FIN DU TOME PREMIER
TABLE DES MATIÈRES
PREMIÈRE LEÇON. — Des maladies de l'enfance e.\ général. — 1» Affections congénitales. Affections du cerveau : scléroses, surdi-mutité. Affections congénitales du cœur. Syphilis congénitale. Caractères particuliers des affections congénitales du cerveau et du cœur. — 2° Maladies développées dans les premières années de la vie. Paralysie spinale atrophique. Paralysie pseudo-hypertrophique. Rachitisme. Scrofule et tuberculose : manifestations cutanées et osseuses. — 3" Maladies simplement plus fréquentes dans l'enfance qu'aux autres âges. Diphthérie, coqueluche, oreillons, fièvres éruptives. — 4° Maladies auxquelles l'âge imprime un cachet particulier. Inanitiation : alrepsie, choléra infantile. Affections pulmonaires : congestions, broncho-pneumonie. Rhumatisme : chorée, affections acquises du cœur. Oreillons. Diphthérie : croup. Tuberculose. Rhumatisme chronique. .4sthme. Lyniphadénomes. — Particularités de structure : faible épaisseur des parois thoraciques, flexibilité des côtes. — Tolérance aux hautes températures. — Solidarité organique : convulsions, accès de fièvre, acuité et généralisation des maladies. — Simplicité des maladies. — Age de formation et d'évolution : fonctions gastro-intestinales, évolution dentaire, croissance. — Époque de transition (de 12 à do ans) : développement musculaire et cérébral; déséquilibration : éducation et instruction 1
DEUXIÈME LEÇON. — De la congestion pulmonaire .\igue en génébal. — Congestion pulmonaire aiguë en général. Ses signes physiques. Ses symptômes pathognomoniques. — Des poussées congestives dans : 1» la congestion simple ; 2» la pneumonie lobaire ; 3° la bronchite ; 4» la bronchopneumonie. — De la congestion : l» avec signes physiques atténués ; 2o sans signes physiques 21
TROISIÈME LEÇON. — Congestion pulmonaire aiguë simple ou idiopathique. — Différences enlre^la description de M. Woillez et la mienne. Observation de congestion simple aiguë. Congestion simple aiguë et pneumonie abortive ; discussion. Difficultés du diagnostic. Causes. Symptômes du début, identiques avec ceux de la pneumonie. Le début peut cire marqué par une convulsion. Symptômes de la période d'état. Pronostic toujours favorable. Traitement 43
QUATRIEME LEÇON. — Pneumonie franche aiguë. — La pneumonie des enfants doit être considérée : l" au point de vue de l'état local; 20 au point
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de vue de l'état général. — 1. De la pneumonie considérée au point de vue de l'état local : 1» Influence de l'innamnialion sur la circulation pulmonaire. — A. Pneumonie sans congestion. — B. Pneumonie avec congestion Pendant la période d'état. Pendant la défervescence. Nombre relatif des pneumonies avec ou sans congestion. — 2» Modifications apportées aux signes stéthoscopiques par le siège de l'inflammation. — A. Pneumonie avec signes stéthoscopiques dès le début. — B. Avec signes stéthoscopiques tardifs. — C. Sans signes stéthoscopiques. Du peu d'importance de la pleurésie concomitante. Du siège de la pneumonie (H
CINQUIÈME LEÇON. — Paedmokie franche aiguë {suite). — II. De la pneumonie considérée au point de vue de l'état général. — Causes. Symptômes de début. Marche de la température. Durée de la résolution; son importance diagnostique. De l'herpès et du rash dans la pneumonie. — De l'influence des symptômes généraux sur la marche et la physionomie de la maladie. Des pneumonies franches anomales. 1» Pneumonie à forme typhoïde. 2» Pneumonie cérébrale. Forme méningée. Forme éclamptique. Mélange des deux formes. — Pronostic de la pneumonie franche. Traitement 9.J
SIXIÈME LEÇON. — De la buo.ncmite. — Motifs qui m'empêchent d'étudier toutes les variétés de bronchite. La bronchite présente un aspect particulier chez l'enfant. Son analomie pathologique se confond avec celle de la bronchopneumonie. — Bronchite aiguë sans poussées congestives. Son importance selon les âges. Simplicité de ses symptômes et de sa marche. Toux spasmodique compliquant la bronchite. — Bronchite aiguë avec poussées congestives. Est-ce une broncho-pneumonie abortive? Exemples. Discussion. — Traitement de la bronchite aiguë. — Bronchite capillaire. Bronchite pseudo-membraneuse chronique 126
SEPTIÈME LEÇON. — Bkoncho-pnelmonie. — Anatomie pathologique. — Tous les éléments constitutifs du poumon sont atteints : 1" Lésions fondamentales, congestion, bronchite, inflammation des alvéoles et du tissu conjonctif. 2° Lésions accessoires : emphysème, état fœtal ou atélectasie, hémorrhagies sous-pleurales, lymphangite, engorgements ganglionnaires.
