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ACCOUCHEMENT PRÉMATURÉ

«s avons dit (p. 449) que la durée moyeime de la grossesse peut être lêe à deux cent quatre-vingts jours. Il arrive cependant parfois que l'achenient survient avant le deux cent cinquantième ; alors il est dit préma- L'àge de la viabilité légale est fixée au sixième mois, cent quatre-vingts ^; avant celte époque, il y a avortement et non accouchement. Les limites e«nps qui circonscrivent l'accouchement prématuré comprennent donc période de soixante-dix jours.

»»»«». — Les causes de l'accouchement prématuré, lorsqu'il a lieu vers ^ièine mois, sont celles de l'avortement, que nous étudierons tout à "l'e. Nous ne les mentionnerons donc pas ici, pour éviter des répétitions i^- Uuand l'expulsion du fœtus a lieu à une époque plus rapprochée du ^^ on constate l'action de causes plus spéciales, telles que l'hydropisie de

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4*ainnios, la présence de jumeaux, qui peuvent distendre outre mesure U q vite utérine et faire naître des contractions prématurées. On note encu:^ nipture accidentelle de la poche des eaux.

Cependant, le plus souvent, lorsque raccouchement survient aune épc»^ presque voisine du terme, il est impossible d'assigner au travail une m^ raisonnablement acceptable. On a dit que l'enfant avait atteint son dé\eii pement complet, plus rapidement que dans les cas ordinaires et que cettt » turité précoce était la seule cause de son expulsion. Cela peut être vrai «la certains cas, mais souvent aussi il n'en est rien. J'ai plusieurs foi^ rd des enfants nés avant terme, alors que le travail était survenu tout ù I spontanément, comme dans les circonstances ordinaires, et cependant U* < lume du fœtus était faible, et il aurait eu manifestement besoin de -i encore quelque temps l'incubation maternelle. Aucune explication baivà santé de ces anomalies ne se présente à l'esprit, et il faut renoncer k expliquer.

Marelle da traT«ii. —J'ai dit que ta période circonscrite par les limiter l'accouchement prématuré est d'environ soixante-dix jours. L'état d'oi^a sation de l'utérus est donc fort différent aux deux extrêmes de celte pêri.i( Vers le sixième mois, les phénomènes du travail sont analogues à ceux qu' observe dans l'a vertement, tandis que, vers le huitième, ils ne diffèrtiit rien de ceux de l'accouchement à terme. Il n'est donc pas exact de eu prendre l'étude de faits aussi différents dans une seule description, car co ( serait vrai pour une époque ne le serait pas pom* une autre. On doit m' lu lier à formuler des indications générales, qui sont d'autant mieux ju^tiiiï que le travail est plus éloigné du terme normal.

Le col de l'utérus, dans le cours de la grossesse, subit un ramollisseï»? progressif qui facilite sa dilatation. Lorsque ce ramollissement fait défaut, W facement et ta dilatation suivent une marche parfois irréguliére. Le coK a\i son effacement, peut, être facilement et entièrement perméable au doi<:t, i pénètre à travers son orifice utérin, mais cette dilatation ne suivra une mârci définitivement progressive que lorsque le col sera résorbé et complétouki effacé; car c'est là une condition essentielle de l'accouchement.

L'efficacité et l'énergie des contractions sont naturellement on n^M avec l'état de l'organisation du muscle utérin, et le travail sera d'autaut plu prolongé que la fibre musculaire du corps moins parfaite, devra vaincre le résistances plus énergiques du col,

Pendant la période d'expulsion, si les forces mises en action sont moufl énergiques, le volume du fœtus est plus faible; il existe donc lA une e>pt'« de compensation.

Dans l'accouchement prématuré, les présentations du siège sont beaocouf plus fréquentes qu'à ternie. Cette fréquence est plus grande à mesure qui» s'éloigne du terme normal de la gestation.

