MANIFESTATIONS RÉNALES DE LA BLENNORRAGIE
L'albuminurie s'observe fréquemment dans le cours de la blennorragie aiguë (^), surtout lorsque celle-ci s'accompagne de complications vésicales, testiculaires ou de rhumatisme. Très souvent, elle se montre sans être précédée de cystite et ne peut pas être attribuée à une infection ascendante.
L'albuminurie blennorragique est très souvent légère, transitoire, ne dure que quelques jours à peine et disparaît sans laisser de traces. Parfois cependant, son début est marqué par de la fièvre, des phénomènes généraux typhoïdes, des douleurs lombaires ; elle est alors plus abondante et peut persister pendant plusieurs semaines. Quelquefois même elle s'accompagne d'œdème et de tous les accidents de la néphrite parenchymateuse aiguë.
La pathogénie de l'albuminurie et de la néphrite blennorragiques n'est pas
(') Faitout, La pleurésie blennorragique. Revue générale. Archives générales de médecine, octobre 1895, p. 404.
(-) Balzer et SouPLET, Nouvelle contribution à l'étude de l'albuminurie compliquant les phases aiguës de la blennorragie. Annales de dermatologie, 1892, p. 113.
BLENNORRAGIE
déterminée : elle sont peut-être dues dans certains cas à l'élimination de toxines microbiennes, peut-être aussi parfois à l'action des micro-organismes d'infection secondaire; mais cette partie de leur étude est à faire entièrement.