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MAUDIBS DE LA GLANDE LACRYMALE

6. A celte époque, la vue s'obscurcit et se perd, et l'examen ophihalmo.s<opiqmpermet de constater la névrite optique

Diagnostic différentiel, — En premier lieu, on doit s'assurer si Pûxopblbalmos est dû à une affection néoplasique venant du tond de l'orbite ou de la glande lacrymale, et en second lieu déterminer la nature de la tumeur.

Lorsque la maladie commence dans le fond de l'orbite, la vue se trouble dès le début, et il y a névrite optique; l'exopbihalmos se développe consécutivement. La paupière supérieure ne présente ni saillie ni gonflement.

Si l'on observe une augmentation du volume de la glande lacrymale, on doit penser à une dacryodénile chronique et à une hypertrophie simple; dans L'on comme dans l'autre cas, la marche de la maladie est très-lente et le trouble visuel peu marqué.

Les kystes peuvent être reconnus par les signes que nous indiquerons dans l'article suivant.

Traitement. — Au début de la maladie, on doit chercher à la combattre par le traitement interne jpduré, en supposant une cause syphilitique ou scrofuleuse.

Si, malgré cette médication, l'hypertrophie s'établit, et si les désordres et l'irritation de l'œil persistent, on sera forcé de recourir à l'extirpation de la glande lacrymale. P. Bernard (1) est le premier qui, en 1847, ait pratiqué cette opération pour la fistule lacrymale.

Voici les deux procédés opératoires appliqués à l'extirpation de la glande lacrymale :

Procédé de Velpeau. — On divise la commissure externe des paupières en prolongeant l'incision vers la tempe. Les bords de la plaie étant écartés, on cherche à attirer la tumeur et l'on fait son énucléalioh; puis on réunit les deux bords de la plaie au moyen d'une suture. Celte méthode est surtout applicable aux tumeurs volumineuses.

Procédé de Halpin. — Le sourcil est rasé et la paupière supérieure est fortement attirée en bas jusqu'à ce que le sourcil descende au-dessous du bord orbitaire. C'est à ce moment qu'on pratique une incision à partir du sourcil jusqu'à la commissure externe. L'incision comprend la peau, le tissu cellulaire sous-jaccnl, l'orbiculaire, l'aponévrose oculo-palpébrale, qui csl ici très- résistante, et l'on arrive à la couche cellulo-adipeuse qui recouvre la glande. Le lambeau palpébral esl disséqué en bas; puis on passe une ligature autour de la glande, qu'on cherche à éloigner de l'orbite en faisant son énucléation, soit avec les doigts, soit avec le manche du scalpel. La suture réunit les bords de la plaie.

Bibliographie. — Burns, Surgical Anatomy of ihe Head and Neck. Glascow, 1824, p. 385. — Torheal (jeune), Von Ammon Klinisehe Darstcllungen, vol. II, p. 27. Berlin. 1838. — Lawrence, Treatise on the Diseases of ihe Eyes. London, 1841, p. 798. — Landbcrg, Glande lacrymale squirrheuse (Arm. cFoculist, 4° série, 1849, t. XXII, p. 237). — Grampton, Dublin quaterly Journal of Médirai Mettre, vol. 1, p. 80, 1846. — Paget, l%ctWes on TumoUfS, lect. V, part. 2; Mcd. Gazette, vol. XLVIII, p. 177. — Mackenzie, Traité des maladies des yeux, t. 1, p. 122. — Glugc, Atlas der patltnlor/. Aiiatnmie, zweiter Theil, 2 sept. Lieferung, tabl. 111. Icna, 1850. — Cloquet, Are/,, gêner, de mét/., 2e série, t. VII, p. 90. — King, MontMy Journal of Médical Scienci, 1853, p. 798. — Haynes Wallon, Mcd. Times and Gazelle, 1854, p. 317. — Hcymann, Arclt. f. Qpkthalm.,

(1) Bernard, Annales iPoculist., t. X, p. 193.

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