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MÉDICAMENTS

TONIQUES NÉVROSTHÉNIQDES.

MATIÈRE MÉDICALE

On connaît sous le nom de Quinquina l'écorce de quelques arbres de la famille des Rubiacées, tribu des Cinchonées.

Le commerce en fournit un grand nombre d'espèces que nous séparerons d'abord en : 1" Quinquinas vrais; 2° faux Quinquinas.

Nous allons dire quelques mots de ces derniers pour n'y plus revenir.

Faux Quinquinas. Ils ne contiennent aucun des alcaloïdes auxquels les écorces que nous étudions doivent leurs propriétés antipériodiques. Pourtant quatre espèces de faux Quinquinas sont fournies par des plantesdu même genreque lesQuinquinas vrais; ce sont : 1» le Quinquina blanc de Mutis rapporté au Cinclwna ovalifolia (Mutis), Cinclwna macrocarpa (D. Gj; 2° le Quinquina nova donné par le Cinclwna oblongifolia de Mutis : celui-ci sert à falsifier le Quinquina rouge; 3° le Quinquina faux Loxa, Quinquina Loxatn/mear^Guibourt), falsifiant le Quinquina Loxa vrai; 4° les Quinquinas blanc, de Loxa, d'Arica ou de Cusco et Jaen, qui sont peut-être tous trois fournis par le Cinchona ovata (Ruiz et Pavon) et contiennent de ï'Aricine. Les autres appartiennent au genre Exostema, caractérisé parla longueur de ses étamines (excluses), ce sont : r le Qinquina Piton ou de Sainte-Lucie (Exostema jlonbundum) ; 2e le Quinquina Caraïbe (Exostema Caraibœum); 3° le Quinquina bico ore, Quinquina Pitaga des Anglais; 4° le Quinquina Pitaga (Folchi et Peretti) renfermant d'après ces auteurs un alcaloïde particulier, la Pitayine; 5° et ti" les écorces de V Exostema du Pérou et du It.

Brésil, et 7° enfin ce qu'on connaît sous le

nom de Racine de Quinquina.

Quinquinas vrais. Les Quinquinas vrais, c'est-à-dire ceux qui, contenant de la Quinine et de la Cinchonine, jouissent à un degré plus ou moins élevé des propriétés antipériodiqueet fébrifuge, et sont tous fournis par des espèces du genre Cinchona dont voici les caractères.

Caractères génériques. Calice adhérent, limbe à cinq dents; corolle monopélale, infundibuliforme, à cinq divisions, tube cylindracé et anguleux; cinq étamines incluses dans l'intérieur du tube; capsule ovoïde, allongée, couronnée par les dents du calice, biloculaire, bivalve : loges renfermant plusieurs graines membraneuses sur les bords. Grands arbres à tige ligneuse, à feuilles et rameaux opposés, à fleurs disposées en panicules thyrsiformes.

Récemment le genre Cinchona a été partagé en deux sections par M. Endlicher, suivantque la capsule s'ouvre de basenhaut ou de haut en bas. Plus tard, M. Wedell, voyageur botaniste, qui a consacré plusieurs années à parcourir les régions intérieures de l'Amérique du Sud, a formé des deux sections établies par M. Endlicher deux genres distincts; le premier de ces genres retiendrait le nom de Cinchona, le second prendrait celui de Cascarilla; cette distinction présente ce fait important que tous les Cinclwnas sont fébrifuges, c'est-à-dire que seuls, comme nous l'avons déjà dit, ils renferment de la Quinine et de la Cinchonine, tandis que toutes les plantes comprises dans le genre Cascarilla seraient privées de ces

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alcaloïdes et présenteraient par conséquent des propriétés nulles ou douteuses.

Pour faciliter l'étude des nombreuses sortes commerciales de Quinquinas, nous adopterons leur division, tout arbitraire, mais généralement usitée chez nous, en : 1" Quinquinas gris; 2" Quinquinas jaunes ; 3° Quinquinas rouges- Les Quinquinas blancs ont été compris dans les faux Quinquinas.

