AVANT-PROPOS
Je présente aujourd'hui au public médical la seconde édition de mon livre Sur les embolies capillaires, auquel il a fait un accueil si bienveillant en 1868.
Depuis cette époque, le concours m'a conduit à succéder à mon savant maître, M. le professeur Morel, comme directeur des autopsies de la Faculté de médecine de Strasbourg. Il m'a donc été facile de continuer les éludes que j'avais commencées il y a cinq ans comme chef des cliniques.
Quelques observations très-intéressantes recueillies dans les différents services hospitaliers de MM. fes professeurs Stoltz, Sédillot, Rigaud, Schiitzenberger, Hirtz, Michel et Coze, m'ont déterminé à entrer dans la voie des recherches expérimentales.
Reproduire, in anima vili, divers phénomènes morbides qui m'ont frappé au lit du malade et les lésions trouvées à l'amphithéâtre, tel a été mon but.
La question des embolies a gagné en intérêt par la large place que lui ont accordée dans leurs discussions la plupart des Sociétés savantes. Ai-je besoin de citer le Congrès médical de
vin ava.xt-pkopos.
Lyon et le récent concours de la Société impériale de médecine de Bordeaux ?
A Lyon nous trouvons les contributions de MM. Gourty. Azam , Perroud. Ch. Dubreuilh. Perrin, Lavirotte et Gavet.
A Bordeaux la question fut traitée par plusieurs concurrents; sur le brillant rapport du docteur Vergely, la Commission couronna le travail de M. E. Berlin, de Montpellier.
J'ai étudié les embolies capillaires dans le système pulmonaire, dans la circulation aorlique et dans le domaine de la veine porte.
Aux recherches déjà publiées dans ma première édition, j'ai ajouté un certain nombre de faits cliniques et d'expériences confirmant certaines vues encore purement hypothétiques, en 18C8. C'est ainsi que de nouvelles observations m'ont conduit à admettre l'existence d'obstructions capillaires par des embolies organiques ou inorganiques , capables de franchir tout le système circulatoire, et m'ont amené à reproduire ces données de la clinique.
Chaque groupe d'expériences se trouve toujours précédé des cas pathologiques qui y ont donné lieu et souvent suivi de considérations cliniques ou anatomiques que l'expérimentation a suscitées dans mon esprit.
Ce travail se divise en six parties.
Dans la première, j'esquisse rapidement l'historique de la question, en tenant compte des travaux publiés jusqu'ici. M. Strauss, interne de l'hôpital civil, m'a rendu ce travail facile par les recherches qu'il a bien voulu me faire.
Dans te seconde, se trouvent réunies des observations et des expériences tendant à démontrer que des embolies capillaires du système pulmonaire peuvent . tantôt amener la mort dans