— 1» Lésions fondamentales. Congestion active, hyperémie. Bronchite : contenu des bronches, lésions des parois, dilatation des bronches. Lésions des alvéoles pulmonaires, pneumonie lobulaire proprement dite : Description macroscopique d'un lobule; siège des noyaux de pneumonie lobulaire. Description microscopique : tissu conjonclif, splénisation ; son importance clinique. Bronches lobulaires et aciueuses. Noilules péribronchiques, contenant des cellules épilhéliales, de la fibrine, des leucocytes. Vacuoles. Altérations chroniques. Gangrène. — l" Lésions accessoires. Lésions mécaniques : état fœtal ou atélectasie. Emphysème. — Lésions de la plèvre. Engorgements ganglionnaires. Lymphangite. i62
HUITIÈME LEÇON. — Broncho-pneumonie. — Anatomie pathologique (suite).
— Broncho-pneumonie expérimentale. C'est une broncho-pneumonie d'ordre mécanique qui ne peut être identifiée avec la broncho-pneumonie d'ordre nosologique. Hypothèse de M. Charcot. L'expérimentation a jeté quelque lumière sur l'évolution morbide. — Des diverses formes anatomiques de la broncho-pneumonie. — Forme mamelonnée. Forme pseudo-lobaire; la description de cette forme diffère un peu de celle qu'ont donnée M. le professeur Charcot et M. Balzer; elle me parait avoir plus de réalité clinique.
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Forme subaiguë et chronique : bronclio-pneumonie caséeuse; existe-t-elle en dehors de la tuberculose? Carnisation. Broncho-pneumonie chronique avec dilatation des bronches
NEUVIÈME LEÇON. — Broncho-pnelmonuc. — Étiologie. — La broncho-pneumonie n'est pas toujours secondaire. Le coryza, la laryngite, les bronchites primitives sont la première étape de la broncho-pneumonie. Importance de cette opinion. Proportion relative des cas primitifs et secondaires. — Tnfluence du froid humide; des maladies aiguës à détermination bronchique. Influence de la nature de la maladie primitive sur la forme de la broucho-pneumonie secondaire. — Grippe. Rougeole à toutes ses périodes : elle est un des facteurs les plus actifs de la broncho-pneumonie. Coqueluche : cause moins fréquente. Diphthérie : le plus énergique des facteurs. L'asphyxie est-elle la cause ou la conséquence de la broncho-pneumonie? Influence de la trachéotomie. Fièvre typhoïde : cause très peu active. — Influence de l'âge; du rachitisme; de la scrofule; de la misère; de l'hôpital.; 196
DIXIÈME LEÇON. — Broncho-pneumonie. — Physiologie pathologique. — L'étude de la broncho-pneumonie est d'autant plus difficile que toutes les parties du poumon sont atteintes et que chacune d'elles est souvent à un degré différent d'évolution morbide. — Toutes les lésions n'ont pas la même importance clinique; celles qui jouent le premier rôle sont : l'inflammation bronchique et alvéolaire d'une part, la congestion active ou hyperémie de l'autre. — L'inflammation est constante ; l'hyperémie ne l'est pas ; mais son extrême fréquence rend son rôle prépondérant dans la broncho-pneumonie. — L'inflammation est l'élément fixe, l'hyperémie, l'élément mobile de la maladie. — Marche de l'inflammation. Son évolution est progressive ; elle commence à la bronche pour finir à l'alvéole. Le nombre des lobules enflammés constitue les deux formes principales de la maladie : forme disséminée ou mamelonnée ; forme pseudo-lobaire. Quand l'inflammation des bronches est beaucoup plus étendue que celle des alvéoles, la forme disséminée est suraiguë. Quand l'inflammation des alvéoles est beaucoup plus étendue que celle des bronches, la forme pseudo-lobaire est suraiguë. — Marche de la congestion. Son évolution est irrégulière; elle est essentiellement mobile et variable. Son importance est nulle ou médiocre dans les formes suraiguës, disséminées ou pseudolobaires; elle est grande dans la forme pseudo-lobaire aiguë; elle est extrême dans la forme disséminée aiguë 211