Quinquinas gris. Nous n'en admettons que trois espèces princi aies, rejetant dans les faux Quinquinas le Quinquina Loxa inférieur (Guibourt), le Quinquina d'Arica et les deux sortes qui s'en rapprochent. Les Quinquinas gris se présentent en écorces souvent très-petites • chez eux la Cinchonine l'emporte en quantité sur la Quinine. Et même, au dire de M. Bouchardat, la Quinine ferait quequefois complètement défaut, circonstance qui devrait faire rejeter cette espèce de Quinquina du traitement des fièvres d'accès.

Quinquina Loxa (Bergen), gris brun de Loxa (Guibourt). Le commerce nous l'offre sous forme d'écorces roulées, longues de 33 à 50 centimètres, épaisses de l à 4 millimètres, offrant des crevasses transversales, recouvertes d'un épiderme gris clair ou gris foncé, à cassure nette ou peu fibreuse, à coloration intérieure jaune pâle ou fauve rougeàtre qui s'avive par l'eau. Il a une odeur particulière assez prononcée, une saveur astringente et amere. Sa poudre est fauve grisâtre. On en connaît une variété sous le nom de Gros Loxa qui ne s'en distingue que par le, volume des écorces et leur saveur plus amère et moins astringente. Le Quinquina Loxa vrai est le plus riche enCinchonine, mais contient moins de Quinine que le Quinquina Calysaya.

Il est fourni par le Cinchona Condaminea (Humb. et Bonpl.), Cinchona officinalis (Linné), arbre de 5 à 0 mètres d'élévation, à feuilles oblongues, lancéolées, très-glabres, reluisante?, scrobieulées (munies de fossettes) en dessous dans l'aisselle des nervures principales; calice urcéolé à 5 dents courtes aiuuës; corolle soyeuse en dehors à 5 laciniures ovales aiguës; capsules oblongues et déponivues de côtes saillantes.

Quinqmna ffuanuco (Bergen), Quinqmna Lima (Guibourt) Il se distingue du précédent par sa coloration intérieure d'un jaune orangé ou un peu rougeàtre, par son odeur presque nulle et par son épiderme blanchâtre tantôt mince et uni, tantôt plus épais, un peu rugueux et comme crétacé, d'autres fois enfin tiès-épais et fongueux. Dans l'épiderme les auteurs comprennent piobablement une couche variable de lichens parasites.

On distingue en France trois variétés principales de ce Quinquina : 1° Quinquina gris fin de Lima; 2° Quinquina gros Lima; 3° Quinquina Lima blanc.

Parfois le Quinquina Lima du commerce renferme du Quinquina Loxa. M. Guibourt y a trouvé en outre deux variétés à écorces très grosses, à saveur amère et dont la couleur interneestcelleduQ.Caiysaya.il nomme

l'une Quinquina gris Huanuco, et l'autre Quinquina gris imitant le jaune royal.

Le Quinquina Lima se rapproche du Q. Loxa par sa composition chmique. Il est un peu moins riche que ce dernier en alcaloïdes; mais comme il se distingue facilement des mauvais Quinquinas gris, c'est l'espèce adoptée dans les hôpitaux de Paris, 11 est produit par le Cinchona lancifolia (Mutis), Cinchona lanceolata (Ruiz et Pavon), qui se distingue du Cinchona Condaminea par ses feuilles plus rétrécies à la base, non scrobieulées, son calice campanule, sa corolle à laciniures linéaires lancéolées, ses capsules pourvues de côtes saillantes.

Quinquina Huamalis (Bergen) ; Quinquina Havane (des drosuistes français), mauvaise espèce. Ses écorces toujours roulées ont une teinte d'un gris terreux due à l'épiderme, dont la nuance varie d'ailleurs entre le gris rosé ou oereux et le gris noirâtre. Les plus grosses présentent des verrues disposées par lignes longitudinales, comme quelquesQuinquinas rouges. La variété dite Huamalis ferrugineux (Guibourt, Bergen) joint à ce caractère de son épiderme une couleur de rouille qui la rapproche encore davantage des véritables Quinquinas rouges. Elle contient beaucoup de cinchonine. Le Q. Huamalies donne une poudre presque bïanche.On le rapporteau Cinchona ovalifolia (H. et Bonp.), C. Humboldliana (R. et Schl.) dill'érent du C. ovalifolia (Al.).

