‹ Traité de pathologie générale [electronic resource] (volume 4)Chapitre 106 sur 166 · NOM DRE · texte numérisé non relu

NOM DRE

DES CAS

RHUMATISME ARTICULAIRE CHRONIQUE POUR 1000 CAS DE MALADIES AUTRES QUE LA MALADIE ASSOCIÉE .

RAPPORT

l'iiîuatioii ^astriiRio .

AIl)iirniiiuric

Ncvropathic

Obésité

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Ectopie rénale . . .

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Insuffisance aorti(|ue.

Foie scléreux. . . .

IMifisie

Glycosurie

Cancer gastrique . .

Syphilis

Eczéma

Paludisme

Rhumatisme muscu-

laire

INévralo-ies

Pas d'association morbide 61 au

lieu de

207 pour 1000.

Je dois dire que ce rhumatisme chronique n'est pas sans relations avec le rhumatisme aigu auquel il succède quelquefois, mais qu'il est le plus souvent chronique d'emblée, qu'il n'a dans aucun cas eu de relation avec l'infection gonococcique et qu'il n'est pas cette affection cachectique, plus particulière à la femme, incessamment envahissante, qui conduit fatalement aux déformations extrêmes et à l'impotence, ce qu'on a appelé la goutte des pauvres, la goutte asthénique primitive, bien qu'elle n'ait rien

TROUBLES PRÉALABLES DE LA iNUTRlTlON.

de goutteux. Notre rliuuiatisme chronique, c'est l'arthrite sèche, le rhumatisme mono-articulaire chronique, l'arthrite ostéopliytique, la maladie qui donne les craquements articulaires, les déformations, plus par gonflement que par dislocation, celle qui affecte de préférence les genoux, l'articulation carpo-métarcarpienne du pouce et les articulations métacarpophalangiennes des doigts, maladie qui n'exclut pas un certain état de santé avec l'apparence de la santé, ce qui suffirait déjà à la différencier de la maladie cachectisante à laquelle je hiisais allusion et qui, à l'inverse de notre rhumatisme chronique, conduit à la néphrite et à la phtisie.

Le rhumatisme articulaire chronique trahit encore sa parenté arthi^itique par ses r elations hien que lointaines avec le cancer viscéral.

C'est encore une maladie accompagnée. L'absence d'association morbide ne s'observe que 61 fois sur 1000 cas, au lieu de 207.

AFFJÎNITÉS DU RHUMATISME D'HEBERDEN.

A mesure que nous avanrons dans cette étude, nous rencontrons des maladies qui semblent se spécialiser. Les maladies qui sont les colonnes de l'arthritisme, le diabète, l'obésité, la lithiase biliaire, la goutte, avaient chacune le même cortège de maladies. Avec la lithiase urique, avec le rhumatisme articulaire chionique, nous avons vu que, dans ce cortège, il y avait des types morbides qui continuaient assurément à fré([uenter les autres membres de la famille, mais (|ui se créaient de nouvelles relations. Le rhumatisme d'Ileberden est, à un plus haut degré que le rhumatisme chronique, une maladie arthritique. Il a cependant sa physionomie à part, très particulière. Cette maladie, caractérisée par des nodosités arrondies, développées des deux côtés de la base de la dernière phalange des doigts, vers la fiice dorsale, nodosités parfois douloureuses dans certaines phases de leur développement et au niveau desquelles la peau peut l ougir, mais qui deviennent toujours définitivement indolentes et ne compromettent jamais le fonctionnement, a ce caractère singulier qu'elle est toujours acconqjagnée par d'autres maladies et qu'elle est pourtant comme une garantie de santé et de longévité. Elle n'exclut pas les maladies du cœur, loin de là, mais elle ne frappe que l'orifice aortique et elle ne touche pas le rein. Elle a son accompagnement nécessaire de maladies fréquentes, la dyspepsie, la dilatation gastrique, le gros foie, mais avec des rapports l'elativement faibles qui excluent l'idée de parenté morbide. La maladie qu'on trouve le plus souvent chez les malades atteints de nodosités d'IIeluMden, plus souvent même que la dyspepsie, c'est une maladie rare, l'eczéma avec les rapports élevés 11,89 et 17,20. Une autre maladie cutanée encore plus rare, l'acné rosée, se présente avec des rapports également très élevés, 15,90 et 15,00. Puis viennent la bronchite sibilante, les hémorroïdes, la lithiase biliaire, la lithiase urique avec des rapports élevés,

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