Cette théorie, due à Volta, a été vérifiée par Biot
On appelle électrodes, ou rhéophores, deux fils métalliques fixés aux pôles de la pile (fig. 922), et destinés à les faire communiquer entre eux. Si l'on fait communiquer les deux pôles par l'intermédiaire des rhéophores, il se produit une décharge électrique allant du pôle où le potentiel est positif au pôle où le potentiel est négatif. Tout se passe d'abord comme si l'on réunissait les armatures d'un condensateur. Mais ici la décharge est continue, parce qu'on peut comparer la pile à une sorte de condensateur qui se charge spontanément et d'une manière continue.
On nomme courant électrique le phénomène qui résulte de cette transmission électrique continue d'un pôle à l'autre de la pile. Le courant ne prend naissance qu'au moment où cette communication est établie, ce qu'on exprime en disant que le circuit est fermé.
985. Intensité du courant électrique. — Unités d'intensité : unité absolue et unité pratique (ampère). — On appelle débit ou intensité du courant électrique la quantité d'électricité qui s'écoule, pendant l'unité de temps, entre deux sections des rhéophores de la pile.
On a choisi une unité pour les intensités de courant comme pour les autres grandeurs physiques. Cette unité a été rapportée aux unités fondamentales (centimètre -gramme -seconde), au moyen d'une formule de définition que nous ferons connaître plus loin. On l'appelle unité C.G.S ou unité absolue de courant.
Dans la pratique, on emploie une autre unité qui est plus commode : on l'a prise égale à ^ d'unité C. G. S, et on l'appelle ampère1. On évaluera donc les intensités de courant en ampères, comme on évalue les capacités en farads, les potentiels en volts et les quantités d'électricité en coulombs,
986. Historique de l'invention de la pile voltaïque. — I. Epxp-
rience de Galvani. — C'est à Galvani (de Bologne) qu'est due l'expérience fondamentale de l'électricité dynamique ou galvanisme.
Pour répéter cette expérience, on écorche une grenouille vivante, on la coupe au-dessous des membres antérieurs (fig. 925); puis l'on met à nu les nerfs lombaires, qu'on aperçoit des deux côtés de la colonne vertébrale sous la forme de filets blancs. On prend alors un arc métallique formé de deux métaux, zinc et cuivre, et, introduisant l'une des branches entre les nerfs et la colonne vertébrale, on fait toucher l'autre aux muscles de l'une des cuisses ou des jambes. A chaque contact, les muscles