DE LA. PKEMIÈRE EDITION. XXXI
J'ai clairement montré que, parmi les causes de cette phlegmasie, figure au premier rang la cause rhumatismale, à savoir celle sous l'influence de laquelle éclate le rhumatisme articulaire aigu, et qui, pour le dire en passant, consiste essentiellement dans les grandes et brusques alternatives de chaud et de froid, secondées souvent par une prédisposition qu'il n'est pas ici le lieu d'examiner. Dans les cas où, conformément à la /o/que j'ai établie dans cet ouvrage, l'endocardite complique un rhumatisme articulaire aigu, elle est méconnue plus facilement encore que la péricardite , détermine quelquefois alors , je le répète, de graves lésions dans les valvules, et de là plus tard ces asthmes goutteux, sur l'origine et la nature desquels tant d'obscurité avait régné jusqu'à ce jour. Cet ouvrage n'aura pas été complètement inutile à l'humanité, si , comme il est peutêtre permis à l'auteur de l'espérer, il fournit les moyens certains de prévenir de si fâcheuses terminaisons, du moins dans le plus grand nombre des cas.
2° J'ai , si je ne m'abuse, répandu une clarté nouvelle sur les phlegmasies aiguës de l'enveloppe externe du coeur. J'oserai même dire que , sous le rapport de ses causes, de ses signes , de sa marche et de ses diverses terminaisons, la péricardite aiguë constituera désormais une maladie dont l'histoire ne sera guère moins précise que celle de la pleurésie.
avons, à diverses reprises, soumis cette doctrine à l'épreuve de l'observation, à la pierre de louche de la discussion la plus Tranche et la plus sévère, et il nous a été impossible de ne pas reconnaître qu'elle n'était réellement que la représentation fidèle, la sincère expression des faits.