‹ Traité de pathologie générale [electronic resource]Chapitre 94 sur 137 · LES POISONS ALIMENTAIRES · texte numérisé non relu

LES POISONS ALIMENTAIRES

vivons dans l'air confiné et nous respirons les émanations malsaines de nos semblables. Enfin, comme si les intoxications auxquelles on ne peut échapper n'étaient pas assez nombreuses, bien des hommes s'empoisonnent journellement au moyen de la fumée de tabac, ou même de l'opium, de la morphine, du basebieb, de la cocaïne, de l'éther, etc. Ce n'est pas tout, nous nous servons d'objets métalliques dont certaines parcelles pénètrent dans l'organisme; c'est ainsi (pie le enivre, le plomb nous contaminent constamment, suit par contact, soit par suite de leur présence dans nos aliments ou nos boissons.

Voilà donc toute une série d'intoxications dont quelques-unes, imposées par nos conditions sociales ou par des habitudes malsaines, seraient, par consé(j uent, faciles à éviter.

C'est à l'état sociologique actuel qu'il faut rattacher les intoxications professionnelles : nous avons à peine besoin de rappeler leur fréquence : le plomb, le cuivre, le phosphore, les gaz délétères sont des causes dont tout le monde connaît l'importance.

Puis viennent les poisons médicaux, c'est-à-dire les substances pharmaceutiques, qui, par suite d'erreurs ou par suite de susceptibilités individuelles, peuvent produire des accidents graves ou entraîner la mort. Il faut remarquer d'ailleurs, qu'alors même que les médicaments ont un effet favorable, ils agissent par le mécanisme de l'intoxication, puisqu'ils agissent en modifiant le milieu intérieur.

Restent enfin les intoxications accidentelles, c'est-à-dire celles qui résultent d'un crime ou d'un suicide aussi bien que d'un accident.

La classe des poisons exogènes peut donc être divisée, au point de vue étiologique, en quatre groupes secondaires :

Les poisons alimentaires (habituels ou accidentels);

Les poisons professionnels;

Les poisons médicaux;

Les poisons accidentels (accidents, crimes, suicides).

Page 1