Soulagement(ra/^w. 4 pal.; vent, scarif. Z palett
20. La douleur de côté persiste encore [saign. 3 palett.', vent, scarif. 1 palett.).
21 (i). 44 inspirât., 92 puisât. — ; le poumon gauche se prendà son tour (souffle; retentissement métallique de la voix dans la régionde l’omoplate gauche, etc. ).
Saignée de 4 palett. ; vésicat. sur le côté j loocfi avec kermès gr. vüj.
22. Battements du cœur obscurs , profonds , difficiles à sentir; léger bruit de frôlement dans la région précordiale , surtout dans la région des cavités droites ; matité dans V étendue de 2 pouces en travers et de haut en bas.
On ajoute à la feuille de diagnostic : péricardite légère.
Prescription, f^ent. scarif. rég. précord., 2 palett. Le J'este , ut suprà.
24. Persistance d’un bruit obscur de froissement ; les bruits valvulaires sont si sourds qu’on les distingue à peine. — Le malade dit se trouver mieux. Le pouls, toujours régulier , est à 92, la respirât, à 28; le sang des ventouses offre une légère couenne; la peau est chaude et moite ; un peu de sommeil.
25 et 26. Le visage est plus épanoui ; le pouls se relève et s’élargit; les bruits du cœur sont un peu moins sourds ( on commence à donner du bouill. et de lég. potag. ).
Les jours suivants, le malade va de mieux en mieux et entre décidément en convalescence (om augmente les aliments. - - On continue le kej'mes).
7 et 8 décembre. La respiration vésiculaire est en grande parue revenue dans les deux côtés de la poitrine, mêlée seulement de râle muqueux. Les battements et les bruits
(i) Le malade s’csl refroidi en se levant pour aller à la garde-robe , cl il se plaint de ce qu’on ne lui donne que des boissons froides.
OBSERV. DEPÉRIC. TERMINÉE PAR LA. GUÉRISON. 5a3
du cœur reviennent à l^étal normal; la matité de la regioîi précordiale disparaît.
Dans les derniers jours de décembre, il survient une bronchite, que quelques jours de régime ont bientôt dissipée.
Le janvier, le malade est parfaitement rétabli çt mange les trois quarts (i).
postscriptum.
Depuis que ce chapitre a été livré à l’impression , j’ai eu occasion de rencontrer de nouveaux cas de péricardite , qui ont été heureusement combattus par les émissions sanguines pratiquées suivant la nouvelle méthode. Voici l’extrait de trois de ces nouveaux cas , qui ont été recueillis avec la plus grande exactitude.
CAS. No 1 J, salle S^-Jean-de-Dieu. — Homme de 32 ans, sanguin , fortement constitué , entré le 3i janvier i835, et malade depuis 3 jours.
Pleuro-pneumonie gauche des plus violentes , compliquée de péricardite. — D’abord, léger bruit de froissement dans la région précordiale, sans matité anormale; plus tard , matité de 4 pouces i ligne en travers , et de 3 pouc. 1/2 verticalement.
Bruits du cœur, éloignés, obscurs, comme étouffés,* battements du même organe , insensibles au toucher et à la vue, etc. En cinq jours , 6 sal^. de 4 pal., 3 appllc. de
(i) Lorsque ce malade fut admis à l’hôpital , les crachats jus de pruneaux, l’affaissement, la prostration, la fe'tidité de l’haleine, la sécheresse extrême delà peau, le dévoiement, semblaient contre-indiquer les saïga ies n général , et les saignées à haute dose en particulier. Nous pensâmes cependant que c’était dans leur emploi qu’il fallait chercher le salut du malade, et , contre l’attente de quelques assistants, le succès le plus complet ne tarda pas à couronner nos efforts.
5^4 maladies du CdEUR EN PARTICULIER*
'vent. scar^. de 3 palet. A la suite des saignées^ un vésicat. et en trois jours, 20 grains d’émétique.
Le T 2^ jour après l’entrée , il n’existait plus de matité anormale dans la région précordiale , les battements et les bruits du cœur reviennent graduelleinent àl’état naturel ; Iq malade commence à manger.
2' CAS. iV" 10 , salle -Jean- de-Die a. Jeune homme
d’une vingtaine d’années, pâle, d’une faible complexion, entré le 29 janvier i835, atteint depuis 4 jours d’une pleurésie gauche , compliquée de péricardite. Cœur refoulé en haut et à droite par l’épanchement pleurétique. Matité de la région précordiale, de 3 pouc. 7 lig. trans- Vers. et de 3 p. 4 Üg* vertical.; léger bruit de froissement; br uits du cœur lointains, obscurs, comme étoufles.
