‹ Traité clinique des maladies du cœur [electronic resource]Chapitre 26 sur 88 · MENSURATTON DU COEUR PAR LA PERCUSSION · texte numérisé non relu

MENSURATTON DU COEUR PAR LA PERCUSSION

doigt à celui de la plaque ou du plessimèlre proprement dit.

La précision avec laquelle on détermine l’étendue de la portion du cœur qui n’est pas masquée, pour ainsi dire, par les poumons, est vraiment admirable. Nous avons l’habitude, sur-tout dans les cas de maladie du cœur, mais quelquefois aussi dans d’autres cas , et pour l’instruction des élèves , de mesurer exactement pendant la vie , et immédiatement avant l’ouverture des cadavres quand les individus succombent l’étendue de la matité, soit de haut en bas, soit transversalement. Nous mesurons directement ensuite , après l’ouverture de la poitrine, la portion du cœur sur laquelle ne s’avaucent pas les poumons, et constamment ces dernières mesures s’accordent entièrement avec celles fournies par la matité.

A l’état normal , l’étendue de la matité de la région précordiale est d’environ un pouce et demi à deux pouces carrés, et nous savons, d’après ce qui a été dit précédemment, quec’^est là précisément lamesure de la portion de la surface du cœur, dégagée de tout contact avec les poumons. L’étendue de cette matité augmente beaucoup dans les hypertrophies du cœur avec ou sans dilatation des cavités, dans les dilatations simples ou avec amincissement, et dans les cas d’accumulation passive du sang dans les cavités du cœur , produite par plusieurs maladies. Il n’est pas rare, par exemple , de trouver alors de la matité dans une étendue de cinq a six pouces carrés (i).

J’ai cru devoir dire, ici quelques mots de la manière de procéder à l’examen du cœur après la mort , à son au-

(i) Je suis heureux de pouvoir mentionner ici les importantes et laborieuses recherches de M. Piorry sur l’exploration plessime'trique du cœur. Dans son ouvrage sur la Percussion médiate, cet habile observateur est entré dans tous les détails que comporte un tel sujet, mais beaucoup trop ongs pour être consignés dans ces prolégomènes.

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topsië eu c(üeî(|ue sorte, parce que je me Suîs âoilvent assuré que plusieurs médeclus , même pai’mi nos meilleurs analomo-patlio légistes, la pratiquent d’une manière vicieuse. C’est ainsi , par exemple, qu’ils commencent.par couper le cœur en travers, et qu’ils se contentent ensuite d’un coup d’œil plus ou moins superficiel sur l'épaisseur des parois de cet organe et sur la capacité de ses cavités. Je ferai d’abord remarquer qu’après cette sorte de section conique, \\ est difficile de bien évaluer la capacité de chacun des deux ventricules. Mais j’ajouterai qu’il faut examiner avec le plus grand soin non-seulement l’épaisseur des parois et la capacité des cavités, mais aussi les valvules, les orifices, les colonnes charnues, leurs tendons, la membrane interne, les vaisseaux, et même , s’il est possible, les nerfs du cœur, en un mot , toutes les parties dont se compose cet organe. J’ai fait voir plus haut coniblan il importait d’en indiquer le poids et les dimensions.

Je terminerai donc en recommandant de substituer au procédé qui consiste à couper le cœur en travers, celui de fendre successivement, avec des ciseaux, les différentes cavités de cet organe. Les incisions seront pratiquées sur la face antérieure de ces cavités et dirigées dansle sens vertical. En procédant ainsi, on ne s’exposera pas à ne point Voir un rétrécissement de quelque orifice du cœur, comme cela est arrivé naguères à une personne fort versée, d’allleui’S, dans les investigations anatomico- pathologiques. Voici le fait :En i83i il mourut, dans le service dont j’étais momentanément chargé à l’Hôtel-Dleu, un sujet chez qui j’avais diagnostiqué un rétrécissement d’un orifice du cœur. Cet organe avait été coupé en travers , puis examiné comme on le pratique ordinairement, et l’on vint m’annoncer que le rétrécissement que j’avais diagnostiqué n'éxlslalt point. .Vêtais, je l’avoue, fort désappointé , et cependant, me dis-je, il existe ce rétrécissement, .le pris

PHYSIOLOGIE DU COEUIL

le cœur, je l’ouvris avec plus de soin, et je montrai aux élèves réunis dans ramjdiiLliéâlie un magnifique rétrécissement qui'avalt échappé au premier exawimiLeur !

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