MODE D'EXPLORATION DE LA GLANDE LACRYMALE
La région qu'occupe la glande lacrymale ne permet pas de l'explorer directement à l'étal physiologique; mais les moindres altérations dans sa structure font immédiatement augmenter son volume, et alors, ne pouvant plus se loger dans la fosselle qu'elle occupe, elle se porte en avant, dépasse le bord orbilaire, et se laisse facilement reconnaître par la palpalion.
Pour examiner la région de la glande lacrymale, on ordonnera donc au malade de fermer les yeux, et l'on explorera, au moyen du pouce promené sur la paupière supérieure, tout le long du bord orbilaire supérieur externe. Si l'on rencontre dans cette région une saillie quelconque, élastique, lobulée, cette saillie sera due, selon tonte probabilité, à l'affection de la glande.
On renversera ensuite la paupière supérieure, ei, pendant que le malade
(1) Réraud, Comptes rendus de la Société de biologie, 1858, avril, p. 69.
(2) Claude Bernard, Leçoniwr lu physiol. cl la pathùl. du système nerveux, 1858, t. II. P. 92.
regardera en bas, on examinera attentivement les orifices des canaux excréteurs; on pourra voir de celte façon s'ils sont ouverts ou fermés, élargis, etc.
Pour juger de la nature de la sécrétion, de l'acidité ou de l'alcalinité des larmes, je me sers habituellement d'un papier de tournesol tout spécialement préparé pour cet usage, ctqui révèle la présence des alcalis ou des acides avec la plus grande précision. Les papiers albumineux décèlent la présence de l'iode. D'autres réactifs peuvent être employés dans le but de reconnaître la composition morbide des larmes.