ONZIÈ.ME LEÇON. — Broncho-pneumonie. — Symptômes locaiix et généraux. — Symptômes locaux. Ce sont les signes fournis par la percussion et l'auscultation. La sonorité exagérée indique l'emphysème. La sonorité normale avec râles sous-crépi tauts indique la bronchite soit isolée soit accompagnée de congestion et d'hépatisation lobulaires centrales ou peu étendues. La submalité, avec apnée ou respiration soufflante, est le signe d'une congestion et d'une hépatisation superficielles, mais peu intenses. — La matité avec souffle est le signe d'une congestion intense et d'une hépatisatiou étendue. La percussion et l'auscultation seules ne permettent pas de faire la distinction; il faut faire intervenir les caractères de mobilité ou de fixité. — La matité absolue avec souffle tubaire et bronchophonie indique une congestion très intense avec noyaux d'hépatisation lobulaire nombreux, ou une hépatisation pseudo-lobaire. Des râles sous-crépitants : leur rôle et leur importance. — Symptômes généraux. Ils sont eu rapport avec
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les deux facteurs : inflammation et hypcrémic^ Ils se rattachent soit à la gêne respiratoire et circulatoire, soit à la fièvre. Ils ne sont pas toujours en accord exact avec les signes physiques. — Les symptômes de déhut, dans la broncho-pneumonie primitive, sont tantôt insidieux, tantôt violents. Dans la broncho-pneumonie secondaire, ils sont dllférents, selon la maladie causale : diphthérie, rougeole, coqueluche. Ils sont ceux do la bronchite capillaire : toujours dans la forme disséminée suraiguë, quelquefois dans les formes disséminées et pseudo-lobaires aiguës. Ils sont le plus souvent insidieux et variables dans ces deux dernières formes. Us sont ceux de la pneumonie franche dans la forme pseudo-lobaire suraiguë. — Les symptômes généraux de la maladie sont les uns fixes, sous l'influence de l'inflammation, les autres variables, sous l'inHuence de la congestion. — Accroissement des symptômes avec l'aggravation de la maladie. — Action des ganglions congestionnés et enflammés. — Le pouls est influencé par le cœur et par la fièvre. — La marche de la température est influencée par l'inflammation et l'hyperémie. — Symptômes d'agonie 222
DOUZIÈME LEÇON. — Bhoncuo-pnelmomk. — Des formes de la maladie. — ' Des diverses formes décrites par les dilTérenls auteurs. Il y a trois formes anatomiques : la forme disséminée, la forme pseudo-lobaire, la forme chronique. Les formes cliniques sont plus nombreuses : la forme disséminée peut être suraiguë ou aiguë; la forme pseudo-lobaire peut être suraiguë ou aiguë; enfin la troisième forme peut être ou subaiguë ou franchement chronique. — Prédominance de la bronchite dans la forme disséminée suraiguë, de la congestion dans la forme disséminée aiguë, de l'hépatisation dans la forme pseudo-lobaire. — Forme disséminée sicraiguë. Des liens étroits la rattachent à la bronchite capillaire. Observation dans laquelle les symptômes de bronchite capillaire existent seuls. Observation dans laquelle les symptômes de congestion s'unissent à ceux de bronchite capillaire. — Marche rapide. Durée courte. Elle peut être le i)remier stade âc la forme aiguë. Elle peut guérir. — Période de début commune aux formes disséminée et pseudo-lobaire aiguës. Marche lente de la bronchite et de l'hépatisation, dont chaque pas est marqué par une congestion nouvelle. Les trois facteurs marchent d'une allure à peu près égale. — Deux variétés de débuts : l'un avec poussées congestives apparentes, l'autre avec poussées congcstives latentes. — Forme disséminée aiguë: A. Symptômes stéthoscopiques variables, parce que les congestions sont superficielles et les hépatisations centrales. — 13. Symptômes stéthoscopiques fixes, parce que l'hépatisation est superficielle. La première variété forme la transition entre la forme disséminée suraiguë et la forme aiguë; la seconde, entre la forme disséminée et la forme pseudo-lobaire 241