Soins. — Lorsqu'on est appelé au début d'un travail prématuré, où à'ii chercher à en arrêter la marche. 11 n'est pas de moyen plus efficace po«f cela que le repos horizontal et le laudanum adhiinistrè en lavements à la do^de vingt ou trente gouttes, au moyen d'une très-petite seringue contenasi

ACCouGUEMErrr phématuré. 743

; grammes de liquide. On donnera de cinq à dix gouttes de laudanum dans ue lavement, d'heure en heure, jusqu'à ce que Tarrêt des contractions tomplet.

Ds le cas où la mort du fœtus serait certainement constatée, on s'abstiende ce mode d'intervenlion.

s soins que réclame la femme pendant l'accouchement prématuré et ses > ne dilTèrent en rien de ceux qu'exige Taccouchement normal. La crainte lémorrhagies, manifestée par Burns *, n'est fondée que sur des idées iques que la pratique ne justifie pas. Seulement, pendant la délivrance, t ménager avec beaucoup de soin les tractions, à cause de la faiblesse du m, qui pourrait se rompre.

oDostie. — Le pronostic de l'accouchement prématuré ne présente rien irticulièrement fâcheux pour la mère. Les suites de couches ont même lurée moins longue et sont, en général, plus favorables qu'après l'accou* lent à terme. Cela se conçoit, en raison de l'ébranlement moins grand la fenune subit.

d'en est plus de même pour l'enfant. Ceux qui naissent à une époque rochée du sixième moins sont presque fatalement voués à la mort; car, ces conditions, l'accouchement ne diffère de l'avortement que par des ices insensibles. Si on peut citer quelques rares exemples de survie, i 1 est pas moins vrai que la viabilité est alors plutôt légale que physioloe.

t septième mois, l'enfant a déjà des chances sérieuses d'existence, et ces ces s'accroissent à mesure qu'il se rapproche du terme ; mais il exige des i beaucoup plus assidus et plus intelligents que lorsqu'il naît à terme. Je ignalerai que pour en faire ressortir l'absurdité, le préjugé qui accorde tus grandes chances de vie à l'enfant de sept mois qu'à celui qui naît au ième.

)us ne n&us occupons ici que de l'accouchement prématuré spontané, i quelques cas, il est nécessaire, dans l'intérêt de la mère et de l'enfant, rovoquer le travail avant terme. Nous étudierons ce qui est relatif à cette •ation, en traitant de Y accouchement pt^ématuré artificieL

ACCOOGHEMSlIt PRÉMATURÉ

T, Oialogus de partu septimestri^ etc. lente, 1670. — Barker, Mém. sur les naissance:! tttartes, Med. Timei, 1850. — Baor, De partu prœcoci. Tubingae, 1826. — Gobucie, Qtat. de partu octimestri vitali. Hall. 1708. — Uallsr, Defœtu humano septimestri, etc. ing., 1745., — HiLscHCT, Theoria abortiis et partus precocis. lenaî, 1727. — Lerot, A., 'ant qui naît à cinq mois peut-il conserver la vie? Paris, 1790. — Morcaciti, Responined. leg. tertiam, an post septim. a couceptione- menses infans nasci possit vitalis *rteclus, CEuvreê complètes, Bassano, 1765. -^ Hurpht. Naissance prématurée. Gaz. '«■,1815.

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*t?nient et de l'accouchement. Les éléments de statistique font com- ( défaut, et les chiffres publiés par quelques auteurs ne reposent .11 document sérieux.

' mient se produit le plus souvent dans les premiers temps de la gros- -^ femmes ignorent la nature de l'accident ou le considèrent comme •I important pour réclamer les soins du médecin, surtout lorsqu'il dans les deux premiers mois. L'avortement devient de plus en plus .^sure qu'on s'éloigne du début de la gestation, et ce n'est guère que . survient après le troisième mois que les femmes se présentent dans .aux d'accouchement. C'est ce qui explique que madame Lachapelle .iservé que 116 cas sur 21,960 grossesses, proportion évidemment 4 ieure à la réalité.

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