VÉGÉTATIONS
Sous l'influence de la gestation, et absolument en dehors des causes vénéiennes, il survient parfois des végétations aux parties génitales des femmes mceintes. 1) est donc fort important, en présence de pareilles lésions, de se nontrer réservé dans l'appréciation de leurs causes.
Ces végétations ont exactement la même physionomie que celles qui suriennent à la suite d'écoulements suspects : elles sont rouges, pédiculées à la »aso, et renflées à leur sommet comme les choux-fleurs. Elles domient lieu à des lèmangeaisons assez vives et répandent une odeur désagréable. Elles siègent ur les grandes lèvres, au pourtour de l'anus, à l'entrée du vagin, et même sur e col utérin, dans un cas observé par Tibierge.
Les végétations coïncident avec une leucorrhée ; c'est surtout vers le milieu le la gestation qu'on les voit apparaître, et elles persistent jusqu'à la fin de la Tossesse.
Leur destruction par l'instrument et les caustiques est suivie d'une récidive mmédiate, lorsque ces tumeurs sont volumineuses. On ne peut donc espérer m succès que lorsqu'elles sont petites ; mais dans ces conditions elles dispaaissent spontanément après l'accouchement, par dessèchement du pédicule. '6 traitement qui échoue pendant la gestation réussit, au contraire, fort bien près la délivrance ; et, en cas de grosses végétations, lorsque la guérison l'est pas spontanée, les opérations ne sont plus suivies de récidive.
INbllographle. — - Ahcelet. Des végétations Tulvo-anales des femmes enceintes. Paris, 8tiO. — TiKBBGE, Des végétations qui se développent sur les parties génitales externes pen- ^nt la gestation. AriA. gén. de méd., 1856. — Zbrdb, Développement descondylomes pendant ïgi-ossesse. Allgem, Medic. arii. ZeiUchr., 1856.