TREIZIÈME LEÇON. — Broncho-pneumonie. — Des formes de la maladie. — Formes pseudo-lobaire aiguë et suraiguë. Forme subaiguë. Forme chronique. — Forme pseudo-lobaire aiguë. Elle se rattache par des liens assez étroits à la forme disséminée aiguë à symptômes fixes. La durée de la forme pseudo-lobaire est à peine égale à celle de la forme disséminée. Les deux formes pseudo-lobaire et disséminée sont le plus souvent réunies chez le même sujet. — Forme psetido-lobaire suraiguë. Je n'en possède que deux observations. Cette forme est-elle aussi rare qu'on le pourrait croire? Des pneumonies chez les enfants âgés de moins de deux ans. Opinion de M. le professeur Parrot et la mienne. — Forme subaiguë. Elle confine, d'une part à la forme aiguë, de l'autre à la forme chronique. Elle peut être disséminée ou pseudo-lobaire. Elle est caractérisée surtout par la
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lenteur de l'évolution morbide. Sa marche et ses symptômes sont ceux de la tuberculose pulmonaire. Mes réserves à propos de la broncho-pneumonie caséeuse simple. Observation de broncho-pneumonie sujjaiguë avec dilatation des bronches. Pronostic de la forme subaiRuë. — Fonne chroniqxœ. Elle peut succéder à l'état aigu, ou être primitivement chronique. Elle débute tantôt pendant l'enfance, tantôt à l'âge adulte. Mais son évolution se fait surtout chez l'adulte et chez le vieillard. Ce n'est donc pas une forme qui appartienne en propre à l'enfance. Description rapide de ses symptômes ^''^
•QUATORZIÈME LEÇON. — Broncho-pneumonie. — Son pronostic. — Sa guérison. — InQuence favorable de la vie aisée, défavorable de la misère et de l'hôpital. Broncho-pneumonie cachectique. Influence de l'âge, de la diphthérie, de la rougeole, de la coqueluche. — Guérison possible à toutes les périodes de la maladie, même les plus tardives. — Du pronostic suivant les formes de la maladie. Forme suraiguë suivie de guérison. Observation. Forme aiguë suivie de guérison. Deux observations à symptômes fixes. Durée approximative de la résolution. — Forme subaiguë suivie de guérison. Distinction entre les formes subaiguë et aiguë : lenteur de la marche, caractères de la période de début. Caractères de la température. Terminaison par la guérison ou par le passage à l'état chronique. Deux observations : Durée de 4o et de 55 jours 302
"QUINZIÈME LEÇON. — Broncho-pneumonie. — Marche de la température. — Diagnostic. — Traitement. — Marche de la température. Importance de la thermométrie. De l'interprétation des tracés. L'irrégularité du processus morbide se peint dans la courbe thermométrique. — On retrouve dans les tracés l'influence des trois éléments morbides : bronchite, hépatisation, congestion. Marche générale oscillante de la température. — De la température dans les diverses formes de la broncho-pneumonie. — Diagnostic. Il résulte plutôt de l'ensemble que des détails. Difficultés du diagnostic quand on n'observe qu'un moment de la durée de la maladie. Diagnostic avec la pleurésie, la pneumonie franche, la bronchite avec congestions, la tuberculose pulmonaire. — Traitement. Les indications sont multiples. Empêcher la naissance de la broncho-pneumonie, l'arrêter dans sa marche, combattre les éléments morbides dont elle se compose. — Les moyens préventifs doivent tenir compte de l'âge, de la période d'évolution dentaire, des maladies causales, en particulier de la coqueluche; les indications sont souvent contradictoires. — Indications fournies par les éléments morbides : bronchite capillaire. Ce que je pense des émissions sanguines. Vomitifs ; ipéca. Révulsifs ; ventouses sèches. Bains tièdes. — Bronchite et congestions. Vomitifs; ventouses sèches. Teinture d'iode en badigeonnages. Kermès. Oxyde blanc d'antimoine. — Hépatisation. Vésicatoires. Ses indications. Grandeur des vésicatoires. — Soutenir les forces du malade : vin, eau-de-vie, bouillons, lait. — Suivre les indications fournies par la marche de la maladie pour abandonner ou reprendre l'usage des divers moyens, la broncho-pneumonie n'ayant pas de périodes fixes. — Traitement de la convalescence. — Traitement des formes subaiguë et chronique 321
SEIZIÈME LEÇON. — Pleurésie simple aiguë. — Elle ne dilTère pas aux différents âges. Je n'en ferai pas l'histoire complète. — Influence du froid humide, de l'âge, de la scrofule et de la tuberculose, du rachitisme. — Sa durée est généralement plus courte que chez l'adulte, et la résorption du liquide plus prompte. — Formation et persistance des fausses membranes.