Eu trois jours, 3 saignées de 3 palelt. à 3 pal. 1/2 ; 2 applicat. de vent, scarif. de 3 palelt. et un vésicat. — Convalescence, les 5e et 6*’ jours après l’entrée ; le 12“ jour , le malade mange déjà le quart; point de rechute.
y CAS. No 2&J salle S-Jean-de-Dieu. Jeune homme de 21 ans, pâle, lymphatique, mais fortement constitué, entré le 9 février i835 , atteint , depuis huit jours, d’une pleurésie droite, avec énorme épanchement, compliquée d’une péricardite. Matité de la région précordiale , de 4 pouces verticalement et ti’ansversalement. Battements du cœur, profonds, insensibles à la vue et au toucher, accompagnés d’un bruit léger de frottement péricardique; bruits valvulaires obscurs, étouffés, et à peiue distincts, etc.
3 saignées de 3 à 4 palettes; 4 applications de ventouses scarifiées de 3 palettes; large vésicatoire.
10 jours après l’entrée du malade, la convalescence se déclare (on permet du bouillon).
Aujourd’hui, 27 février, 18“ jour, l’état du- malade est ou ne peut plus satisfaisant. Les bruits et les battements du cœur sont revenus à 1 état normal ; la respira-
OflÜÊllV^ DË‘i?éfiIC* 'mMlNéfî l»AR LA GtJiSaiSOîf. SaS
tlüii ée fait etitëüdi'e dans k dèk Gori’eépoudant à Ÿè-» paùchemèüt pleurétique et les aliments qu’on permet en petite quantité sont très bien supportés*
Eu définitive, des i8 sujets affectés de péricardite ai-»’ guë, dont nous avons recueilli et i-apporté les observations (observ. , 2® , 3“ , 4*^, J 2® , i3 , 27“ , 28®, 29®, 3i®> 33®, 34^, 35®, 36®, 37®, plus, les 3 cas rapportés à la suite de cette dernière), 6 ont succombé ( observ. i‘®, 2®, 3®, 4®, 12®, i3®) et 12 ont été guéris. De ces 18 malades, 3 (obs. 1®, 2®, i3®) n'ont point été traités par la méthode des émissions sanguines , telle que nous l’avons formulée à l’article traitement. Si Von retranche ces 3 cas de la somme totale indiquée ci-dessus, il nous resterais malades, parmi lesquels nous compterons 12 cas de guérison , et 3 cas de mort. Des 3 sujets qui ont succombé, il en est i { observ. 3®), qui était affecté d’un tétanos, et chez lequel la péricardite n’a réellement été pour rien dans la terminaison fatale. Restent donc i4 cas de péricardite , sur lesquels 2 seulement ont été mortels (observ. 4® et 12®). Or, chez le malade qui fait le sujet de l’observation 4® > la péricardite était compliquée de la plus violente pleurésie qu’on puisse rencontrer, de pneumonie, de splénite et d’érysipèle naissant de la face. A l’ouverture du cadavre , il n’existait presque plus de trace de la péricardite, dont nous avions , d’aillem*s, annoncé la résolution avant la mort du malade. Par conséquent, c’est moins a la péricardite elle-même, qu’à ses complications, qu’il faut attribuer la mort de ce malade. C’est aussi, en grande partie, à une complication du même genre, que nous devons rapporter la mort du sujet de la 12® observation.
Il résulte de ces réflexions sur les faits ci-dessus résumés, que, comme nous l’avons dit précédemment, la péricardite aiguë simple, convenablement traitée, ne se terminerait presque jamais d’une manière funeste, et que
524 MÀLADIES DU CdEUR EN PARTlGULIETw
vent, scarif. de 3 palet. A la suite des saignées, un vésicat. et en trois jours, 20 grains d’émétique.
Le T 2^ jour après l’entrée , il n’existait plus de matité anormale dans la région précordiale , les battements et les bruits du cœur reviennent graduellement àl’état naturel : Iq malade commence à manger.
