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CHAPITRE II

MALADIES DE L'iRIS.

Corps étrangers Implantés dan» l'iris.

Il peut arriver que certains corps étrangers, des éclats métalliques, par exemple, lancés avec force traversent la cornée et se logent dans le Usau de l'iris. La plaie cornéale, étant très-étroite, se cicatrise, l'humeur aqueuse se reproduit, mais le corps étranger persiste et peut alors donner lieu à des accidents graves.

Si on a reconnu la présence du corps étranger et si on le distingue dans la place qu'il occupe, il est indiqué de procéder à son extraction.

Pour cela, on incise la cornée dans un point assez rapproché de ce corps à l'aide d'un couteau lancéolé, et au moyen d'une pince très-fine, on cherche à dégager le corps étranger, puis on applique sur l'œil des sachets de glace pour enrayer, s'il est possible, le développement de l'iritis traumatique.

Herale de l'Iris à travers la e^rmêe.

Si l'accident est récent, on s efforce de réduire la portion herniée en se servant d'un stylet mousse dirigé avec méthode. On ferme ensuite les paupières et on les maintient closes au moyen du pansement par occlusion.

Si l'ouverture de la cornée est trop étroite pour permettre la réduction, on a conseillé de débrider la solution de continuité à l'aide d'une aiguille à cataracte ou d'un instrument analogue pour faciliter la rentrée de l'iris herniée; mais on s'expose ainsi à favoriser d'une manière plus prononcée la production de la hernie ou à aggraver l'inflammation déjà existante.

Quand les moyens précédents ne sont plus applicables, il faut pratiquer l'excision à l'aide des ciseaux courbes.

Opération de la pupille artificielle.

Cette opération peut se pratiquer suivant quatre méthodes différentes : 1° l'incision ou iridotomic; 2° le décollement ou iridod valise ; 3° l'excision ou iridectomie ; 4° le déplacement de la pupille ou corectopie.

A. — INCISION OU IRIOOTOMIE.

dette méthode, fondée sur la rétractilité dont on supposait douées les fibres de l'iris, est aujourd'hui complètement abandonnée en raison des échecs nombreux qu'elle a essuyés. L'observation a démontré que l'iris enflammé ou altéré dans sa texture ne possédait plus ses propriétés originelles, et, par conséquent, que la rétraction n'avait presque jamais lieu après l'iridolomie. Nous ne mentionnerons donc que brièvement et pour mémoire les divers procédés qui se rattachent à la méthode de l'incision.

Procédé de Cheseldeu. — A l'aide d'un petit couteau tranchant d'un seul côté et ayant la forme d'un scalpel, on pénètre dans l'œil à i millimètre de la cornée, on dirige la pointe de l'instrument vers l'iris, de manière à inciser cette membrane transversalement sans blesser la cornée.

Procédé de Janin. — On incise la cornée avec le kératotome de Weniel, on fait avec des ciseaux courbes, dont la branche inférieure est terminée en pointe, une ponction à l'iris, à environ 2 millimètres de son bord inférieur et un peu du côté du grand angle de l'œil, puis on pratique (Ton seul coup une section en forme de croissant dont la convexité est dirigée en dehors.

Procédé de Guérin* — C'est une combinaison des procédés de GheseMeu et de Janin. combinaison qui se résume en une incision cruciale.

Procédé de Maunoir. — On pratique, à l'aide de ciseaux coudés, deux incisions formant un lambeau à peu près triangulaire, dont la base est dirigée vers le cercle ciliaire, tandis que le sommet regarde la pupille.

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