volts
il carcels.
taïque se forme en n, et l'extrémité de la cloison isolante fuse et se volatilise, s'abaissant autant que les charbons. Si l'on employait un courant continu, le charbon positif s'userait deux fois plus vite que le négatif et l'extrémité a baisserait plus vite que b, ce qui amènerait promptement la rupture de l'arc. Mais avec des courants alternatifs les deux charbons s'usent sensiblement avec la même vitesse. L'arc n'est donc pas rompu, puisqu'il conserve une longueur à peu près constante, mais le point lumineux s'abaisse graduellement.
Ce déplacement n'offre pas d'inconvénients pour l'éclairage des théâtres, des grands établissements, des rues et des places publiques, mais il rend l'appareil inapplicable aux phares et à toutes les expériences de physique qui nécessitent un point lumineux fixe. Les constantes caractéristiques d'une bougie Jablochkoff qui fonctionne normalement sont les suivantes :
Intensité du courant. . De8à9amp.
Différence du potentiel aux bornes de la bougie
Pouvoir éclairant moyen.
1155. Bougie ou brûleur Jamin.
— 1° Principe. — L'arc voltaïque est fixé aux extrémités des charbons parallèles, sans mécanisme ni matière interposée, au moyen du courant lui-même, par sa propre action électrodynamique.
Pour cela, le courant circule plusieurs fois autour des charbons avant d'y entrer, de manière que les portions qui sont en regard soient de même sens (fig. 1059). Il est facile de voir, d'après les lois de l'électrodynamique, que tous les côtés du circuit concourent à chasser l'arc voltaïque vers les pointes et à l'y maintenir.
2° Description détaillée. —La lampe est portée sur une plaque d'ardoise, que l'on peut fixer dans des globes ou dans des lanternes (fig. 1059) A cetteplaquc est fixée également, d'une part, vers le bas, une gouttière de cuivre, large, mais peu épaisse (afin d'éviter les ombres), et, vers le haut, une autre gouttière en fer doux destinée à s'aimanter et à attirer une palette mobile EF (fig. 1060). Le courant alternatif d'une machine Gramme passe d'abord dans un fil de cuivre fin (diamètre {§), replié 15 ou 20 fois dans les deux gouttières, et qui constitue un circuit directeur analogue au multiplicateur d'un galvanomètre. C'est au milieu de ce cadre et dans son plan que se placent les bougies ou couples de charbons parallèles entre lesquels va jaillir l'arc (il y a ordinairement quatre couples, mais on peut en placer un plus grand nombre si l'on veut prolonger l'éclairage). On introduit chacun de ces charbons dans un tube de cuivre : ils s'y tiennent verticalement, la pointe en bas, serrés par un ressort. Ou les emploie tels qu'ils sortent de la fabrique, sans
aucune préparation préalable. On sait que c'est le courant lui-même qui est chargé de maintenir l'arc voltaïque iixé à la pointe de chaque bougie. Les charbons de droite (fig. 1060) sont mobiles, les charbons de gauche sont fixes. La mobilité des uns et la fixité des autres sont dues à une position particulière de leurs gaines. Celles des premiers sont fixées à une palette en fer
Fig. 1059.
Fig. 10G0.
doux EF, mobile comme un levier, autour du point 0, et qui les entraîne toutes les quatre dans ses mouvements ; les autres gaines sont iixes.
5° Allumage et r allumage. — A l'état de repos, la palette est entraînée pur le poids des charbons qu'elle porte et elle descend jusqu'à ce que l'un des charbons mobiles, le plus long ordinairement, vienne buter contre le charbon fixe qui lui correspond. Si on lance alors le courant, celui-ci, après avoir parcouru le circuit directeur de la lampe, arrive aux charbons mobiles et passe sur l'un des quatre charbons fixes. Aussitôt que le circuit est fermé, l'aimantation naît, la palette EF est attirée et les quatre couples de charbons se séparent à la fois : trois d'entre eux restent froids et obscurs, et le quatrième s'allume. L'arc s'y produit instantanément, et y persiste tant qu'il y a du charbon à brûler, toujours maintenu entre les pointes par l'action électro-
ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
JIQ-
dynamique du circuit directeur, et y revenant sans cesse lorsqu'une cause intérieure l'en a chassé. Quand le courant cesse de passer, l'aimantation s'évanouit, la palette retombe et le contact entre les charbons se rétablit; si le courant passe de nouveau, les charbons se rallument et s'écartent comme la première fois. Ainsi l'allumage est automatique, instantané et renouvelable à volonté.
1° Substitution des bougies. — Quand la première bougie est consumée, il faut qu'une autre lui succède. Le passage de l'arc à la bougie suivante s'effectue encore automatiquement. Jamin avait imaginé plusieurs systèmes : il a fini par adopter le suivant, dû à M. Mondos, ingénieur attaché à son laboratoire. En II, derrière l'un des charbons et à une faible distance (fig. 1061), est placée une pointe métallique, reliée métalliquement à la borne de sortie. Dès que la bougie est suffisamment usée pour que l'arc voltaïque vienne lécher la pointe métallique, une dérivation s'établit spontanément entre celle-ci et le charbon voisin : le courant revient alors directement à la source sans passer par le circuit, la palette retombe, deux charbons neufs se mettent en contact et il y a rallumage comme cidessus.