Quinquinas jaunes. C'est pour rester fidèles à notre définition que nous admettons dans ce groupe les Quinquinas Carlhagène; car d'ailleurs ils sont tellement pauvres en alcaloïdes, qu'on devrait les réléguer parmi les faux Quinquinas. Les vrais Quinquinas jaunes se présentent sou? forme d'écorces plus grosses que les Quinquinas gris. Ils renferment beaucoup de quinine unie à l'acide quinique, lequel est aussi en partie combiné à la chaux. C'est même à la présence de ces deux quinates que leur déeoctnm doit la propriété de précipiter la dissolution de sulfate de soude.

Quinquina Calysaya, ou jaune royal. Il se présente sous forme d'écorces dont la longueur varie de 1 décimètre à 1 demimètre, et l'épaisseur de 5 millimètres à 1 centimètre environ. A l'intérieur elles ont une coloration jaune fauve plus ou moins foncée, une texture fibreuse. Leur cassure présente sur la tranche des couches alternativement brunes et blanchâtres, dont l'association produit la couleur particulière déjà indiquée. Leur saveur est très-amère et astringente, plus forte dans les couches externes. Leur odeur est presque nulle.

Tantôt ces écorces sont inondées de leur épiderme.

Quinquina Calysaya mondé. Comme l'épiderme est inerte, cette variété commerciale a plus de valeur que toutes les autres.

D'autres fois elles ont conservé leur pellicule extérieure constituée non-seulement par l'épiderme proprement dit, mais aussi par le thallus crustacé, foliacé ou lilamen-

teux des lichens parasites. Dans les plus grosses écorces, cette couche est très-épaisse, profondément crévasséc, d'un gris foncé; dans les plus petites, l'épiderme est mince, rugueux, -brunâtre ; les crevasses transversales qu'il présente correspondent à des empreintes semblables de l'écorce, ce qui n'existe pas pour les grosses.

Le Quinquina Calysaya est, entre tous, celui qui donne le plus de quinine, c'est-àdire du principe véritablement héroïque.

A ce titre il constitue aujourd'hui l'espèce commerciale la plus importante.

Quelques auteurs l'attribuent au Cinchona lancifi'lia, dont les écorces, plus jeunes, sont vendues sous le nom de Quinquina Huanuco; d'autres le rapportent aux Cinchona micrantha et Cinchona angusiifolia.

D'après Delondre (Journal de pharmacie, octobre 1835), 11 faudrait distinguer plusieurs espèces fournies par des arbres différents :

1° Une jaune foncée ou brune, nommée par les Indiens Cascarilla Yana Yana, en espagnol Morena, et qui serait donnée par le Cinchona micrantha ;

2° Une jaune pâle, appelée par les naturels Blanca ou Amarilaza, et qui est produite par un arbre dont l'espèce n'est pas déterminée d'une manière précise;

3° Enfin une dernière jaune{Amarilla des indigènes), fournie par une espèce voisine de la précédente. Ce serait le Cinchona pubescens d'après De Candolle.

Quinquina jaune orangé (Guibourl). Ses écorces récentes sont remarquables par la teinte rose des couches extérieures opposée à la coloration d'un jaune pur des couches internes. On peut en distinguer quatre variétés d'après leur âge. Les plus jeunes, de la grosseur du petit doigt et roulées, ressemblent assez à la cannelle de Chine, d'où le nom de Quinquina cannelle qui leur est attribué.

De Candolle attribue le Quinquina orangé au C. lancifolia. Cependant un auteur croit le Quinquina cannelle produit par le Ct'nchona obtusifolia.

