CAUSES APPARTENANT A LA MÈRE
tnkpérmMueniu. — Au point de vue de l'avortement, on a voulu faire jouer ^Tand rôle aux différents tempéraments ; on a également mis en cause ibonpoint, la maigreur, etc. Je me bornerai à faire remarquer que, dans ordre de faits, on a considéré les conditions les plus opposées comme ilement prédisposantes. Parce qu'on a observé l'avortement dans ces difféiles conditions, on n'est point raisonnablement fondé à invoquer la solidaê, à établir une relation de cause à effet entre l'accident et des circonstances nales coïncidentes, qui n'ont aucune influence sur sa production.
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rus acquiert son entier développement. Nous avons exposé que, dans la sesse normale, le col, qui forme Tobstacle à l'expulsion du fœtus, se rainol progressivement; ces conditions favorables n'existent pas dans ravorf* prématuré ; la fibre utérine n'a pas encore acquis toute sa puissance con lile, et le col n*a rien perdu de sa longueur ni de sa rigidité. Les contraiiiiii moins efficaces devront donc lutter contre des obstacles plus sérieux. Aie la dilatation du col est nécessairement plus lente et n*a pas la progression régulière qu'on observe à terme. Le diamètre de l'orifice dilaté ne dépasse fi les limites du volume des parties qui doivent être expulsées. Quand l'aviiil ment survient dans les premiers temps de la grossesse, l'effacement est fj incomplet, et le col forme un canal d'une certaine longueur el un peu ripi que doit traverser l'embryon. La mécanisme de l'avortement difîere dau surtout à cette époque, du travail à terme, en ce que le col ne s'absorbe pi préalablement à la dilatation définitive.
Ces conditions sont extrêmement défavorables et expliquent la lenteur («H naire du travail. Le faible volume du fœtus ne compense pas la mauvaise à position du col et l'absence d'efficacité des contractions. .|
Parfois l'œuf intact ou divisé proémine pendant plusieurs jours a trâvf l'orifice utérin avant de le franchir tout à fait. Cette circonstance est parliii, lièrement fâcheuse, car tine hémorrhagie parfois assez sérieuse persiste en g néral pendant le temps que dure cette période du travail, et peut devenir i cause d'un véritable danger. ,
L'importance de l'héinorrhagie n'est nullement subordonnée à l'ètal (| vie ou de mort du fœtus, elle est due exclusivement au décollement du (4 centa, seulement il est évident que la mpture des connexions utéro-plar^ taires interrompt la circulation du fœtus et entraîne sa mort. i
On a avancé, sous forme d'hypothèse, il est vrai, que la mort du produ.t^ la conception antérieure à Tavortement diminue Tintensité de rhèniorrhâs^ parce qu'il est probable que, dans ces cas, la circulation utérine est ukn^ active. En admettant une activité moindre, qu'on ne peut que supposer, la sinus n'en subissent pas moins le traumatisme qui laisse de nomlireux orifice béants. 11 n'est pas besoin de beaucoup réftéchir pour reconnaître que, de\vi tant de portes ouvertes à l'hémorrhagie, l'activité plus ou moins grande iê^ la circulation est bien insignifiante.
Lorsque l'utérus a atteint un certain degré de développement et qui l cal accessible par la palpation abdominale, on le sent se durcir pendant la o»*» traction ; lorsqu'au contraire il est encore confiné dans la cavité pelvienne. Je* souffrances de la femme et l'écoulement, momentanément plus notable, as sang sont les seuls indices que l'organe est en état de tension.
Si la mort ou la vie du fœtus n'ont aucune action sur la marche du Irau... il peut être utile cependant, au point de vue des déterminations qu'où e< appelé à prendre, de savoir si la vie persiste ou s'est éteinte. En effet, • " cherchera, dans le premier cas, à arrêter la marche de l'avortement, tam^fr que, dans le second, on n'a aucun intérêt à le faire.
Après l'époque où les mouvements actifs et les battements du cœur sescsi manifestés, l'auscultation et les renseignements fournis par la mère peoveit
MBLIOfiBAPHIR. 739
RËSUMË
grossesse gémellaire est caractérisée par le développement simultané de deux ilusiears foBlus dans Torganisme maternel. — Les grossesses bî-géroellaires s'ob* nt environ une fois sur 87 accouchements; — les tri-gémellaires ime fois sur l— Les quadri-^émellaires sont trop rares pour qu*on en indique la proportion. — {Tossesses conqMMsées de cinq fœtus né peuvent être révoquées en douta. grossesses gémeUaires sont dues : 1* A la fécondation simultanée de deux $ dont la déhiscence a lieu sur un même ou sur les deux ovaires ; — 2* 2i icondation de deux ovules contenus dans une seule vésicule de'Graaf;-développement de deux vitellus ou de deux vésicules germinatives sur un seul — 4* au développement anormal de l'utérus qui présente deux cavités dis* s:— 5*etifln, on a invoqué l'hérédité. = Dans les accouchements gémellaires, prédominance du ^xe féminin. = Les présentations des fœtus dans les grossesses ileires afTectent les rapports suivants : dans 290 cas on a noté, au détroit supé- , les deux têtes ilfô fois; une tète et un siège, 415 fois; les deux sièges, 54 fois; f et une épaule, 7 fois ; le siège et une épaule, 2 fois. = L'auscultation fournissant bruits du cœur distincts, entendus sur des points différents et non isochrones, seul signe certain dune grossesse double, z^ La grossesse gémellaire suit sou* la marche régulière jusqu'à terme. — L'accouchement est parfois prématuré en I de la distension de l'organe. — Lamort d'un fœtus peut provoquer le travail,— !tus mort peut être expulsé seul, tandis que Tautre continue de se développer.-- (tus mort peut rester dans Futérus sans gêner le cours de la gestation. = Le «tic de la grossesse gémellaire est moins favorable que celui de ta gestation simple. tccwehement gémellaire est souvent un peu long en raison de la distension de ne dont les contractions sont moins énergiques. — La sortie du second fœtus a Milinnirement presque immédiatement après Texpulsion du premier. — Dans le «traire, Tétat de la femme indique dans quelle mesure on doit intervenir. = La 'ùnce ne doit être faite qu'après l'expulsion des deux enfants. — Il est bon de lier té de la mère le cordon ombilical du premier expulsé. — En délivrant il ne faut juesurun seul des cordons, — on doit tenir compte de la disposition à l'inertie résenle Tutérus dans ces conditions, elle peut devenir la source d'hémorrhagies s.
uréTATioH. — La superfétation n'est possible que : 4* lorsque les deux conceptions m à quelques jours d'intervalle ; 2* dans les cas d'utérus bi-corne ; 3* lorsqu'une e portant un fœtus extra-utérus est de nouveau fécondée.
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