SPORES ÉPARSES
qui se détachent peu à peu, à la faveur d'étranglemens intermédiaires (1).
3° Les granulations qui nagent dans l'intérieur des Vers vésiculaires (2) , et les germes qu'on découvre entre l'intestin et les tégumens des Cirripèdes (3) et de plusieurs Annélides, tels que les Aphrodites , les Néréides , etc. (4) , paraissent être aussi des spores. '
II. Dans les plantes acotylédones, les spores sont des portions détachées du tissu cellulaire de l'organisme-souche , des cellules végétales réduites à l'état d'isolement, non développées, mais susceptibles de se développer en autant d'individus. Ces spores paraissent représenter en général la forme primitive de l'organisation végétale , car on en observe aussi dans les plantes cotylédonées , mais seulement dans l'embryon, ou dans les parties qui sont encore en train de s'accroître ou de se former, et on les voit disparaître à mesure qu'il se produit du tissu cellulaire régulier.
4° Parmi les Coniomycètes, les uns consistent en des amas de petits globules ou de corps cylindracés , qui renferment les spores ; les autres présentent celles-ci sur un support particulier ou sur uue base (stroma). Les Hyphomycètes les portent sur des filamens , et les Mucédinées polyspores sont parsemées sans aucun ordre de grains pulvérulens. Quelques Pyrénomycètes ont des supports qui répandent des spores par leur extrémité ou par leur surface. Les Gastromycètes ont leurs spores disséminées dans toute la masse , (par exemple dans la Truffe ), ou situées à la surface (par exemple dans les Pilobolus).
5° Les spores des Ulves sont éparses dans la substance de la plante , surtout vers le bord. Celles des Conferves occupent l'intérieur des cylindres articulés et séparés ou non par des cloisons transversales , qui représentent les individus mè-
(4) Schweigger , loc. cit., p. 510.
(2) Rudolphi, Entozooru.m hist. nat,, t. I , p. 320.
(3) Cuvier, Mémoires pour servir à l'hist. des Mollusques, p. 9.
(4) Meckel, dans sa jtrad. allem. de TAnat. comparée de Cuvier, t. IV, p. 581.