Quinquina jaune du roi d'Espagne. Par sa belle couleur jaune orange, par sa saveur plus agréable, et par son odeur pénétrante, il méritait la distinction qui le faisait réserver pour la consommation des rois, alors que le Quinquina s'administrait encore en natuie. jamais il ne s'est trouvé dans le commerce.

M. Guibourt croit qu'il est fourni par le Cinchona Condarninea; les Quinquinas Loxa étant dus, suivant lui, aux Cinchona nitida et glandulifera.

Quinq\iinad'Antioquia[Giù\bovLVt), Quinquina Pitaya (commerce français).

C'est une des espèces les plus riches en alcaloïdes, mais qui contient proportionnellement plus de Cinchonine que de Quinine.

Le Quinquina jaune fibreux (Bergen) n'en est qu'une variété. L'arbre producteur de ces écorces est inconnu.

Quinquina Carthagène. Ce sont de misérables espèces dans lesquelles l'analyse découvre à peine quelques traces d'alcalis et que nous nous contenterons d'indiquer.

1° Quinquina Carthagène jaune (Guibourt), voisin du Quinquina blanc de Loxa, et fourni par le Cinchona cordifolia (Mutis), qui est le même que le Cinchona pubescens

2° Quinquina Carthagène orangé;

3° Quinquina Carthagène brun.

Quinquinas rouges. Leur coloration est en général assez vive ; ils tachent en rouge le doigt qui les frotte, ils sont très-amers et très-astringents. Intermédiaires pour la composition chimique entre les Quinquinas gris et les Quinquinas jaunes, ils contiennent une proportion moyenne de Quinine et de Cinchonine, sans que la quantité de l'un de ces alcalis excède beaucoup celle de l'autre.

Plus que tous les autres, les Quinquinas rouges sont riches en tannin particulier, «•olorant en vert les f els ferriques. C'est parmi eux qu'on trouve les plus grosses écorces. Il y en a un grand nombre d'espèces que nous distinguerons en deux catégories :

1° Quinquinas rouges officinaux; 2" Quinquinas rouges inférieurs.

Les premiers sont au nombre de deux.

Quinquina rouge non ïerruqueur, quinquina rouge vrai des Allemands et des Anglais.

M. Guibourt en fait trois variétés d'après le volume des écorces. Les plus petites sont roulées, les plus grosses sont plates. L'épiderme est d'autant plus épais, plus rugueux, plus crevassé, qu'il appartient à des écorces plus âgées ; il est blanc sur les plus jeunes, gris foncé sur les moyennes, envahi par les lichens sur les plus anciennes. La couleur varie du rouge pâle au rouge orangé ou au rouge assez vif.

La saveur est amère, mais surtout astringente et un peu aromatique, avec un arrière-goût sucré dans les petites écorces seulement.

Jusque dans ces derniers temps on a cru avec Mutis que ce Quinquina était produit par le Cinchona oblongifolia qui ne donne en réalité que le Quinquina nova. Faut-il le rapporter plutôt, avec De Candolle, au Cinchona magnifolia (R. et Pav.j? Il y a quelques raisons de croire qu'il serait fourni par le Cinchona Condarninea aussi bien que le Quinquina Loxa.

Quinquina rouge verruqueux. Son épidenne est remarquable par un grand nombre de points proéminents dans l'état frais, mais qui s'usant, par suite du frottement, laissent voir l'écorce à nu. 11 est d'une belle couleur rouge.

M. Guibourt le divise, encore d'après la grosseur, en quatre sortes.

Les plus petites sont roulées, les plus volumineuses sont plates. L'épiderme plus ou moins épais et fendillé varie du gris rouge ou verdâtre au gris blanc.

La saveur de ce Quinquina est amèreastringente. Les Allemands et les Anglais

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rapportent le Quinquina rouge verruqueux au Quinquina Huamalies, il serait donc également dû au Cinchona Ihmiboldtiana.

Quinquinas rouges inférieurs, M. Guibourt en reconnaît quatre espèces que nous nous contenterons d'énumerer : 1" Quinquina rouge de Lima, ou de Sania-Fé; 2° Quinquina rouge orangé, plat; 3° Quinquina rouge pâle ; 4° Quinquina rouge à épidtrme blanc et micacé.

