‹ Traité clinique et practique des opérations chirurgicales, ou, Traité de thérapeutique chirurgicaleChapitre 184 sur 256 · TITRE V. - PLAIES PÉNÉTRANTES DE L’ABDOMEN · texte numérisé non relu

TITRE V. - PLAIES PÉNÉTRANTES DE L’ABDOMEN

plaie. Ce petit appareil est fixé en place par un nœud qu’on fait sur une compresse avec les deux chefs de l’anse qui soutient la Planch® ,

Nous regardons comme mauvais en principe tout procédé dans q on fait intervenir une pièce supplémentaire, telle que la p anc le e sapin de M. Revbard, laquelle constitue un corps étranger dans les tissus

vivants.

Procédé de M. Moreau- Boutard. — La membrane muqueuse, renversee de dedans en dehors en manière de bourrelet, est excisée dans toute 1 étendue de la plaie et les surfaces avivées sont maintenues au contact par une suture à points séparés. L’auteur de ce procédé veut que les fils soient attirés au dehors pour fixer l’intestin divisé contre la paroi de 1 abdomen.

Au lieu de la suture à points séparés, on peut employer la suture à anse qui constitue le procédé de Ledran.

Une aiguille entraînant un fil traverse les deux bords de la plaie, quand ce fil est passé, on en place un second de la même manière, à 5 millimètres du premier; puis un troisième et enfin un nombre égal aux points de suture exigés par l’étendue de la plaie. Un aide saisit alors tous les chefs d’un côté, le chirurgien prend ceux du côté opposé, et tous les deux tordent ces fils en sens inverse, pour en faire deux cordons qu’on enroule ensemble de manière qu’ils n’en forment plus qu’un.

Cette suture produit un froncement des bords de la plaie que Ledran

croyait propre à favoriser leur agglutination.

Procédé de Gély. — Pour pratiquer une suture par ce procédé, il faut avoir un fil dont chacune des extrémités est armée d une aiguille. On porte la pointe de l’une de ces aiguilles un peu au dessus de la plaie, à un demi-centimètre de l’un de ses bords ; on l’enfonce de dehors en dedans, puis on la fait sortir de dedans en dehors, quelques millimètres plus bas, de manière que le fil qui est ainsi passé dans la cavité de l’intestin soit

parallèle au bord correspondant de la plaie.

La même opération ayant été faite avec l’autre aiguille sur le bord opposé, l’aiguille qui a servi à faire le premier point à droite est portée à gauche, enfoncée dans le. trou de sortie de l’aiguille de ce côté, pour sortir plus bas parallèlement aux bords de la plaie, et à une distance égale à celle du premier point; l’aiguille qui a servi à faire le premier point à gauche fait le second à droite et ainsi alternativement jusqu’à la fin.

Quand la suture est achevée, en tirant sur les deux bouts du fil, on renverse en dedans toute la partie de l’intestin qui est comprise entre les piqûres et les bords mêmes de la plaie. De cette manière, on adosse la membrane séreuse des deux bords de la division, en faisant, à l’intérieur de l’intestin, un double pli formé par ces bords adossés.

Plaies transversales île l’intestin.

1» Suture par adhésion d’une séreuse à une muqueuse.

Procédé de Rhamdor. — On introduit le bout supérieur de l’intestin dans l’inférieur, de manière que l’enveloppe séreuse du bout supérieur soit en contact avec la muqueuse du bout inférieur; on maintient ce rapport par deux ou trois points de suture, on réduit l’intestin et on l’abandonne dans l'abdomen.

2» Suture par contact des surfaces séreuses.

Procédé de Lembert. — Portant la pointe d’une aiguille courbe à un centimètre de la plaie, enfoncez-la de dehors en dedans, et la dirigeant aussitôt de dedans en dehors, faites-la sortir à mi-chemin du bord de la plaie et du point où elle est entrée dans l’intestin ; puis porlez-la contre la face externe de l’autre lèvre, à un demi-centimètre de son bord pour la faire sortir à un demi-centimètre plus loin; tirant ensuite sur les bouts du fil adossez ainsi la membrane séreuse du bout supérieur à celle du bout inférieur. On applique des fils en nombre proportionné à l’étendue de la plaie et on les noue0isolément.

Procédé de M. Jobert. — Le procédé de M. Jobert ressemble àceluijde M. Lembert. M. Jobert adosse d’abord les séreuses en invaginant l’un des bouts de l’intestin dans l’autre, et il maintient l’invagination par quelques points de suture.

Ou voit donc que ces deux procédés différent en ce que M. Jobert invaginé lçs < bouts renversés de l’intestin, tandis que M. Lembert met les membranes séreuses en contact, sans chercher à introduire l’un des bouts d’intestin dans l’autre.

Procédé de M. Denans. — La nécessité de recourir dans ce procédé à l’emploi de deux viroles d’étain et le danger qu’elles entraînent l’ont fait complètement abandonner.

La suture dite des quatre maîtres, exigeant l’usage d’une trachée d’animal, le procédé de M. Amussat, nécessitant l’introduction d’un bouchon dans l’intestin, doivent être par la même raison écartés de la pratique.

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