, l'opinion populaire, et il n'y a lieu de tenir compte de ces appétences que si elles sont sincères et sans danger. Les plus sûres garanties de ce que l'on peut appeler l'hygiène fœtale résident dans la moralité et l'intelligence de la femme. Si elle a conscience de sa responsabilité envers l'être qu'elle porte dans son sein, envers la famille et la société, elle exercera sur elle-même, sur ses habitudes, sur ses passions, une surveillance que nulle autre ne peut suppléer; elle évitera tous les ébranlements physiques et moraux ; riche, elle saura renoncer au monde, aux plaisirs bruyants, à la gêne des toilettes et des parades; pauvre, elfe opposera une calme résignation aux impressions tristes, aux chagrins, aux inquiétudes qui ont une influence particulièrement détériorante sur le produit de la conception. Point d'efforts violents qui puissent amener d'avorlement ; point de constrictions ni de pressions sur l'abdomen; la danse, la natation, î'équitation, la vectation dans des voitures mal suspendues ou sur des chemins mal entretenus, sont également contre-indiquées. Un exercice modéré, l'habitation de la campagne, un appartement spacieux, sec et bien exposé, un air fréquemment renouvelé, le libre accès de la lumière dont nous dirons plus loin (Circumfusa) les effets plastiques; une nourriture substantielle et mesurée qui prévienne deux états également nuisibles, 3a pléthore et l' h yd rémie ; des repas peu copieux et plus répétés quand le. développement de l'utérus restreint la capacité des organes digestifs, eic. (Yoy. T section, chap. il, § 3; chap. m, § 2; chap. iv, § 3, etc.)
Les accidents à prévenir pendant l'accouchement sont du ressort de l'obstétrique. Il faut se tenir en garde contre les hémorrhagies qui succèdent à la chute du cordon ombilical. Celui-ci se flétrit du premier au troisième jour, se dessèche du sommet à la base, et se sépare du quatrième au sixième jour. La plaie se cicatrise du sixième au douzième jour. Les hémorrhagies surviennent du septième au treizième jour après !a naissance. Le cordon coupé et lié, et la respiration bien établie, on lave l'enfant couvert de sang et d'un enduit céru-
(1) Voyez le mémoire de Depaul. De V influence de la saignée et d'un régime débilitant sur le développement de l'enfant pendant la vie intra-utérine. Bulletin de thérapeutique, juillet et août 1849, t. XXXVII.
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milieux dans un bain à 32 degrés environ ; quelquefois cette ablution est précédée d'une onction faite avec de l'huile d'olive, du beurre, du cératou préférablement avec un jaune d'œuf ; on dispose ensuite l'appareil pour maintenir le cordon, et l'on habille l'enfant (voy. chap. iv, Vêtement suivant l'âge). Pour sa toilette comme pour son couchage, ni trop ni trop peu de chaleur : il ne résisterait pas au froid; un excès de chaleur l'agiterait jusqu'à la fièvre. Point de maillot; des bandes larges et des couches modérément serrées à l'aide de cordons et non d'épingles; pour la tête, un béguin de toile recouvert d'un ou deux autres de coton ou de flanelle; une chemisette, une brassière d'étoffe de laine, un fichu pour le cou. Pour les parties inférieures, trois pièces : la première de toile, les deux autres de laine épaisse, rattachées par des liens à la brassière; ces langes doivent être assez longs pour flotter librement quand la température est douce, et pour se replier et se fixer aux autres pièces de l'habillement quand la saison est froide; on peut ajouter, en hiver, de petites chaussures de laine tricotée aux pieds. Pour préserver cet appareil vestimentaire de la souillure des excréments, on dispose en plein, sous les fesses de l'enfant, une serviette dont deux angles sont ramenés en ceinture autour du tronc et noués en avant, et dont l'angle inférieur passe entre les jambes