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COURANTS THERMO-ÉLECTRIQUES

1014), plusieurs séries de couples semblables à celle de la figure 1015; le dernier bismuth de la première série se soude latéralement au premier antimoine de la deuxième, et ainsi de suite, au nombre de cinq ou six séries, de manière à former un ensemble de 25 ou 30 couples dont les barreaux ont environ 30 millimètres de longueur. La pile ainsi disposée est maintenue dans une monture de cuivre P supportée par un pied à charnière, ce qui permet de

Fig. 1014.

lui donner différentes inclinaisons. Les couples sont isolés les uns des autres et isolés de la monture par des bandes de papier verni. Enfin, sur les côtés de l'appareil sont fixées deux bornes m, n, qui communiquent, l'une avec le premier antimoine, l'autre avec le dernier bismuth : ce sont les deux pôles de la pile. Pour protéger les deux faces de celle-ci, deux étuis rectangulaires A et B se fixent par des vis de pression a et b sur la pièce P. Enfin, deux écrans E et E', qu'on élève ou qu'on abaisse à volonté, permettent de ne laisser arriver la chaleur que sur une des faces de la pile.

1100. Graduation du thermomultiplicateur. — L'opération consiste à graduer le galvanomètre de l'instrument de manière que ses indications mesurent directement les intensités des faisceaux calorifiques qui tombent sur la pile.

On prend deux sources de chaleur à peu près égales, par exemple deux lampes de Locatelli, A et B.

1° On fait agir A, toute seule, à une distance telle qu'elle produise une déviation de 1° : on prend pour unité de chaleur Ja radiation correspondante.

2° On fait de même agir B, de l'autre côté, jusqu'à ce qu'il se produise une déviation de 1°, inverse de la précédente : à ce moment, B envoie aussi l'unité de chaleur sur la pile. Si alors on faisait agir les deux sources simultanément, l'aiguille du galvanomètre devrait rester au zéro : c'est ce que l'expérience vérifie.

5° On rapproche alors A, tout en laissant B en place, jusqu'à ce que la déviation redevienne 1°. Soit la> l'intensité actuelle du faisceau émis par A et \b celle du faisceau émis par B : comme la déviation est due à la différence d'action des deux sources, on a évidemment

l.-I, = l, d'où I,= 1-kL.

Or \b est égal à 1, donc Ia» = 2.

- °ï' Siaol0^ faisait/?ir A tout seul> le galvanomètre subirait une déviation égale a 2 : donc un faisceau d'intensité 2 est représenté par une déviation de 2° Cette proportionnalité se maintient jusqu'à 25°, c'est-à-dire que de 0° à 25» l.«s indications du galvanomètre sont proportionnelles aux intensités des faisceaux reçus par la pile.

5° Poursuivons la graduation. Supposons que A produise une déviation de 25° ■ le faisceau quelle envoie alors sur la pile a une intensité 25. Plaçons B de 1 autre coté de manière à ramener l'aiguille au 0° : l'intensité du faisceau émis par B est alors 25. Rapprochons A jusqu'à produire une déviation de [.lus de 10°- On en conclut, comme précédemment, que la différence I — I est égale à 10 (puisqu'il y a proportionnalité, jusqu'à 25°, entre les intensités calorifiques et les déviations) et l'on a

Or, si l'on fait agir A tout seul, la déviation n'est pas 35°, mais 34°. 11 n'v a donc plus proportionnalité, et cette différence s'accuse davantage à mesure que la déviation augmente.

On notera alors que l'intensité 55 correspond à la déviation U°. En continuant de la même manière, on trouvera empiriquement toutes les intensités correspondantes aux déviations de l'aiguille, depuis 25° jusqu'à 90°

Remarque. - Si le faisceau calorifique n'agit que peu de temps sur la pile, celle-ci ne s'échauffe pas et l'aiguille revient au 0° dès que l'action cesse. 11 n'en est pas ainsi lorsque l'action dure. Or on était d'abord obligé de la faire durer jusqu'à ce que l'aiguille eût pris sa position d'équilibre finale. Mellom ayant remarqué que Yimpulsion initiale de l'aiguille est proportionnelle à la déviation finale, on peut substituer l'observation des impulsions a celle des déviations. Cela permet de réduire chaque expérience à un inslanl. l

2" La graduation empirique du thermomultiplicateur se composera donc d une table a trois colonnes, indiquant la première les impulsions, la deuxième les déviations de l'aiguille et la troisième les quantités de chaleur correspondantes. On doit construire une table pour chaque instrument.

3° Cette graduation du galvanomètre peut, en outre, servir à la mesure de courants quelconques. En effet, lorsqu'il y a équilibre dans les expériences précédente, la quantité de chaleur reçue par la pile est égale à celle qu'elles rayonne; or. celle-ci est proportionnelle à la différence des température des iïous faces, et cette différence elle-même est, comme on sait proportionnelle ;, l'intensité du courant thermo-élecîrique produit. Donc les indications du galvanomètre mesurent à la fois les intensités calorifiques et les intensites des courants.

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