LABIÉES. II
Il existe un rapport assez remarquable entre les propriétés chimiques des labiées et leurs propriétés thérapeutiques.
— Division de cette famille de plantes en quatre groupes : le premier groupe est représenté par la mélisse, qui a pour principe de son activité une plus ou moins grande quantité d'huile essentielle. Le second a la menihe pour type ; la présence du camphre imprime aux plantes de ce groupe des caractères théiapeutiques spéciaux qui les rapprochent des spasmodiques. Dans le troisième, la germandrée, le marrube, le lierre terrestre, agissent plus spécialement par leurs principes amers, indépendamment des propriétés dues à l'huile essentielle aromatique. Enfin, le quatrième et dernier groupe est représenté par lasauge, dont l'action semble résulter de l'association de tous les principes médicamenteux reconnus dans les plantes précédentes, savoir : l'huiie essentielle, le camphre et le principe amer. La sauge possède en outre des propriétés astringentes. II, 482.
Mélisse. II, 481.
Matière médicale. II, 483. — Thérapeutique. II, 481. — Un mot sur les médicaments dits nervins. Il, 484 et suiv. — Définition des médicaments nervins. H, 48G. — La mélisse est utile dans les débilités musculaires ; dans les céphalalgies des gens délicats et nerveux; — dans les obnubilations passagères, les bourdonnements d'oreille, les vertiges qui ne tiennent pas à l'état de pléthore. II, 486. — A l'extérieur, en frictions, dans les douleurs rhumatismales apyretiques; les névralgies vagues et peu intenses; en lotions, dans les faiblesses commençantes de la vue; — dans les douleurs otalgiques; —dans le tremblement des mains et de latéte. II, 487. — Considérations sur les médicaments céphaliques et exhilarants. II, 4S7. — Propriétés anticéphalalgiques de la mélisse. II, 488. — Propriétés exhilarantes. II, 489.— La mélisse est utile contre la mélancolie, l'hypochondrie, II, 4^9.
La mélisse bâtarde, la cataire, le basilic, sont les Labiées les plus rapprochées de la mélisse par leurs propriétés. II, 489.
Menthe. II, 490.
Matière médicale. II, 490. — Action physiologique. 11, 490. — Action thérapeutique. II, 491. — Affections spasmodiques et llatulentes. — Vomissements nerveux. — Gastrodynies spasmodiques.
— Coliques nerveuses. Il, 492. — Gastralgies des jeunes filles chlorotiques. — Fièvres nerveuses primitives. — Fièvres typhoïdes à forme nerveuse. — Fièvres catarrhales avec atonie générale. II, 492.
— Choléra asiatique. II, 492. — Flux exagérés. — Fièvres intermittentes pernicieuses. — Vomissements chez les enfants allaités. — Propriétés antilaiteuses de la menthe II, 493. — Propriétés anaphrudisiaques? II, 493. — La menthe pouliot (mentha pulegium)est utile surtout dans les toux convulsives, et spécialement dans la coqueluche. II, 494.
Les autres labiées, susceptibles d'être rangées dans ce groupe sont : le romarin, la lavande, le stachys, le thym, le serpolet, etc.; mais nulle de ces plantes n'a de propriétés thérapeutiques aussi marquées que la menthe. H, 494.
Ilysope. Germandrée, Marrube, Lierre terrestre. II, 494.
Ces labiées sont recommandées dans les affections de poitrine; — dans la phthisie pulmonaire tuberculeuse; — dans les catarrhes pulmonaires chroniques et aigus; dans l'asthme ; — dans les affections nerveuses des organes respiratoires. II, 494 et suiv. — On les administre aussi avec succès (la germandrée spécialement) contre les maladies chroniques du foie; — les hydropisies;
— la cachexie des fièvres intermittentes prolongées; les atonies du tube digestif, etc., etc. II, 496. — Utile dansées convalescences des fièvres typhoïdes à forme adynamique. II, 496. — Maladies aiguës à leur déclin. Vertus antiasthmatiques et anticatarrhales de l'hysope.