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Leur présence peut faire croire à un épanchement persistant. — Les déformations de la poitrine sont assez rares. Le cœur reste parfois longtemps fixé dans une position vicieuse par les fausses membranes. — Le diagnostic de la pleurésie est difficile chez les jeunes enfants. Diagnostic avec la congestion simple et avec la pleuro-pneumouie. — Le pronostic est favorable. — Du traitement par la thoracentèse. Ses indications et ses contreindications. Thoracentèse d'urgence. Des résultats de la thoracentèse précoce. La thoracentèse est-elle un danger? Règles à suivre. — Du traitement médical 35(j
DIX-SEPTIÈME LEÇON. — De la pleurésie purulente. — Sa fréquence chez l'enfant. La thoracentèse a-t-elle une influence fâcheuse sur la production du pus ? La pleurésie purulente est ordinairement une vieille pleurésie séreuse, mais elle peut être purulente d'emblée. — Causes de la fréquence de l'empyème chez l'enfant. Rapports de la pleurésie purulente et de la tuberculose. Quel est le rùle de la scrofule ? Importance de la scarlatine. La véritable cause de la fréquence de l'empyème doit être cherchée dans les conditions physiologiques et la force de désassimilalion chez l'enfant.
— Quels sont les symptômes de la purulence ? Difficultés presque insurmontables du diagnostic au début. A la période d'état, le diagnostic est encore très difficile : l'apparence lisse d'un des côtés de la poitrine, l'œdème de la paroi thoracique, les signes d'auscultation, sont autant de symptômes trompeur?. — Le diagnostic ne peut être établi que par les symptômes généraux. L'élévation de la température, et même sa marche par longues oscillations, ne permettent pas d'affirmer le diagnostic, qui doit être basé sur les frissons répétés, la durée de l'épauchement, les circonstances morbides dans lesquelles la pleurésie s'est développée. — De la ponction exploratrice. — Pronostic. Une pleurésie purulente abandonnée à elle-même est presque toujours fatale. Le pronostic est en rapport avec celui de la maladie causale. Il est relativement favorable chez l'enfant. — Des terminaisons naturelles de la pleurésie purulente. Ré'sorption; enkyslement; évacuation. Terminaisons sans perforation ; avec perforation. De la perforation par la paroi thoracique. Conditions favorables à la guérison de l'empyème. — Traitement médical. Traitement chirurgical : Opération de l'empyème. Méthode des ponctions successives. Importance de l'âge; raisons des succès obtenus chez l'enfant. Règles à suivre pour les ponctions successives. Opération de l'empyème; méthode antiseptique 380
DIX-HUITIÈME LEÇON, — De la tubebculose en général. — Des phases successives par lesquelles a passé l'histoire de la tuberculose depuis Laennec.
— Quatre périodes. Première période française. Période allemande. Deuxième période française. Période franco-allemande ou période actuelle. — La doctrine actuelle a été formée par deux courants scientifiques parallèles : Les recherches de Pasteur sur les microbes; les recherches de Villemin sur l'inoculation de la tuberculose. Ils se réunissent en 1882 par la découverte du bacille de la tuberculose par Koch. — De la spécificité du bacille de Koch. Tuberculose bacillaire et zoogléique. Microzymas de Béchamp et Grasset. — La tuberculose est une maladie parasitaire, infectieuse, inoculable. — Conséquences cliniques et nosologiques. De la tuberculose chez les enfants. Contagion et hérédité de la tuberculose. — Scrofule et tuberculose. — De l'identité et de la non-idendilé de la scrofule et de la tuberculose. — Opinions anciennes. Les deux dialhéses sont radicalement distinctes. La scrofule est une diathèse à lésions multiples dont la tuberculose est une des manifestations. La scrofule et la tuberculose sont une seule et
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môme dialhèse. Discussion à la Société des hôpitaux (1880-1881). — Etat actuel de la question. Le problème a cessé d'être clinique et anatomopathologique pour devenir expérimental. La tuberculose étant une maladie spécifique, parasitaire, infectieuse, toutes les lésions inoculables en séries et productions de bacilles ou de zooglées sont tuberculeuses. Les seules lésions non inoculables sont les affections cutanées et muqueuses de l'ancienne scrofule. — Caractères des lésions scrofuleuses. Difficultés cliniques de leur constatation. La scrofule prédispose-t-elle à la tuberculose?.. 413
DIX-NEUVIÈME LEÇON. — De l\ tuberculose en général (suite). — Étude clinique de la tuberculose. Tuberculose sans localisation appréciable. Diagnostic de la tuberculose par la température ; par les pesées. Importance des antécédents, de l'hérédité, des causes antihygiéniques, du rachitisme, de l'âge, etc. — Tuberculose à forme typhoïde; à forme latente. — Étude des malades dans l'intervalle des poussées aiguës : faiblesse, amaigrissement, bouffissure de la face, apathie, criailleries, etc. — Pronostic.