pour se fixer aux deux autres sur l'abdomen. L'enfant ne sera jamais couché dans le lit de sa mère ou de la nourrice ; autant que possible, on le placera dans une chambre distincte, vaste, bien aérée, d'une température constante jour et nuit, et assez élevée pendant les huit premiers jours (19 à 20 degrés, Gazeaux). Pas d'alcôve, pas de rideaux ; dans le berceau, la plume et la laine seront remplacées par de petits paillassons remplis de paille d'avoine ou de zostère qu'on remplace facilement ou que l'on fait sécher, lorsqu'ils ont été salis. Pendant le sommeil, on couvre un peu plus l'enfant sans le surcharger. L'usage de le bercer n'a d'autre inconvénient que d'exposer aux chutes et de créer une habitude tyrannique ; mieux vaut y renoncer. Que l'enfant s'endorme dans son berceau, non sur les genoux de la mère ou du la nourrice; sinon il arrivera à exiger, par ses cris, à chaque réveil, le même maniement, et bientôt il ne dormira plus que sur les genoux, dans des attitudes vicieuses et pénibles. Vers l'âge de trois à quatre mois, on fait quelques modifications dans sa toilette; une petite jupe de laine, des bas et des chaussons remplacent les langes inférieurs. Deux ablutions par jour, rapides, générales, d'une à deux minutes, avec de l'eau tiède pendant les quinze premiers jours de la vie (voy. Bains chauds, 2e section, chap. m), puis avec l'eau froide de 10 à 15 degrés centigrades environ; on n'arrive à ces lotions froides que par des transitions graduées; on les fait avec rapidité, on essuie avec un linge doux et l'on frictionne un peu la peau pour amener une réaction qui réchauffe. Encore faut-il s'en abstenir chez les enfants faibles, et, pour cet âge, la règle est le lavage à l'eau tiède. En hiver, l'enfant ne doit pas être porté a l'air extérieur avant le quinzième jour. On doit donc désirer que les exigences de la loi civile et de l'Église s'adoucissent en faveur des nouveau-nés soumis à la condition immédiate du
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baptême dans l'église et de la présentation à l'officier de l'état civil pour la déclaration de naissance. Loir a plus particulièrement insisté sur l'utilité de constater la naissance à domicile, et d'obtenir l'ondoiement ou le baptême à domicile au moins dans les cas de naissance avant terme et dans les cas de maladies vérifiées ou évidentes qui mettent par elles-mêmes en danger les jours du nouveau-né. Plusieurs grandes municipalités, Douai, Lille, Versailles, ont adopté la première de ces réformes,, et TrébucheL, qui fait autorité en matière d'hygiène administrative, a donné une excellente raison de plus pour la généraliser, savoir : que la vérification du sexe se fera plus régulièrement à domicile qu'à la mairie, où l'on s'en rapporte presque toujours, à cet égard, à la déclaration des parents. Une fois que l'enfant a été soumis heureusement à l'épreuve de l'air extérieur, il convient de le faire sortir tous les jours, et, par les mauvais jours même, on profitera d'un moment favorable pour remplir cette importante indication. Le bain d'air en été doit durer presque autant que la journée. Dans les autres saisons, trois à quatre heures au moins (voy. 2e section, chap. 1, art. 6, § 3). L'impressionnabilité du système nerveux est extrême chez le nouveau-né; lui graduer l'impression optique et acoustique, lui épargner d'intempestives excitations, les chatouillements, les piqûres d'épingle, les pressions douloureuses, etc., c'est prévenir des accidents convulsifs, dus parfois encore à la chaleur, à l'air confiné, à la rétention du méconium ou de l'urine, et dont on recherche les causes dans des états morbides sans réalité. Sur l'alimentation de cet âge, nous donnons ailleurs les détails et préceptes nécessaires (voy. Iingesta, Allaitement maternel, mixte, artificiel, Sevrage, etc.).
