‹ Traité de pathologie générale [electronic resource] (volume 4)Chapitre 2 sur 166 · TOME m · texte numérisé non relu

TOME m

NOTIONS GÉNÉRALES SUR LA NUTRITION A L'ÉTAT NORMAL

Par E. LAMBLING

Professeiii' à TUniversité de Lille.

Le présent exposé n'est point nne étnde des échanges nntritifs (pii soit capable de se snffire à elle-même. On a notamment renoncé, presque partont, à reproduire ces listes de résultats numériqnes, ces longues séries de tableaux d'analyses, qui pourtant sont au fond la matière première avec laquelle nous reconstruisons sans cesse l'éditice provisoire de nos théories sur la nutrition. C'est assez dire que ce travail n'est point un résumé systématique, également développé dans toutes ses parties, de l'ensemble de nos connaissances sur la nutrition, telles qu'on les expose dans les traités de chimie physiologique ou de |)hysiologie. Bien des faits n'ont pas été utilisés, qui pourront conduire plus tard airx conclusions les plus intéressantes, mais qui aujourd'hui sont encore sans lien solide avec l'ensemble de nos connaissances et sans jioints de contact avec la j^athologie. On a cherché simplement, dans cette introduction à l'étude des troubles de la nutrition, à mettre en lumière un certain nombre de principes fondamentaux et de faits essentiels, ])eut-étre un peu perdus de vue parfois par les médecins, et, chemin faisant, à appeler l'attention sur quelques-uns des problèmes de physiologie pathologique que soulève l'étude des échanges nutritifs.

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Quelques-uns de ces problèmes sont à ])eine ])osés, encoïc moins résolus, et, dans certaines parties de nos connaissances sur la nuli'ition, ces lacunes sont si nombreuses (ju'il ne leste phis (pic des l'ails épars et sans lien logique entre eux. 11 y a là certes, aux pi ogrès de la médecine, un sérieux obstacle. Mais ce qui est peut-être plus grave encore, c'est (jue cet obstacle ne soit pas en général plus vivement senti ; ce qui frappe, c'est la quiétude avec laquelle, dans re\j)lication de tant de pbénomènes morbides, on passe par-dessus ces insuffisances et ces lacunes, alors (pf elles impliquent si souvent, pour tous ceux qui veulent alh'r fond des choses, un obstacle presque absolu à toute explication séricMise.

C/est le grand mérite de M. Bouchard et de son école d'avoir, par l'étude des altérations de la nutrition, replacé dans une certaine mesure cette génération médicale en face du problème cbimirpie des échanges nutritifs, et d'avoir montré, à une époque où le brillant développement de la microbie attirait et retenait déjà prescpie tous les efforts, tout ce que la médecine est en droit d'attendre, comme aussi tout ce (pii hii manque encore de ce côté.

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