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INFLAMMATION DU CORPS VITRK

de l'a<*ent irritant ne dépasse pas certaines limites, quand il s'enkyste ainsi et s'immobilise dans une région déterminée, le corps vitré s'éciaireit peu à peu et reprend sa transparence ; on aperçoit alors aisément le corps du délit fixé à la partie déclive delà coque oculaire, souvent môme un filament grisâtre le rattache à la plaie par laquelle il a pénétré dans La sclérotique et indique le trajet qu'il a suivi.

Pagenstecher (1) a fait des expériences très-intéressantes dans le but d'étudier histologiquement la nature du processus qui aboutit à la formation des dépôts membraneux autour du corps étranger. Il a reconnu que le trouble du corps vitré est d'abord produit par des leucocytes ayant traversé par diapédèse les vaisseaux et provenant des points blessés et enflammés des enveloppes. Ces cellules lymphatiques, arrivées par migration dans le corps vitré, se transforment à la longue, deviennent fusi formes, puis fibrillaires, et constituent par leur réunion un véritable tissu cellulaire membraneux; le rôle du corps vitré serait purement pas sif, ses éléments disparaîtraient pour céder la place aux nouveaux venus. Ces recherches de physiologie pathologique concordent, du reste, avec les travaux de Schwalbe. Cet auteur considère, même à l'état normal, les éléments cellulaires du corps vitré comme des cellules sans fixité dans leur situation; pour lui, elles dérivent toutes de cellules lymphatiques pénétrant par migration dans la substance intercellulaire fluide et demi-molle de ce milieu.

Lorsque le corps vitré vient à faire hernie à travers une plaie des enveloppes de l'œil, il s'enflamme, et les premières phases du processus rappellent tout à fait celles que nous venons de décrire. Sa transparence disparaît, il est facile de s'assurer que cet état tient à une abondante migration de leucocytes. Quelquefois ce trouble se généralise, et bien que te tractus uvéal ne participe pas encore à l'inflammation, le corps vitré, presque tout entier, devient louche, et prend une teinte jaunâtre très apparente derrière la pupille. Puis, peu à peu, la grande partie des produits inflammatoires se résorbe et la maladie se termine par l'atrophie du globe oculaire.

Parfois aussi, les cellules de pus en s'agglomérant forment un véritable abcès, susceptible de se résorber dans une certaine mesure, mais laissant presque toujours après lui des opacités membraneuses.

Le plus souvent la suppuration se généralise, la choroïde s'on- (1) Arckii' fur Augen- und Okrenheilkunde, t. I, 2' partie, p. 1.

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