‹ Traitâe de physiologie considâerâee comme science d'observationChapitre 27 sur 120 · SPORES · texte numérisé non relu

SPORES

nisme procréateur, et elles se développent dans toute leur masse pour devenir des individus nouveaux , tandis que les œufs ( § 43 ) , semblables aux propagules ( § 30 ) , représentent des formations spéciales , dans lesquelles le germe se trouve distinct de la matrice , composée elle-même d'une enveloppe et d'une masse nourricière ou embryotrophe.

Il y a une différence essentielle entre les spores et les œufs ; mais on a de la peine à les distinguer, surtout chez les animaux, parce que les zoologistes n'ont point mis autant de précision que les botanistes dans leurs recherches à cet égard. On ne trouve de spores que chez les animaux inférieurs , et les animaux supérieurs n'en présentent jamais ; cependant il ne suit pas de là que la propagation par œufs soit incompatible avec une organisation très-simple et incomplète, et des recherches spéciales pourront seules nous apprendre si elle a lieu ou non en pareille circonstance. Mais il faut pour cela des observations qui ne soient point faites avec légèreté, et qui ne mènent pas à des conclusions précipitées ; car les spores peuvent être munies d'une enveloppe , et nous ne sommes en droit d'admettre un œuf que là où nous pouvons manifestement distinguer un germe ou un embryon de sa matrice. Les détails qui vont suivre (§37-42) demandent donc à être soumis au creuset de recherches ultérieures.

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