L'allaitement est impossible dans les cas d'imperforation, d'absence, de brièveté, ou de longueur et de volume excessifs du mamelon ; les crevasses, gerçures, érosions, excoriations, fissures du mamelon, diverses maladies du sein, entraînent même impossibilité, au moins temporairement; car la plupart de ces lésions, bien soignées, guérissent assez vite pour permettre ensuite l'allaitement ; la succion directe et souvent répétée, l'application de bouts de sein, de ventouses, obvient à la brièveté des mamelons, etc. Toute suspicion d'hérédité morbide (cancer, tubercule, syphilis), l'existence d'une, affection des voies digestives, une maladie chronique grave, l'altération du lait, des tendances irrésistibles vers le monde et ses plaisirs, un manque de bon vouloir, sont autant de contre-indications à l'allaitement maternel.
Beaucoup de médecins attendent vingt-quatre à quarante-huit heures pour commencer l'allaitement, donnent provisoirement à l'enfant de l'eau sucrée tiède qui le fait vomir, et voire ^même, pour chasser le méconium, des laxatifs qui, d'après Moreau, peuvent occasionner l'ictère. Ces pratiques sont surannées et nuisibles. Si l'état de la mère le permet, elle essayera d'allaiter deux à douze heures après la délivrance ; les succions de l'enfant aident à la montée du lait, modèrent le gonflement et les douleurs des seins, façonnent le mamelon et rendent presque nulle la fièvre de lait (Cazeaux) ; le colostrum
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est le seul laxatif qui convienne pour l'expulsion du méconium. Les seins auront été préalablement débarrassés, par une lotion d'eau tiède, des matières sébacées amassées dans les sillons où s'ouvrent les conduits lactifères. Au début, on épargne à l'enfant des tâtonnements et des efforts en lui mettant le mamelon dans la bouche, en ayant soin de lui tenir les narines ouvertes et de constater si la succion et la déglutition s'effectuent réellement, ces actes pouvant être entravés par un état de faiblesse congénitale, la division du voile du palais et de la voûte palatine, la brièveté du frein de la langue, etc. Donné conseille, avec raison, de régler, dès les premiers jours, le régime de l'enfant, de lui faire faire, au sein qui l'allaite, des repas à intervalles à peu près égaux, très-rapprochés d'abord et successivement plus éloignés; toutes les deux heures, le jour, trois ou quatre fois la nuit, plus lard toutes les trois heures. « Le premier soin, dit Cazeaux, est de s'assurer qu'il a réellement besoin de teter, car il ne faut jamais présenter le sein dans le but unique d'apaiser ses cris, comme le font la plupart des jeunes mères. Il ne faut pas croire, en effet, que le cri soit toujours l'expression d'une souffrance ou d'un besoin réel, l'enfant crie comme nous parlons... Le cri de la faim s'accompagne, en général, d'une agitation assez vive des membres supérieurs , l'enfant tourne la tête à droite et à gauche, ouvre la bouche comme pour chercher le sein de la nourrice, saisit avidement le bout du doigt ou un corps quelconque souple et arrondi qu'on place entre ses lèvres, et exerce immédiatement sur lui des efforts répétés de succion. » La ration de lait est en rapport avec les besoins de la nutrition et du développement; de récentes expériences de Natalis Guillot tendent à préciser ce rapport : suivant lui, un enfant robuste exige 1000 grammes de bon lait par jour pendant le premier mois, et plus de 2 kilogrammes ensuite ; son accroissement régulier dans la période diurne est de plus de 50 grammes : «Tous les enfants sains gagnent un poids régulier, en quelque sorte normal, tous les jours ; les enfants malades perdent irrégulièrement, mais perdent tou jours jusqu'à la mort, souvent même avant que personne ait pu distinguer un état maladif (1). » La maladie, une indisposition même légère suffit pour déterminer, en quelques jours, des pertes considérables (500 grammes en cinq jours), mais qui sont rapidement compensées après le rétablissement de la santé.
Vers l'âge de sept mois, crise de la première dentition, plus ou moins aiguë et turbulente, suivant que les époques d'éruption sont séparées par des intervalles plus ou moins longs qu'on appelle époques de repos. La durée d'une période d'éruption dépend du nombre de dents qui, par leur sortie simultanée, constituent chaque groupe ; elle est de huit jours en moyenne pour le premier groupe, et peut durer plus de six semaines pour le troisième. Quelquefois le travail odontogénique n'offre aucune intermittence. En général, les mauvaises conditions hygiéniques où sont placés les enfants leur préparent des
(1) Natalis Guillot, Arch. géu, de méd.} novembre 1853, p. 520.
