‹ Traité de pathologie générale [electronic resource]Chapitre 53 sur 137 · APERÇU GÉNÉRAL SUR L'HÉRÉDITÉ · texte numérisé non relu

APERÇU GÉNÉRAL SUR L'HÉRÉDITÉ

tiale de ces mêmes éléments, c'est-à-dire, une constitution pathologique des tissus ou organes, une maladie constitutionnelle au sens exact du mot ;

« b. L'addition à la cellule primitive de germes spécifiques;

« e. L'infection, par la voie utéro-placentaire, du produit fœtal constitué.

« Dans le premier de ces modes de transmission pathologique, on a l'hérédité morbide pure, essentielle, mais matérielle, de laquelle dériveront les aberrations formatives, telles que l'ichthyose, les nsevi, etc., et les qualités ultérieures, ou, si l'on veut, les défectuosités des éléments du tissu qui sont le substratum même de ce que l'on appelle la prédisposition et de ce que l'on conçoit généralement trop au figuré. Ce n'est pas, en effet, d'une abstraction que l'enfant hérite de ses parents, c'est de conditions entièrement matérielles, desquelles résultera pour lui, du fait de sa constitution même, son aptitude à certains états morbides, c'est-à-dire la prédisposition.

« Dans le second mode de transmission pathologique, il ne s'agit pins simplement d'une modification anatomique élémentaire de la cellule initiale, mais bien de la transmission à cette cellule d'un germe morbide spécifique, dont l'éclosion, plus ou moins reculée, déterminera une reproduction de la maladie originelle* Il est vraisemblable que ce mode de transmission est fort rare, car on conçoit difficilement que cette cellule initiale, chargée du germe virulent, puisse subir l'incarnation conçeptionnelle, et se développer normalement.

« Mais il n'en est plus de même du troisième mode de transmission morbide, par la voie utéro -placentaire ; c'est, en fait, certainement le plus ordinaire pour toutes les maladies virulentes dont la syphilis est le type. On conçoit que le produit constitué et individualisé ait la force de résistance nécessaire pour recevoir le germe morbide, par une véritable contagion. C'est pour cela que nous appelons cette forme particulière d'hérédité morbide Yhérédo-contagion, dont la mère est l'agent essentiel. »

Page 1