II, 497. — Le marrube a été recommandé plus particulièrement dans la phthisie, dans l'aménorrhée et dans le scorbut. II, 497. — Le lierre^terrestre est de toutes les labiées amères celle qui a conservé le plus de vogue. II, 497.
Sauge. II, 498.
Matière médicale, II 498. — Action physiologique. II, 498 et suiv. — Action thérapeutique. — Propriétés sudoriflques. 11,500. — Sueurs exagérées et débilitantes. II, 500. — Galactorrhée persistant après l'allaitement. -- Ulcères atoniques des jambes. — Ulcères scrofuleux des joues. — Ulcérations aphtheuses chez les enfants et chez les femmes grosses. II, 501. — Tumeurs scrofuleuses.
— Abcès froids. — Roideurs articulaires, avec ou sans gonflement, suite de rhumatismes. — Comme résolutif sur les
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membres infiltrés passivement dans les convalescences; — dans l'anasarque essentielle consécutive à certains exanthèmes, aux fièvres intermittentes, etc., etc. II, 502. — Tumeurs blanches. — Carie des vertèbres. Utile chez les enfants scrofuleux ; chez ceux aussi qui sont plongés dans la cachexie à la suite des convalescences d'exanthèmes. Il, 502. — Bains aromatiques préparés avec les labiées et litières préparées avec les mêmes plantes desséchées, sont utiles chez les enfants scrofuleux. 11,502. Le Teucrium marum et le Teucrium scordium peuvent être placés à la suite de la sauge; leur action est du même genre, quoique moins énergique.
Camomille. II, 502.
Matière médicale, II, 502. — Thérapeutique. Il, .->03. — Fièvres intermittentes, vertus fébrifuges de la camomille. II, 503 à 50(i. — Considérée comme emménagogue. II, 506. Utile dans les coliques venteuses et spasmodiques; — dans les affections aïoniques des organes de la digestion. Il, 606.
Absinthe. II, 507.
Matière médicale. II, 507. — Thérapeutique. II, 508. — Propriétés emmenagogues, aullielmintiques, fébrifuges.
II, 50S. -- Cachexies et lésions organiques diverses qui suivent les fièvres intermittentes prolongées. — Chlorose. — Aménorrhée. II, 509.
A côté de l'absinthe vient se placer l'armoise, qui jouit d'une grande réputation comme emménagogue. II, 510.
Et la tanaisie, utilisée comme fébrifuge. II, 510.
Guaco, Eupatoires. II, 510.
Le guaco jouit d'une, grande réputation dans l'Amérique pour piévenir et guérilla morsure des serpents venimeux. II, 510. — Veupatoire à feuilles de chanvre ou origan Oes marais est employée en Russie comme prophylactique contre ia rage. II, 511. — Vayapana, fourni par l'eupatorium avapana, est un excellent digestif. 11, 611.
Vanille. II, 511.
Matière médicale. II, 51 1-. — La vanille est employée dans la plupart des cas où la mélisse est indiquée. 11,512. — V. ce mot.
Gingembre. II, 512.
Propriétés stimulantes. — Utile à l'extérieur dans les procidences delà luette. 11,513.
Cannelle. II, 513.
Matière médicale. II, 513.— Thérapeu-
tique. — Propriétés stimulantes. — Usitée en frictions dans certains cas de rhumatisme chronique, de débilité partielle, etc. II, 514.
Cascarille. II, 51û.
Propriétés antipériodiques analogues à celle, du quinquina. II, 515.
Écorce de Winter, Muscade, Gérofle, Çerpentaire de Virginie, Écorce d'orange. II, 516.
Matière médicale. II, 516. — Toutes ces substances jouissent de propriétés toniques et stimulantes : elles sont employées à faire des huiles essentielles, et entrent dans la composition de médicaments plus ou moins complexes.
