‹ Traité clinique et practique des maladies mentalesChapitre 268 sur 286 · PLANCHE IV · texte numérisé non relu

PLANCHE IV

Cerveaux d'hallucinés avec délire dépressif.

Figure I.— Section verticale des couches optiques d'une femme de cinquantehuit ans ayant présenté pendant plusieurs années des symptômes de lypémanie anxieuse avec délire mélancolique et excitation concomitante. On note, comme sur la figure III de la planche III, une hyperhémie considérable de la substance grise centrale du troisième ventricule.

Figure II. — Couche optique gauche vue par sa face interne, d'une femme de cinquante-trois ans, atteinte depuis plusieurs années de symptômes de lypémanie anxieuse avec agitation nocturne.— Cette femme était dans un état d'anxiété presque continuelle. Elle gémissait sans cesse, sans motifs et sans conscience de ce qu'elle faisait. Elle dormait peu. — A l'autopsie on trouva une hyperhémie très accentuée répandue sur toute la face interne des couches optiques et du troisième ventricule.

Figure III. — La substance grise de l'écorce de cette malade était amincie par places, et la plupart des circonvolutions présentaient une coloration blafarde, tout à fait exsangue, avec quelques arborisations vasculaires irrégulièrement disséminées.

Ces pièces II et III, de même que les pièces II et IV de la planche précédente, démontrent la coexistence, dans le même cerveau, de processus hyperhémiques localisés et de processus ischémiques simultanés. On comprend ainsi comment l'état dépressif ou lypémaniaque, caractérisé par l'état exsangue de la substance corticale (fig. III, pi. IV), peut coexister avec des phénomènes d'éréthisme nerveux caractérisés par des phénomènes d'hyperhémie centrale (fig. II, pi. IV.

Figures IV et V. - Face interne des couches optiques gauche et droite d'une femme de soixante-deux ans atteinte dans les derniers mois de sa vie de phénomènes hallucinatoires excessivement intenses, accompagnés en même temps d'une violente excitation, qui nécessitait des moyens de contention permanente.

\ l'autopsie on trouva la face interne et la masse même des couches optiques

parcourues par des arborisations vasculaires excessivement serrées. Les diverses régions de Pécorce étaient pareillement associées à la fluxion des régions centrales.

Figure VI. —Celte malade, qui était vivement excitée, ne présentait pas seulement des phénomènes ûuxionnaires dans les régions thalamiques et corticales, la substance grise centrale de la protubérance était de même fortement hyperhénijée, — C'est là un fait important que j'ai eu l'occasion de rencontrer presque constamment chez les sujets atteints d'excitation, et surtout chez ceux qui ont présenté des phénomènes impulsifs.

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