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dentitions difficiles ; un bon lait, des vêtements convenables, des soins de propreté, écartent ou atténuent les troubles qui les accompagnent : la constitution et l'hérédité interviennent pour une part dans leur production, car il est certain que beaucoup d'enfants, entourés d'un luxe de soins et de précautions, n'échappent point à cette tourmente. La première règle est de combattre la tendance aux fluxions, aux hypérémies vers l'extrémité céphalique : couvrir modérément le corps, moins encore la tête; éviter toute constriction sur le tronc, au cou ; entretenir la liberté du ventre, empêcher l'éréthisme nerveux par des bains tièdes, etc. Les hochets ont aussi leur utilité ; les enfants les portent instinctivement à la bouche, les pressent contre les gencives; à défaut de ces objets plus ou moins durs (or, ivoire, cristal, racine de guimauve), ils mordillent leurs doigts. J. J. Rousseau, Gardien, Billard, prétendent que les hochets durs rendent les gencives calleuses et la sortie des dents plus difficile; Rosen, Antoine Petit, leur prêtent des propriétés contraires. Guersant reconnaît qu'ils servent à aplatir le bord tranchant des mâchoires, à seconder l'écartement des deux tables entre lesquelles se développent les alvéoles.
La seconde dentition exige moins de sollicitude de la part de l'hygiéniste, si ce n'est pour la régularité et la beauté des dents (voy. Excréta, Hygiène de la bouche). On observe rarement le gonflement inflammatoire des gencives, des aphthes, des angines, presque jamais des convulsions; Guersant a vu des accès épileptiformcs coïncider avec l'éruption des premières molaires.
On trouvera plus loin (Imminence morbide) l'indication des états morbides qui menacent la puberté, comme les autres époques importantes de la vie. Les impulsions et les déviations du sens génésique sont le principal danger de cet âge (voy. Habitudes morbides).
L'âge de retour a, suivant nous, un caractère certain dans la décadence rapide des organes et des fonctions de la reproduction ; de là son hygiène, sans négliger les autres indications qui résultent des habitudes contractées, de l'imminence morbide (voy. chap. vi et vjii). Les limites de cette période, variables suivant les individualités, sont généralement comprises entre quarante-six et soixante ans; elle commence plus tôt pour la femme. Flourens la recule davantage; après avoir signalé, comme un complément du développement en longueur et en grosseur, un travail intérieur, profond, qui agit dans le tissu le plus intime de nos parties et qui rend toutes ces parties plus achevées, plus fermes, les fonctions plus assurées, l'organisme entier plus complet, il ajoute : « Ce dernier travail, que j'appelle travail d'invigoration, se fait de quarante à quarante-cinq ans; et, une fois fait, il se maintient ensuite plus ou moins jusqu'à soixante- cinq ou soixante et dix ans (1). » Flourens ne peut avoir en vue qu'une classe de privilégiés, car il y en a dans l'ordre physiologique. A mesure que le sens génital s'émousse, les jouissances de la table augmentent; la plé-
(1) Flourens, De ta longévité humaine, etc., 3e édit. Paris; 1855, p. 52.
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thore des gourmands à cheveux gris, avec les siestes et l'inertie musculaire, amène l'obésité, l'imminence apoplectique, la goutte, la gravelle, les hémorrhoïdes, etc. La sobriété, les exercices du corps, les frictions sèches et quelques pratiques hydrothérapiques (voy. 2e section, chap. m, art. 2, Ablutions, etc.) destinées à exciter la circulation capillaire générale, contribueront efficacement à entretenir le jeu régulier des grandes fonctions de l'économie. La faculté procréatrice se conserve plus longtemps chez l'homme que chez la femme; son déclin s'annonce parla corrugation moins prononcée du scrotum, par l'atrophie des testicules, et par la diminution de quantité, d'odeur et de consistance du sperme, qui n'offre plus au microscope qu'un petit nombre de spermatozoaires languissants, par la faiblesse et la fugacité des érections. Qu'on évite alors les stimulants artificiels; le libertinage est, pour l'homme sur le retour et pour le vieillard, une cause d'épuisement rapide. Il n'y a pas1 de règle absolue à leur imposer, si ce n'est celle d'une réserve strictement calculée d'après les besoins réels et l'état général, deux conditions dont l'une peut toujours être appréciée par les médecins et l'autre par le sujet lui-même, s'il est exempt de passions tardives et d'illusions ridicules.
