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Traité clinique et pratique des opérations chirurgicales

On s'est beaucoup occupé des moyens de transport des malades atteints de fracture. A cet égard, la question se résume en ces termes : Y a-t-il ou n'y a-t-il pas auprès du blessé, au moment de l'accident, un homme de Fart? Dans le cas de la négative, les meilleurs conseils seraient inutiles, puisqu'ils s'adresseraient à des hommes qui ne peuvent pas les comprendre et qui ne lisent pas les ouvrages de chirurgie. Ces conseils n'ont leur opportunité que là où il y a quelqu'un qui puisse en faire l'application. Nous nous plaçons donc dans la seule hypothèse d'un médecin ou d'un chirurgien présent auprès de l'homme qui vient d'être blessé. Voici à quoi se réduisent les préceptes que nous croyons pouvoir donner à ce sujet.

Quel que soit le mode de transport que les circonstances actuelles permettent d'adopter (car c'est d'elles bien plus que de combinaisons prévues à l'avance que relève en ce moment la conduite du chirurgien), le précepte fondamental à nos veux, c'est de donner au membre fracturé une immobilité provisoire et pour ainsi dire telle quelle, mais enûn de faire tout ce qui

1 1 j A l'occasion de la thérapeutique générale des fractures, nous engageons le lectenr à vouloir bien prendre connaissance d'un travail publié en mai 18 W dans Vl'nion médicale, et dont nous avons cru devoir nous interdire ici la reproduction. Ce travail, intitulé : De la solidité des os et de leur mode de résistance aux violences extérieures, a pour objet de faire comprendre le mécanisme d'après lequel agissent les diverses causes de fracture et le mode suivant lequel les os résistent à l'action des causes fracturantes.

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