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CHAPITRE I. — MALADIES DES PAUPIÈRES

vant les cils. Au bout de huit jours le malade était presque complètement guéri. La tumeur pesait 450 grammes.

3° Tumeurs enkystée*.

Parmi les kystes palpébraux on a confondu à tort, ceux qui sont entièrement contenus dans l'épaisseur du voile palpébral proprement dit avec ceux qui, placés vers le pourtour de l'orbite, peuvent se prolonger par une de leurs dépendances soit dans la portion valvulaire de la paupière, soit même à l'intérieur de l'orbite.

D y a au point de vue de la nature de ces kystes et du mode opératoire qui doit leur être appliqué des différences réelles dont il importe d'être bien prévenu.

Les kystes du bord de l'orbite ou kystes périorbitaires sont situés assez généralement vers l'angle externe de l'œil ou au dessus du sourcil. Leur contenu est formé par une matière molle souvent mélangée de poils courts, semblables à des cils, ayant des bulbes et croissant sur la paroi interne du kyste. Ils adhèrent quelquefois très-intimement à l'os de sorte que, lorsqu'on procède à leur extraction, on est obligé de faire une incision beau- . coup plus étendue que ne semble le réclamer le volume de la tumeur et de disséquer soigneusement autour et au dessous du kyste, en écartant l'orbiculaire des paupières et les téguments.

Il importe beaucoup de ne pas ouvrir le kyste pendant la dissection qui doit être très-attentive et très-minutieuse, attendu que le kyste une fois ouvert ne peut plus être enlevé que par arrachement. Or l'arrachement amène la déchirure du kyste et son énucléation incomplète, ce qui est inévitablement suivi de la récidive.

Quant aux kystes palpébraux proprement dits, ils peuvent et doivent être ouverts aussitôt que par une incision transversale faite parallèlement au bord libre de la paupière on a mis la tumeur à découvert; on dissèque ensuite chacune des moitiés du kyste, on les attire au dehors à travers la plaie et on les retranche d'un coup de ciseaux.

Quand la dissection du kyste présente trop de difficultés, on introduit dans sa cavité un crayon de nitrate d'argent qu'on y laisse quelques secondes. Au bout de quelques jours le kyste est éliminé par la suppuration, et la plaie se ferme.

A la pince de M. Desmarres qui a été préconisée pour l'ablation des kystes palpébraux je préfère l'introduction du doigt sous la paupière. C'est un guide intelligent et plus sûr.

Quelquefois le kyste siège entre la conjonctive et l'orbiculaire des paupières. Dans ce cas je préfère pratiquer l'extirpation par la face interne de la paupière.

Verne» des paupières. On peut tout simplement les enlever d'un coup de ciseaux.

Mais, comme il pourrait y avoir une petite hémorrhagie et que la plaieainsi que toutes celles que produit l'instrument tranchant, peut amenées de la suppuration, je préfère de beaucoup recourir au procédé suivant :

A la limite de la petite tumeur, passez par transfixion deux à trui = épingles fines, pédiculisez la tumeur au moyen d'un fil et placez la chain <* d'un petit écraseur.

La cautérisation qu'on a proposée pour la guérison de ces tumeurs es^i un procédé beaucoup plus compliqué, lent à produire son résultat définitïr et qui n'est pas exempt de dangers.

Tnmein douloureuse» sous-cutauees des paupières*

Ces tumeurs occupent la couche celluleuse sous-cutanée de la paupière. Elles sont petites, arrondies, très-dures et parfaitement mobiles sur le cartilage tarse. Les douleurs excessives qu'elles provoquent ne sont explicables par la présence d'aucun rameau nerveux en connexion avec elles. Elles sont constituées par une substance dure, grisâtre, parsemée de ligne* > bleues; le tissu cellulaire environnant est un peu condensé, mais n'enveloppe pas assez intimement la tumeur pour lui former un kyste.

L'ablation est le remède le plus efficace contre ce genre de tumeurs. Pour pratiquer cette ablation, on passe au dessous de la tumeur une aiguille. on pédiculise avec un fil et on jette sur le pédicule ainsi formé la chaîne d'un petit écraseur. La tumeur une fois enlevée, la douleur disparait entièrement.

Maekensie prescrit aux malades qui ne veulent pas se soumettre à l'extirpation des frictions trois fois par jour avec la pommade d'onguent mercnriel et d'opium.

Tumeurs adipeuse* des paupières.

Ces tumeurs se développant toujours sur la face externe du cartilage tarse, c'est par la partie externe de la paupière qu'il faut les attaquer.

L'opération consiste à tendre la paupière et à fixer la tumeur en introduisant le doigt indicateur gauche sous 1c voile palpébral ; puis on incise la tumeur sur sa partie la plus saillante. On saisit alors celle-ci avec un crochet et on l'enlève avec la plus grande facilité. La direction de l'incision doit être parallèle au bord libre de la paupière.

Tumeurs dues à l'hypertrophie d'un follicule cutaué*

Ces tumeurs abandonnées à elles-mêmes peuvent enflammer la peau et l'ulcérer; quelquefois même celle-ci se gangrène. D'autres fois la matière sécrétée se dessèche et, se trouvant soulevée graduellement par une nouvelle quantité de matière desséchée, donne à la tumeur une forme allongée et pointue, en manière de corne ou de verrue. C'est principalement chez les enfants qu'on observe ce genre de tumeurs.

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