‹ Traité des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 25 sur 167 · EMPHYSÈME DES PAUPIERES · texte numérisé non relu

EMPHYSÈME DES PAUPIERES

„ «p rencontrent qu'accidentellement; c'est ce qui explique pour-

Œ ISS^ ** .a suppression î 5££ ££5. buccale; Jais, ce ne fut que s, ^ nrvi.it ""e tumeur à l'angle interne de la paupière supérieure. G éta t un empnv ^brXcommunic^ant avec la narine et la bouche, et qui était compliqué

l'emphysème suit immédiatement l'accident; quelquefois il «tconsécutiî aux fracturesde la base du crâne qui établissent atre l'orbite et le sinus frontal, et de là avec le tissu cellulaire de 1 orbite et des

T^auieurs ont signalé l'apparition de l'emphysème palpébral sans aucune raclure mais à la suite d'un violent éternument ou d'un effort pour se moucher.

Mackenzie, Middlemore, Weller, rapportent des faits analogues. Il lau t supposer me, dans ce cas, il se produit une déchirure de la membrane de Schneider dans m endroit correspondant à un trou anormal de l'os unguis, comme on 1 observe melquefois. L'air s'introduit alors dans le tissu cellulaire et produit l'emphysème. 1 arrive aussi que l'emphysème des paupières n'est que le prodrome d'un emihvsème général.

Sjmpiomatoiosie. — La tuméfaction des paupières, surtout de la paupière supérieure, survient subitement. Ses limites ne sont pas constantes : elle s'étend lusqu'au sourcil et souvent elle le dépasse.

D'ordinaire la couleur de la peau reste la même.

La pression exercée avec la pulpe des doigts sur la paupière, dans ses différentes parties, donne la sensation caractéristique d'une crépitation. Cetie sensation est produite par la migration de l'air à travers les mailles du tissu cellulaire.

L'emphysème palpébral n'est point douloureux ; [mais il peut être accompagné d'ecchymoses et d'esquilles osseuses; alors la pression provoque de la douleur.

Le tissu cellulaire sous-conjonctival peut être quelquefois infiltré de gaz : il y a alors de larges bulles transparentes sur le globe de l'œil. Lorsque ce gaz s'introduit dans le tissu cellulaire de l'orbite, l'œil est projeté en avant.

Pronostic. — L'emphysème palpébral ne présente aucune gravité, et presque toujours la guérison s'obtient très-facilement. L'emphysème du tissu orbitaire constitue, au contraire, une complication qui rend la guérison plus lente et plus difficile.

Traitement. — Une compression méthodique sur la paupière et sur son angle interne suffit le plus souvent pour obtenir la résolution.

On prescrira en même temps au malade de s'abstenir de faire de trop fortes inspirations et d'éviter l'éternument pendant le temps que durera le traitement.

Des compresses trempées dans des collyres astringents et le badigeonnage avec le collodion élastique peuvent être avantageusement employés.

(1) Compendiurn de chirurgie, t. III, p. 100.

ra recours aux incisions dans la région palpébralc que si la peau est eut distendue et si le gonflement ne cède à aucun des moyens ci-dessus

mentionnés.

ARTICLE VIII

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