Le beau Quinquina rouge est aujourd'hui très-rare et d'un prix excessivement élevé; les droguistes de mauvaise foi en fabriquent en exposant à l'action des vapeurs ammoniacales du Quinquina jaune; mais cette fraude est surtout opérée sur la poudre de Quinquina jaune. M. Réveil conseille, pour reconnaître cette sophistication, de soumettre la substance soupçonnée à l'action de la potasse caustique en solution étendue; on lait bouillir et l'ammoniaque se dégage-

Malgré les nombreux travaux dont elle a été l'objet de la paît d'hommes recommandables, l'histoire des Quinquinas est encore aujourd'hui fort obscure. Pour l'éclaircir, beaucoup d'obstacles se présentent; la synonymie relative aux dénominaiions des espèces botaniques, comme des sortes commerciales, est sans contredit une des principales tliflicu l lés.

Après une lecture attentive des auteurs, nous sommes demeurés convaincus que les éeorces du même arbre, prises sur des branches de dill'erents âges, constituent pour les droguistes des espèces différentes et qu'ainsi un même Cinchona peut fournir à la fois un Quinquina gris, un Quinquina jaune et un rouge.

Ajoutons toutefois que M. Wedell, qui a été envoyé duns la Colombie et la Bolivie par le Muséum d'histoire naturelle, contredit l'opinion que nous venons d'énoncer et qui est souienue depuis longtemps par M. Fée. M. Wedell nous a fait connaître de nouvelles espèces de Quinquina qui commencent a être répandues dans le commerce sous le nom de Quinquinas de la Bolivie ou de Carabaya. D'après les analyses de MM. 0. Henry, Réveil, etc., ces éeorces renferment de 8 à 15 pour 1000 de Quinine, chiffre qui est bien au-dessous et moitié moindre de ce que fournit le beau Quinquina jaune ; il e;t vrai que ces Quinquinas de la Bolivie renferment de grandes quantités de Cinchonine, base organiaue dont on devrait faire beaucoup plus d'usage, car le sulfate de Q .inine devient tous les jours de plus en plus rare.

Les Quinquinas vendus pour des Calysaya renferment aujourd'hui très-peu de Quinine : il est même certain que depuis longtemps les éeorces traitées par l'acide chlorhydrique sont abondantes; cette fraude est mise en usage pour enlever une portion de Quinine et de Cinchonine au Quinquina. Celui-ci bouilli dans l'eau distillée, le décoctum doit précipiter à peine par le nitrate d'argent; si le précipité était abondant, on pourrait supposer alors que les

éeorces avaient été épuisées par l'acide chlorhydrique.

I D'ailleurs, tout pharmacien consciencieux devra toujours essayer les Quinquinas qu'il emploie. M. Guillermond fi sa indiqué pour cela un procédé prompt, commode et assez exact; il consiste à épuiser le Quinquina réduit en poudre dans l'appareil à déplacement par l'alcool à 32° Cartier; la teinture ainsi obtenue est décolorée par un lait de chaux très-épais; la chaux se combine à l'acide quinique et à la matière colorante; on sépare le précipité, on le lave à l'alcool, et les liqueurs alcooliques réunies sont distillées jusqu'à ce qu'il ne distille plus d'alcool ; le résidu est traité par l'eau acidulée, par l'acide sulfurique pour isoler a matière résineuse, et le sulfate de Quinine est ensuite sépaié du sulfate de Cinchonine par des cristallisations répétées.

Voici, d'après M. Réveil, l'analyse de quelques Quinquinas du commerce. Ce tableau indiquera combien il serait important de prendre pour les Quinquinas la mesure que nous avons signalée à l'article Opium, de sorte que tout Quinquina jaune qui ne renfermerait pas 15 p. toO de Quinine serait rejeté de la consommation et spécialement réservé à la préparation des alcalis organiques.

Analyse de quelques espèces de Quinquinas du commerce.

Sulfata Sulfate de Qmuine, de Ciucheuine pour 1000. pjur 1000.

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