‹ Traité clinique et practique des opérations chirurgicales, ou, Traité de thérapeutique chirurgicaleChapitre 151 sur 256 · CHUTE DE LA LUETTE · texte numérisé non relu

CHUTE DE LA LUETTE

Lorsque la luette présente un allongement anormal et donne lieu par son contact avec la base de la langue à des titillations désagréables, à une gêne continuelle, à des mouvements répétés de déglutition, etc.., il est indiqué d’en pratiquer l’excision.

Le malade est assis en face d’une fenêtre bien éclairée, un bouchon placé entre les dents. La luette étant saisie avec une pince à griffes et attirée en avant, on l’embrasse avec tes branches d’une paire de ciseaux courbes sur le plat et on l’excise.

Il est bon de savoir que les instruments glissant avec la plus grande facilité sur la luette, on parvient rarement à la diviser d’un seul coup. Dans le cas où on voudrait opérer par écrasement linéaire, on aurait soin de pédiculiser la partie à enlever au moyen d’un fil et d’un serre-nœud.

TITRE XVI

AUTOPLASTIE DU VOILE DU PALAIS (STAPH YLOPLASTIE) .

On a proposé plusieurs procédés autoplastiques pour réparer les pertes de substance du voile du palais.

Procédé de Roux. — On saisit avec une pince à griffes la muqueuse de la voûte palatine au niveau de la division, on détache cette membrane des os qu’elle recouvre eîi la disséquant, et quand la dissection est suffisante pour que les bords opposés soient mis en contact, on avive ces derniers et on les réunit par un point de suture.

Roux disséquait la muqueuse avec des ciseaux courbes sur le plat.

Procédé de M. Ronfîls. — On taille sur la voûte palatine un lambeau qui ait son pédicule voisin de la partie qu’on veut restaurer. Ce lambeau est disséqué, renversé d’avant en arrière et tordu sur son pédicule de telle sorte que ses bords s’unissent aux lèvres avivées du voile du palais.

Procédé de Kramer. — Deux lambeaux sont taillés et disséqués sur la muqueuse palatine, l’un à droite l’autre à gauche de la division ; on les renverse sur eux-mêmes et l’on réunit leurs bords libres sur la ligne médiane.

Si simples que paraissent tous ces procédés, ils présentent dans l’exécution des difficultés bien autrement grandes que celles qu’on rencontre dans la staphylorrhaphie.

f>52 SECT. V. — OPÉR. SUR L’APPAREIL BUCCO-PHAÜYNGIEN.

TITRE XYII

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