XX AVERTISSEMENT
cale, la constance avec laquelle les heureux résultats de la nouvelle formule des émissions sanguines se reproduisent, dans des cas bien déterminés, nous a permis de soumettre au calcul la branche jusqu'ici la plus conjecturale de la médecine, c'est-à-dire la thérapeutique. » Or, on conviendra qu'il y a loin de celte thérapeutique à celle que notre Bichat stigmatisait dans les termes suivants .-«Incohérent assemblage d'opinions » elles-mêmes incohérentes, elle est peut-être de toutes » les sciences physiologiques celle où se peignent le » mieux les travers de l'esprit humain. Que dis je? ce » n'est point une science pour un esprit méthodique , » c'est un ensemble informe d'idées inexactes, d'obser- » vations souvent puériles, de moyens illusoires, de » formules aussi bizarrement conçues que fastidieuse- » ment assemblées. On dit que la pratique de la » médecine est rebutante. Je dis plus: Elle n'est pas, » sous certains rapports, celle d'un homme raisonnable, » quand on en puise les principes dans la plupart de nos » matières médicales.)»
Dans la préface déjà citée de ma Clinique médicale et dans celle de mon Traité clinique du rhumatisme articulaire aigu , j'ai signalé les attaques passablement violentes dont j'ai été l'objet , depuis que j'ai commis l'impardonnable tort de ne pas me traîner servilement sur les traces de tel ou tel maître , et de me frayer quelques routes nouvelles. J'ai répondu , comme je le devais alors , aux attaques dont il s'agit. Il serait superflu d'y revenir ici.
Au reste , iî est un temps pour la polémique, et il en