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SURMENAGE DES DIVERS APPAREILS

cliniciens admettent que les chagrins prolongés constituent une des causes du cancer. Laënnec, après avoir signalé l'influence de la tristesse sur le développement de la tuberculose, ajoute ces mots : « Et il est à remarquer que c'est la même cause qui paraît contribuer au développement des cancers. » Lasègue citait à ce sujet des exemples frappants dans ses leçons; et tout récemment divers auteurs en ont rapporté de probants.

La descendance des surmenés. — Les effets du surmenage mental ne se bornent pas à l'individu; ils se l'ont sentir sur toute la race. Un sujet sans tare héréditaire surmène son cerveau; il n'en souffre pas outre mesure; il a seulement de temps à autre quelques crises de simple épuisement nerveux, quelques accès de dyspepsie. Malheureusement, il lègue a ses descendants une constitution qui n'est plus normale, et qui les rendra beaucoup moins résistants à l'action de certaines causes morbiliques, du surmenage mental en particulier.

Dans le surmenage mental se trouve donc une des origines premières de la dégradation de l'espèce humaine, dégradation qui ne fait que s'accroître par l'action combinée de l'hérédité et de la fatigue cérébrale, et qui se traduit pour le pathologiste par des malformations physiques qui en sont les stigmates extérieurs, et par des accidents variés qu'on rattache soit au nervosisme, soit à l'arthritisme : du premier dérivent les troubles névropathiques les plus divers; du second dépendent un certain nombre d'affections (certaines formes d'eczéma et de dyspepsie, la migraine, les hémorrhoïdes, l'asthme et la goutte) (*).

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