‹ Traité de thérapeutique et de matière médicale [electronic resource]Chapitre 102 sur 175 · ARNICA · texte numérisé non relu

ARNICA

MATIÈRE MÉDICALE

MÉDICAMENTS EXCITANTS

tient à la famille des synanthérées, tribu des corymbifères.

Caractères. Tiges cylindriques, velues, hautes de 30 à 50 millimètres, simples ou ramiûées, feuilles ovales entières, obtuses, sessiles ou alternées en un pétiole linéaire, d'un vert clair en dessous, glabres à la face supérieure, trinervées, racines horizontales, menues, tortueuses, d'un rouge brunâtre à l'extérieur, blanchâtre à l'intérieur.

Les fleurons portés sur une inflorescence terminale solitaire, pédonculée, grande, avec des demi-fleurons à la circonférence, au centre les fleurons présentent à la base un ovaire surmonté par une aigrette ; la

plante présente une odeur particulière forte, une saveur amère; lorsque les fleurs sont sèches on doit les manier avec précaution en raison des aigrettes qui s'en détachent et qui irritent la membrane pituitaire. Ce sont ces mêmes aigrettes qui s'arrêtant à la gorge, provoquent les vomissements, lorsqu'on boit la tisane d'Arnica qui n'a pas été filtrée.

William Bastock a extrait de l'Arnica en 1851 un alcaloïde qu'il a nommé arnicine. Antérieurement l'Arnica avait été analysée par MM. Chevallier et Lassaigne.

Les principes actifs de l'Arnica sont solubles dans l'eau et l'alcool.

THÉRAPEUTIQUE

Action physiologique.

D'après Joerg, l'Arnica excite primitivement l'encéphale, irrite le tube digestif, accélère la circulation, amène la diaphorèse, excite la toux et peut déterminer des nausées et des vomissements ; son action sur le système nerveux se manifeste par de la céphalalgie, des mouvements spasmodiques, des picotements, des fourmillements dont on a tiré un certain parti dans quelques cas de paralysie, de somnolence habituelle, de coma, etc.

Action thérapeutique.

Stahl appelait l'Arnica, le quinquina des pauvres ; Hallé et Desbois de Rochefort l'ont beaucoup accrédité. Quoiqu'il ait été employé quelquefois avec succès contre les fièvres adynamiques et ataxiques, il est loin d'être le succédané du quinquina. La teinture mêlée à l'eau est d'un usage populaire contre les coups, les ecchymoses, les contusions; on la préconise contre le rhumatisme, etc.

Doses. Poudre comme sternutatoire, une pincée; en pilules, 0,30 à 0,50 ; l'eau distillée, peu usitée, 30 à 400 grammes; en infusion, 2 à k grammes pour un litre d'eau, cette tisane doit être filtrée; teinture, quelques gouttes dans un verre d'eau. A l'extérieur on la mêle à 3/4 d'eau. Extrait alcoolique, 0,05 à 0,15.

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