2” CAS. JV" 10 , fialle -Jean de-Dieu. Jeune homme d’une vingtaine d’années, pale, d’une faible complexion, entré le 29 janvier 18 35, atteint depuis 4 jours d’uue pleurésie gauche , compliquée de péricardite. Cœur refoulé en haut elà droite par l’épanchement pleurétique. Matité de la région précordiale, de 3 pouc. 7 lig. transvers. et de 3 p. 4 üg* vertical.; léger bruit de froissement; bruits du cœur lointains, obscurs, comme étoufles.
En trois joui’s, 3 saignées de 3 palelt. à 3 pal. 1/2 ; 2 applicat. de vent, scarif. de 3 palelt. et un vésicat. — Convalescence, les 5* et 6” jours après l’entrée ; le 12*’ jour , le malade mange déjà le quart; point de rechute.
3" CAS. No 26^ salle S - Jean^de-Dieu. Jeune homme de 21 ans, pâle , lymphatique , mais fortement constitué, entré le 9 février i835 , atteint , depuis huit jours, d’une pleurésie droite, avec énorme épanchement, compliquée d’une péricardite. Matité de la région précordiale , de 4 pouces verticalement et transversalement. Battements du cœur, profonds, insensibles à la vue et au toucher, accompagnés d’un bruit léger de frottement péricardique; bruits valvulaires obscurs, étouffés, et à peine distincts, etc.
3 saignées de 3 à 4 palettes; 4 applications de ventouses scarifiées de 3 palettes; large vésicatoire.
10 jours après l’entrée du malade, la convalescence se déclare (011 permet du bouillon).
Aujourd’hui, 27 février, 18' jour, l’état du- malade est ou ne peut plus satisfaisant. Les bruits et les battements du cœur sont revenus à létat normal ; la respira-
OflâîîfiV^ DË PÎ&filC* TBftAIlNltfî i»AR LA GUÉatSON. SâS
tlüu së fait etiteiidi'e ïlâns k côté dori^edpoinlant h ï^ê-» pàiichetnèrit pleutétî(|tie et les alirtieiits qu’on peinuet en petite quantité sont très bien supportés*
Eu définitive, des i8 sujets affectés de péricardite ai-^ guë, dont nous avons recueilli et rapporté les observations (observ. , 2^ , 3*^ , 4*^, 1 2® , i3 , 27“ , 28®, 29®,
33*^, 34“, 35', 36', 37', plus, les 3 cas rapportés à la suite de cette dernière), 6 ont succombé ( observ. i^', 2% 3%4*^, 12®, i3') et 12 ont été guéris. De ces 18 malades, 3 (obs. 1®, 2*, i3®) n'ont point été traités par la méthode des émissions sanguines , telle que nous l’avons formulée à l’article traitement. Si l'on retranche ces 3 cas delà somme totale indiquée ci-dessus, il nous resterais malades, parmi lesquels nous compterons 12 cas de guérison , et 3 cas de mort. Des 3 sujets qui ont succombé, ii'en est 1 ( observ. 5*), qui était affecté d'un tétanos, et chez lequel la péricardite n’a réellement été pour rien dans la terminaison fatale. Restent donc i4 cas de péricardite , sur lesquels 2 seulement ont été mortels (observ. 4' et 12'). Or, chez le malade qui fait le sujet de l’observation 4' f la péricardite était compliquée de la plus violente pleurésie qu'on puisse rencontrer, de pneumonie, de splénite et d'érysipèle naissant de la face. A l'ouverture du cadavi’e , il n’exîslalt presque plus de trace de la péricardite, dont nous avions, d'ailleurs, annoncé la résolution avant la mort du malade. Par conséquent, c’est moins a la péricardite elle-même, qu’à ses complications, qu’il faut attribuer la mort de ce malade. C’est aussi, en grande partie, à une complication du même genre, que nous devons rapporter la mort du sujet de la 12“ observation.
Il résulte de ces réflexions sur les faits ci-dessus résumés, que, comme nous l’avons dit précédemment, la péricardite aiguë simple, convenablement traitée, ne se terminerait presque jamais d’une manière funeste, et que
ce lie même maladie, quelque graves que soient ses diverses complications f n’est pas constamment et nécessairement mortelle , puisque nous n’avons perdu que 2 des 1 4 sujets qui ont été traités conformément aux préceptes que nous avons exposés ailleurs. Et comme les succès de cette méthode, loin de se démentir, semblent, au contraire, se confirmer, chaque jour, de plus en plus, dans le service qui nous est confié, peut-être le chiffre de la mortalité haissera-t-il encore.