Notre plan ne comportant pas une série de monographies hygiéniques, nous avons spécifié, dans chacun des chapitres qui se rapportent, soit à l'individualité, sujet de l'hygiène, soit aux divers modificateurs, le détail des prescriptions qui en découlent pour les vieillards, comme pour les autres âges, comme pour îes sexes, les tempéraments, etc. , et nous avons rejeté, dans la deuxième partie de ce livre (Hygiène publique), les données qui les intéressent collectivement [enfants trouvés, crédits, salles d'asile, refuges pour les vieillards, etc.). La vieillesse confirmée, c'est la détérioration progressive des diverses fonctions de l'organisme, c'est l'usure plus ou moins accélérée de la force vitale, se traduisant sommairement par deux phénomènes : la prédominance du mouvement de décomposition sur le mouvement de composition interstitielle, et la vascularité décroissante des tissus par l'oblitération des vaisseaux capillaires, par les dépôts cartilagineux et osseux sous la membrane interne des artères moyennes, des gros vaisseaux et du cœur. Il s'agit ici, non de perfectionner, mais de conserver; non de régulariser l'activité fonctionnelle, mais de la prolonger. La première condition est d'écarter Ses causes de déchet, de surcroît dans la dépense organique, d'affaiblissement du système nerveux, toujours voisin de l'adynamie : les grands travaux de l'esprit, les fatigues du corps, les veilles, les émotions, ne sont plus de saison. S'il faut épargner au vieillard les influences excessives qui l'épuiseraient promptement, il n'importe pas moins de lui dispenser une juste mesure de stimulation, de maintenir chez lui l'énergie de l'influx nerveux par une alimentation substantielle et par l'emploi des moyens propres à favoriser la circulation. Éviter le froid, l'humidité, les variations de température, est pour lui une impérieuse nécessité. Emphysème pulmonaire, congestions sanguines passives, hypostases pulmonaires, catarrhes chroniques avec surabondance de
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mucosités, pneumonie, dyspnée, asthme, œdème et gangrène du poumon, tel est le cortège des maladies qui le menacent du côté de la respiration, sans compter les morts subites observées par Prus et rattachées par lui à l'emphysème pulmonaire; presque toujours atteint de catarrhe bronchique, il doit redouter encore toutes les causes propres à faire passer cette affection au type, aigu, tout ce qui peut provoquer des quintes de toux, une accélération des mouvements respiratoires, etc. Nous maintenons donc pour lui les conseils que nous avons formulés ailleurs (voy. Vêtements), et qu'un écrivain a taxés d'exagération, parce qu'il y a des vieillards ingambes, actifs, qui ne portent qu'un vêtement. Ajoutons, avec Reveillé-Parise, « qu'un vieillard peut être causeur, mais les efforts de poitrine et de parole qu'exigent l'acteur, le professeur, l'orateur, lui sont interdits; bien plus encore ceux de chanteur ». Ce spirituel et judicieux médecin, en qui nous regrettons un ami, résume en ces règles l'hygiène du vieillard : savoir être vieux, se bien connaître soi-même, disposer convenablement la vie habituelle, combattre toute maladie dès son origine. Avec ces quatre règles et les conseils pratiques qui en découlent, « on ne vivra pas plus que sa vie, mais on vivra toute sa vie, c'est-a-dire tout ce que permet d'espérer la constitution particulière de chaque individu, combinée avec les lois générales de la constitution de l'espèce » (1).