‹ Traité clinique et practique des opérations chirurgicales, ou, Traité de thérapeutique chirurgicaleChapitre 172 sur 256 · PLAIES PÉNÉTRANTES DE POITRINE · texte numérisé non relu

PLAIES PÉNÉTRANTES DE POITRINE

S’il est un genre de plaies qui comporte le pansement par occlusion, ce sont assurément les plaies pénétrantes de poitrine. C’est une indication à l’égard de laquelle il ne s’élève aucune difficulté.

L’observation qu’on trouvera plus loin est un nouvel exemple de la bénignité que peuvent avoir certaines plaies pénétrantes de poitrine, quand elles sont traitées convenablement. Notons à ce sujet l’énorme différence qui existe entre telle et telle plaie de poitrine. Chez certains sujets qui ont été atteints, à n’en pas douter, d’une blessure du poumon, la lésion ne s’accompagne que de troubles en quelque sorte légers, et la convalescence est extrêmement rapide. Chez d’autres, au contraire, une lésion qui, par ses conditions de traumatisme semblait à peu près la même , entraîne les accidents les plus graves et même la perte du sujet.

Gomment s’expliquer cette différence entre des lésions qui, au point de vue de la blessure elle-même, paraîtraient devoir comporter les mêmes suites? Je n’hésite pas à attribuer ces différences à la vascularité différente des régions du poumon qui sont atteintes. Si l’instrument vulnérant traverse des portions qui ne renferment que des vaisseaux peu considérables, la blessure du poumon peut être une lésion de très-peu de gravité. Si au contraire l’instrument vulnérant renferme dans son trajet des troncs vasculaires volumineux, le danger devient extrême. Or, il faut prendre garde que le poumon, eu égard à son volume, n’a qu’une petite portion de son étendue qui soit occupée par des vaisseaux volumineux. Ou conçoit donc que, sur une série de plaies pénétrantes de poitrine faites par des instru-

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