— Traitement. — Prophylaxie 439
VINGTIÈME LEÇON. — Adénopathies trachéo-bronchiques. — Travaux de N. Guéneau de Mussy et de ses élèves. L'hypertrophie des ganglions trachéo-bronchiques peut-elle être diagnostiquée en dehors de la tuberculose ? Observation personnelle. — Anatomie normale et rapports des ganglionstrachéo-bronchiques. — Symptomatologie. Elle est la conséquence des compressions exercées sur les organes voisins. — Quels sont les ganglions accessibles à la percussion et à l'auscultation ? Régions du thorax à examiner. Signes physiques. Erreurs d'auscultation. — Renforcement, diminution des bruits respiratoires. — Symptômes de compression sur la veine cave, le pneumo-gastrique et le récurrent. Diagnostic avec la coqueluche, le croup, l'asthme essentiel. Communication des ganglions ramolUs avec les organes voisins. — Terminaisons. Hémorrhagie foudroyante, asphyxie, syncope. — Pathogénie et anatomie pathologique. Adénopathie trachéo-bronchique tuberculeuse, cancéreuse, syphilitique. Adénopathie compliquant les angines, la rougeole, la dothiénenterie, la coqueluche, le goitre exophthalmique. Laryngisme striduleux ou faux croup. Discussion. — Étude clinique 457
VINGT-UNIÈME LEÇON. — De la tuberculose pulmonaire. — Difficultés de son élude chez l'enfant. — Elles sont dues en grande partie aux conditions anatomo-pathologiques. — Dissémination générale et locale des tubercules. — Difficultés du diagnostic des cavernes. — Erreurs d'auscultation.
— Les cavernes peuvent être reconnues là où elles ne sont pas ; elles peuvent être méconnues là où elles existent. — La marche aiguë de la tuberculose chez l'enfant augmente encore les difficultés du diagnostic. — Les deux formes de la maladie, au-dessous de huit ans, sont la forme granulique et la forme broncho-pneumonique aiguë. — Forme granulique. Description anatomique. — Par quelles raisons elle ne peut pas être distinguée de la broncho-pneumonie suraiguë.— Forme broncho-pneumonique aiguë. Anatomie pathologique et processus morbide : zone caséeuse, zone embryonnaire, zone péritubcrculeuse épithéliale. — La forme broncho-pneumonique aiguë revêt deux aspects à la période de début : aspect de pneumonie franche ; aspect de broncho-pneumonie. — Forme chronique. — Étude clinique. Tuberculose suraiguë et granulique. — Forme de broncho-pneumonie suraiguë. — Forme typhoïde. — Observations 481
VINGT-DEUXIÈME LEÇOl^. — De la tuberculose pulmonaire [suite). — Tuberculose aiguë et subaigiië. — Broncho-pneumonie tuberculeuse aiguë et
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subaiguë. — Sa marche d'après ranatomie palliologique. Observation à marche aiguë, sans caverne. — Observation à marche subaiguë, avec cavernes. La tuberculose suraiguë et la tuberculose aiguë sont presque fatalement mortelles et incurables. — Mais le tubercule est curable; il peut guérir à toutes les phases de son développement. — Explication de cette apparente contradiction. Tuberculose commune et tuberculose chronique. — Celle-ci peut-elle débuter dans l'enfance? Débuts à grands fracas : — Simulant la bronchite capillaire ou la forme granulique. — Simulant la pneumonie franche. — Ce n'est pas une pneumonie franche qui subirait la métamorphose caséeuse; c'est un noyau de broncho-pneumonie tuberculeuse. — La marche est tantôt celle d'une pneumonie franche qui ne se résoudrait pas, tantôt celle d'une pneumonie franche qui se transformerait en broncho-pneumonie. En réalité, les conditions nosologiques sont toujours les mêmes 503
CouLOMMiEns. - Typog. P. BRODARD et GALLOIS.