5° Avantages du brûleur Jamin. — Cette bougie réunit donc plusieurs qualités essentielles :
a. Elle s'allume et se rallume automatiquement , autant de fois qu'on le veut.
b. Elle n'exige qu'un seul circuit pour toutes les bougies voisines.
c. Elle remplace automatiquement la bougie brûlée, par l'une des bougies voisines.
d. Elle n'emploie aucune matière isolante ayant, comme dans la bougie Jablochkoff, l'inconvénient d'altérer la couleur de la lumière el d'exiger une préparation préalable des charbons qui augmente considérablement la dépense.
1136. Lampes électriques à incandescence avec combustion. — 1° Lampe Reynier. — Le principe de ces lampes est dû à M. E. Reynier (de Paris). Une baguette de charbon C est traversée suivant ij par un courant continu ou alternatif (tig. 1062) assez intense pour la rendre incandescente dans cette portion. La grande résistance que présente ce contact imparfait est une des causes principales du dégagement de chaleur et de l'incandescence. Le courant entre par un premier contact /, et sort par le contact B. Le contact l est élastique et presse la baguette latéralement; le contact B la touche en bout. Dans ces conditions le charbon s'use surtout en j et tend à se raccourcir; mais, comme il est poussé continuellement de manière à venir buter contre B, il avancera progressivement, en glissant dans l'intervalle du contact l. Ce mouvement de descente est produit par le poids même du charbon et de sa gaine. Dans la pratique, le contact fixe est remplacé par un contact tournant B qui entraine les cendres du charbon. La figure 1063 représente un modèle de lampe Reynier.
Fig. 1061.
1157. Lampes électriques à incandescence sans combustion. —
Le principe commun à tous les systèmes consiste à faire passer un courant, continu ou alternatif, dans un conducteur assez mince et assez résistant pour devenir incandescent1, assez vif/aie pour ne
pas être brisé el fléchi par dilatation, assez réfractaire pour n'être
ni fondu ni volatilisé. On enferme le conducteur en vase clos, à
l'abri de l'air, pour le soustraire à la combustion. Les premiers
essais, faits avec des fils de platine pur ou iridié, ne donnèrent
que des résultats médiocres. Les
résultats pratiques ont été obtenus
à l'aide de minces filaments de
charbon. Les lampes fondées sur
ce principe sont déjà nombreuses :
on peut citer celles d'Edison, de
Swan, de Lane Fox et de Hiram
Maxim. Elles ne diffèrent entre elles
que parla forme du filament ou par
la fabrication du charbon. Nous dé-
Fig. 1062.
Fig. 1063.
crirons celle d'Edison, qui est l'inventeur de ce procédé d'éclairage.
1158. Lampe Edison. — Le charbon est contourné en fer à cheval (fig. 1064). C'est un filament de bambou carbonisé par un procédé spécial.
11 y a deux calibres de lampes : dans la grande lampe, dite lampe entière, le charbon en fer à cheval a une longueur de 12 centimètres ; il n'a que 6 centimètres dans les petits modèles, appelés demi-lampes.
Les deux bouts du fer à cheval se renflent un peu et viennent se prendre dans de petites pinces de platine a et b, terminaisons de fils de platine qp, qui amènent le courant électrique au charbon. Le tout est soudé au moyen d'un dépôt galvanique de cuivre. Ces fils de platine sont bien plus gros que le fil de charbon, pour ne pas rougir; mais ils s'échauffent tout de même, et, par suite, grossissent quand la lampe est en fonction. Lorsqu'on l'éteint, ils s'amincissent en refroidissant et reviennent à leur diamètre primitif.
Ces rhéophores traversent en p et q (fig. 1065) une masse déplâtre qui termine la lampe par le bas. La lampe se termine par un pas de vis V qui permet de la fixer sur un pied quelconque, candélabre, applique, etc. Les deux électrodes qui amènent le courant viennent aboutir à deux bornes métalliques m et n,
TÉLÉGRAPHES ÉLECTRIQUES
nhrées dans la saine. Il suffit de tourner un robinet commutateur placé dansîe cZèUre pour établir le contact, lancer le courant et allumer la
Fi- 1001.
Fi£. 1035.
lampe. En tournant en sens contraire, on interrompt le courant et on éteint la ^Z'infr- L'intensité lumineuse varie avec celle du courant et avec le caUbredf la lampe. On en construit actuellement deux types ,: le type A de 16 candies et le type B de 8 candies (un peu .noms de 2 carcels).
Type A. Type B.
Résistance fà chaud). W*T "^Z-
Intensité du courant ,nn ° «nï °
Différence des potentiels aux bornes . . 1UU ou