HYGROMÉTRIE
mètre de Daniell. On note alors la température du thermomètre T; au moment où la buée disparaît, on marque de nouveau la température du même thermomètre, et l'on prend la moyenne pour la température du point de rosée. On a ainsi les éléments nécessaires pour calculer l'état hygrométrique.
Critique de l'instrument. — Dans l'hygromètre de Regnault, toute la masse d'éther est à la même température, à cause de l'agitation que lui imprime le
Fig. 751.
courant d'air; de plus, les observations se font à distance au moyen d'une lunette; toute cause d'erreur est donc écartée. C'est un véritable instrument de précision; mais il a l'inconvénient d'exiger une manœuvre délicate. De plus, le dépôt de rosée, se produisant sur un cylindre d'argent poli, est difficile à saisir • Aussi cet hygromètre est-il forcément d'un usage peu répandu.
738. Hygromètre de TH., Alluard. — Principe. — M. Alluard a notablement simplifié l'hygromètre de Regnault sans lui rien enlever de sa précision, de manière à en rendre l'emploi plus facile et par suite plus général. Son appareil se distingue par les deux points suivants : 1° la partie sur laquelle le dépôt de rosée doit être observé est une face plane A, bien polie, en argent ou en laiton doré (fig. 755) ; 2° cette face plane est encadrée dans une lame d'argent ou de laiton B, dorée et polie elle-même, qui ne la touche pas, et qui, n'étant jamais refroidie, conserve toujours le même éclat. Il en résulte que le dépôt de rosée s'observe avec tant de netteté sur la surface A, qu'on ne trouve presque pas de différence entre la température de dépôt et celle de disparition delà rosée.
Description. — L'appareil a la forme d'un prisme droit à base carrée. Trois petits tubes de cuivre CG, DF et E traversent le couvercle supérieur ; CG pénètre
(II
Fig. 756.
jusqu'au :fond et les deux autres débouchent en haut. Le tube E est muni d'un entonnoir pour introduire l'éther. On produit l'évaporation et le refroidissement, soit à l'aide d'un aspirateur lorsqu'on opère à poste fixe, soit à l'aide d'un petit soufflet à souffle continu lorsqu'on opère en voyage. Dans le premier cas, l'aspirateur est relié ;i l'appareil au moyen d'un tube en caoutchouc attaché en I. Dans le deuxième cas, le soufflet est adapté au moyen d'un tube en caoutchouc lixé en H. Deux petites fenêtres permettent de juger de l'agitation que produit dans l'éther soit l'aspiration, soit le refoulement de l'air.
Enfin , une tubulure centrale laisse passer un thermomètre tqui, se trouvant placé au milieu du liquide qui s'évapore, donne exactement le point de rosée. Un autre thermomètre V donne la température ambiante.