Poivre, Kava-kava. II, 517.
Matière médicale. II, 617. — Thérapeutique. II, 518. Employé dans les fièvres intermittentes ; — dans certaines dyspepsies. II, 518.
Pipérine ou Pipérin. II, 519.
Principe immédiat du poivre. 11, 519.
— A été essayé contre les lièvres intermittentes. II, 519. — Du k iva on a extrait un principe qui a reçu le nom A&hawaïne ou de methysticin. II, 5 19.
Piment. II, 519.
Le piment ou capsicum annuum vient d'être proposé récemment comme trèsefficace contre les tumeurs hémorrhoïdales enflammées et douloureuses. II,
11 ne supprime pas le flux sanguin, mais il tendrait au contraire à le favoriser. II, 520.
Matico. II, 520.
Matière médicale. II, 520. — Employé dans la gonorrhée, la leucorrhée et les flux divers. II, 520. — Associé aux ferrugineux, utile dans la chlorose. Il, 521.
— A paru efficace dans les hémoptysies. II, 521. — Bon hémostatique dans les hémorrhagies externes. — Le matico a encore été utilisé dans les dyspepsies accompagnées de gastralgies. — Dans les débilites succédant à des grossesses pénibles ou à un allaitement prolongé. II,
Cubèbe ou poivre à queue. II, 522.
Matière médicale. II, 522. — Thérapeutique. H, 522. — Recommandé surtout dans le traitement de la blennorrhagie, même au début. II, 522. — Considérations sur la blennorrhagie aiguë et sur les différentes manières d'administrer le cubèbe dans cette affection. II, 524 et suiv. - Matière oléo-résineuse extraite
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du cubèbe et jouissant dos mêmes propriétés sous un poids seize fois moindre. II, 526.
Crucifères. II, 527.
Matière médicale du raifort, du cochléarin, du cresson de fontaine, etc, H, 527 à 539. - V. la Médication excitante pour les indications thérapeutiques de ces ' plantes.
Café. II, 529.
Matière médicale. II, 529. — Action physiologique. II, 530. — Action thérapeutique. II, 532. — Propriétés anaphrodisiaques. II, 532. — Céphalalgies.
— Migiaines.11,533.— Conseillé dans les maladies soporeuses, les hébétudes des sens, les dispositions aux apoplexies, même sanguines, chez les vieillards. II, 533. Fièvres typhoïdes à forme, adynamique. II, 534. — Fièvres intermittentes. II, 634. — Asthme nerveux périodique. II. 534. — Contre la coqueluche. II, 535. — Propriétés anticalculeuses et antigoutteuses. II, 535. — Contre-indications du café chez les femmes vaporeuses et les hypoehondriaques. Il, 535. — F. la Médication excitante, t. II.
— Caféine, ou principe immédiat du café. II, 53(1. — Préconisée contre les migraines, les névralgies, les fièvres intermittentes. H, 53G.
Thé. II, 536.
Matière médicale. II, 536. — Thérapeutique. H, 537. — Propriétés sudoritiques. II, 537. — Utile dans les indigestions gastriques et intestinales. II, 537. V. Ja Médication excitante.
Arum triphyllum. II, 537.
A été administré dans l'asthme, le catarrhe chronique. II, 537.
Arnica. II, 537.
Matière médicale. II, 537. — Action physiologique. II, 538. — Action thérapeutique. II, 538. — A été recommandée dans les fièvres adynamiqueset ataxiques. — Remède populaire contre h s coups, les ecchymoses, les contusions. II, 638. — On la préconise contre le rhumatisme. II,
Guano. II, 538.
Sous forme de cataplasmes, a été employé dans les inflammations chroniques du genou. II, 539. — Sous forme de lotions, de bains, dans diverses affections de la peau. H, 539. — En solution, dans l'œil contre les taches de la cornée. Il, 539. — En sirop, dans la scrofule, le pemphigus, le psoriasis chronique. II,
Alcool, Vins. II, 539.
