GLANDE LACRYMALE
Anntomie. — La glande lacrymale est composée de deux parties, l'une orbitaire et l'autre palpêbralé. Cette glande est lobulée et appartient à la classe des glandes en grappe.
La portion orbitaire (lig. 47) a le volume d'une petite amande. Elle est située dans la fossette que l'on trouve à l'angle externe du frontal, dont elle n'est séparée que par le périoste. Son bord antérieur est caché derrière la portion externe de l'arcade orbitaire, dont il est distant de 3 à 4 millimètres. 11 n'est donc pas possible de l'atteindre, même en refoulant fortement la paupière supérieure vers la cavité de l'orbite. Les conduits excréteurs, au nombre de trois ù cinq, d'après Sappey, s'ouvrent dans la partie externe du sinus conjonctival supérieur.
La portion palpébrale est d'une forme aplatie ; elle est située dans l'épaisseur de la paupière supérieure, el se trouve séparée de la portion orbitaire par le releveur de la pau pière. Sa face inférieure correspond au feuillet de l'aponévrose orbitaire, au point où celle-ci se réfléchit vers le globe de l'œil, au voisinage du tendon du muscle droit externe. D'après Gosselin et Tillaux (4), ses canaux excréteurs ne communiquent pas avec ceux de la portion Fîo. 47- — Glande lacrymale avec ses orbitaire et s'ouvrent également dans le cul- conduits excréteurs,
de-sac conjonctival supérieur.
Plans superposés de la région. — D'après Benj. Anger (2), les couches qui recouvrent^ la glande sont les suivantes : 1° la peau ; 2" le tissu cellulaire sous-cutané, trcs-lâclie et contenant peu de graisse ; 3° l'aponévrose de la paupière supérieure qui s'attache à l'os, comme l'a démontré Richct.
La glande apparaît ensuite entourée d'une grande quantité de graisse.
L artère oplitlialmique envoie une branche considérable à la glaude lacrvmale.
Les nerfs proviennent : 1° du trijumeau, par le rameau lacrymal de la branche ophtalmique de Willis et par le filet lacrymal du rameau orbitaire du nerf maxillaire supérieur; 2° du grand sympathique, par les filets qui accompagnent l'artère lacrymale. Currie et Swan pensent que le nerf pathétique donne quelques filets moteurs à
(1) Tillaux, Mémoires rie la Société tic biologie, 1859, p. 271.
(2) B. Anger, Nouveaux Éléments cPanatomie chirurgicale. Paris, 18G9, p. 359.