D. — FOSSES NASALES
Les corps étrangers^ tels que les boules de papier, les pois, les haricots que les eoFants dans leurs jeux s'introduisent quelquefois par l'orifice <»tteme des fosses nasales sont généralement d'une extraction facile. Des pinces, une ér^e simple ou double , un crochet mousse, une petite curette , constituent* l'appareil instrumental à l'aide duquel l'opération pourra être faite. Si ces moyens sont insuflBsants, la sonde de Bellocq armée d'un fil lequel entraîne un tampon de charpie, permettra de ramener le corps étranger d'arrière en avant. Si celui-ci résistait encore, on pourrait essayer de le repousser d'avant en arrière dans le pharynx.
Si un fragment d'épée ou une balle de plomb avaient pénétré dans l'un des sinus frontaux ou maxillaires après avoir fracturé la paroi antérieure de ces cavités, c'est par l'ouverture accidentelle elle-même qu'il faudrait atteindre le coips étranger.
G. — VOIES AERIENNES.
Les oorps étrangers introduits dans les voies aériennes devant être l'objet d'une étude spéciale, nous renvoyons à l'article trachéotomie pour tous les détails afférents à cette question.
p. *- PHARTMl ET CESOPHAGB.
Les corps étrangers qui s'arrêtent le plus ordinairement dans la partie supérieure du canal alimentaire sont des fragments d*os, des arêtes de poisson, des morceaux de cartilages, etc., mêlés aux substances alimentaires et avalés involontairement. *-> Par exception on a trouvé dans le pharynx et l'oesophage, descuillers, des fourchettes, des pièces d'argent, des aiguilles, desépingles, des morceaux d'épongé, etc., introduits par les malades soit dans un moment de délire maniaque, soit en exécutant des tours de jon^rîe.
La première indication qui se présente consiste à explorer la cavité du pharynx. Pour cela, le malade est placé devant une fenêtre bien éclairée, la tète renverBée ot appuyée contre la poitrine d'un aide. Dans cette position, on mainticni la bouche largement ouverte à l'aide du dilatateur annulaire, et, si l'on aperçoit le oorps étranger, on tente de le saisir avec de longues pinces à branches recourbées sur leurs bords. Le doigt indicateur gauche sert de guide à l'instrument qui est introduit fermé jusqu'à ce que son extrémité soit arrivée au contact du corps étranger. Celui-ci s'engage alors facilement entre les branches de la pince qui sont écartées de manière à ne saisir aucun point des parois du pharynx.
Le corps est^l situé plus profondément et se dérobeH-Jl à ce pranier
moyen d'investigation, deux modes opératoires se prétentent : on bien on peut tenter de ramener le corps étranger par la bouche, ou bien on le pousse vers Testomac. Nous examinerons ces deux modes opératoires eo parlant des opérations qu'on pratique sur l'oesophage.
Dans la séance du 19 octobre 1859, j'ai mis sous les yeux de la sodëté Ai chirurgie un os du tarse d'un mouton, avalé par un vieillard paraplégiqw qui succomba à un engouement pulmonaire et dans le rectum daquel on trouva plusieurs phalanges de mouton et de porc. — J'eus beaucoup ie peine à extraire l'os contenu dans l'œsophage, quoique tous les instroments explorateurs le rencontrassent facilement.