V. pour les indications thérapeutiques l'article de la Médication excitante.
Phosphore. II, 541.
Matière médicale. II, 541. — Thérapeutique. II, 542. — Employé dans le traitement des fièvres adynamiques et ataxiques, contre l'épilepsie, la leucorrhée, la goutte, le rhumatisme, la paralysie. Il, 542. — Indication de son emploi chez les ouvriers en caoutchouc vulcanisé, pour combattre les désordres nerveux et l'anaphrodisie. 11,542.— Nécrose des maxillaires ob-ervée chez les ouvriers employés à la fabrication des allumettes chimiques. II, 542.
Hypophosphate de soude. II, 543.
Il a été préconisé récemment contre la diathèse tuberculeuse, mais il n'a pas donné de grands résultats. H, 543.
Nitro-sulfate d'ammoniaque. II, 543.
A été employé dans la fièvre typhoïde, mais sans succès. H, 543.
Calorique. If, 543.
Sources du calorique. II, 544. — Le calorique est le type de tous les excitants. II, 544. — Des différents modes d'action du calorique comme excitant. Il, 545. — De l'emploi thérapeutique du caloi ique à titre : 1° d'excitant général ; — 2° d'excitant local ou fluxionnant; — 3° d'irritant ou modifiant les sécrétions, altérant et détruisant les tissus. II, 545. — Modes d'application du calorique pour produire l'excitation générale. II, 546. — Considérations à propos de la faculté remarquable qu'ont les animaux à sang rouge et chaud (l'homme en particulier) de garder une température constante et indépendante au milieu d'une atmosphère très-froide ou très-chaude. II, 547. — Il se fait un changement considérable dans la constitution des animaux à sang chaud par l'influence des saisons; l'élévation soutenue de la température diminue leur faculté de produire la chaleur, et l'état opposé de la chaleur l'augmente. II, 548 et suiv. — Sources des indications de l'application du calorique à l'organisme. II, 551. — Action thérapeutique des boissons chaudes. H, 552. - De l'insolation comme moyen curatif. II, 552. — Étuve sèche, étuve humide, bain de vapeur, bain chaud. II, 554 a 658. — De Vincubation appliquée au traitement des ulcères, des plaies, des amputations, des inflammations, des tumeurs blanches, des rhumatismes. II, 558 et suiv. — Effets de l'incubation sur la douleur, la rougeur et la tumeur des parties malades. II, 558. — Modes d'application variés de l'incubation et de son utilité comme moyen thérapeu-
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tique dans une foule de cas. II, 558 à 566. — Bains d'eau pulvérisée, hydrofère. II, 567. — Mode d'action de ces bains. Il, 567.— Absence de pression ; — percussion et renouvellement du liquide.
II, 567. — Conservation des principes minéralisateursdes eaux. II, ^CS.— Avantages de l'hydrofère prouves par les faits. II, 568. — Bains glycérinés. II, 569.
Ils Favorisent l'absorption par la peau. II, 570. — Foi mules nombreuses de bains glycérinés à l'hydrofère. II, 570 à 571. — Efficacité de ces bains dans un grand nombre de maladies chroniques de la peau. II, 572. — Effets physiologiques d'un air chaud et sec. II, 579 et suiv. ■ — Effets physiologiques d'un air chaud et humilie. II, 578. — Effet» physiologiques des bains ehau.ls. II, 579. — L'action exagérée du calorique est immédiatement très-excitante, mais elle amène consécutivement une grande alome dans les parties qui y ont été exposée»; c'est tout le contraire pour l'application du froid. — Conséquences thérapeutiques de ce fait.
11, 580. — Ou calorique employé dans le but de produire une vésication extemporanée. Il, 581. — Vésication produite par le maiteau de Mayor. Il, 583 à 584.