‹ Traité complet d'accouchementsChapitre 23 sur 183 · JOCUS AC.L · texte numérisé non relu

JOCUS AC.L

ANATOMIK .

se dédouble; eu haut, il se divise en deux branches qui embrassent le clitoris ; en bas et. en arrière, il se dédouble également pour se continuer en dehors avec les grandes lèvres et en dedans avec la fosse naviculaire. Les petites lèvres sont formées par un repli de la peau couvert d'un épithèlium pavimenteux. On remarque au-dessous de cet épithèlium des papilles et des follicules sébacés dont on voit le nombre et le volume s'accroître en les suivant de la face externe à la face interne de ces replis, de sorte que prés de l'orifice du vagin elles ont atteint leur plus grand développement comme nombre et comme volume.

Les petites lèvres ne contiennent aucune trace de poils, de glandes sudori pares ou de fibres musculaires lisses. Une couche cellulaire à fibres élastiques relie entre elles les faces externe et interne de chacun de ces replis. Les vaisseaux et les nerfs ont la même origine, et les veines ont la même ter minaison que celles des grandes lèvres.

Les petites lèvres sont destinées, dit-on, à fournir, par leur dédoublement, à l'ampliation de la vulve lorsque le fœtus la traverse au moment de l'accouchement.

Le clitoris est l'analogue du corps caverneux de l'homme, dont il reproduit très-exactement la disposition sous un plus petit volume. 11 liait des branches ischio-pubiennes et se réunit au-devant de la symphyse pubienne à laquelle il est relié par un ligament, pour former un corps unique séparé par une cloison sur la ligne médiane. Il se termine en avant par un petit mamelon conoîde qui porte le nom de gland du clitoris et auquel la division de la partie supérieure des petites lèvres forme un prépuce. Les grandes lèvres le recouvrent et le protègent contre les excitations accidentelles. La structure du clitoris le rapproche encore du corps caverneux de l'homme ; il est constitué par une trame érectile cloisonnée sur la ligne médiane et enveloppée dans une gaine fibreuse. Les vaisseaux ont également la même disposition. Les artères sont les branches terminales de la honteuse interne, les veines se rendent au plexus vésieo-uréthral. Quelques-unes établissent des communications avec le bulbe du vagin. Ses nerfs proviennent du tronc honteux interne; ils rampent sur la face dorsale de l'organe, envoient de nombreux rameaux dans les corps caverneux, puis se perdent dans le prépuce auquel ils donnent son exquise sensibilité. Le clitoris est l'organe spécial de la sensation voluptueuse. Le vestibule est une surface triangulaire limitée en haut par le clitoris, suites côtés par les petites lèvres, et en bas par le méat urinaire. Cette surface est rectiligne de haut en bas et concave transversalement. Ses papilles sont moins développées que celles des petites lèvres, et elle est complètement dépourvue de follicules sébacés. On y remarque seulement une douzaine de follicules mucipares qui présentent des ouvertures assez visibles et de formes diverses.

Le méat urinaire est situé au-dessus d'un tubercule rugueux qui limite en haut l'entrée du vagin. La moitié supérieure du méat urinaire est lisse, comme le vestibule ; sur sa moitié inférieure on voit des villosités plus développées, mais semblables à celles du vagin ; au milieu de ces villosités et autour du méat, on voit l'orifice de follicules mucipares qui ont été nommés follicules urélhruux.

L'orifice vaginal esl situé un peu plus profondément que les petites lèvres. Il ne correspond pas au centre de la vulve, il en occupe les deux tiers inférieurs environ. Il est séparé de la commissure antérieure de l'anneau vulvaire parle méat urinaire, le vestibule et le clitoris; en arrière, la fosse naviculaire seule le sépare de la commissure postérieure. Supérieurement, cetorilice est limité et en partie occupe par une saillie rugueuse qui forme le tuberculemédian, terminaison de la colonne antérieure du vagin. Ims rugosités de ce tubercule sont constituées par des papilles linéaires très-nombreuses et trés-dèveloppées. L'orifice vaginal est ordinairement fermé et présente une fente verticale; il est muni d'un constricteur musculaire que nous avons décrit avec les muscles de cette région.

Les glandes vulvo-vaginales sont situées sur les parties postéro-latérales du vagin, à peu près au niveau de son ouverture. Leur forme, ordinairement ovoïde, est cependant variable, ainsi que leur volume qui oscille entre cinq et douze millimètres environ. Elles se composent de lobes, lobules et acini. De ces acini partent des tubes qui se réunissent les uns aux autres el aboutissent à un canal unique de quinze à dix-huit millimètres qui vient s'ouvrir dans l'angle formé par la membrane hymen, ou par les caroncules myrtiformes postérieures et les parois de la vulve. Le produit de sécrétion de ces glandes est un mucus clair, limpide et légèrement filant, plus ou moins abondant, qui s'épanche sous l'influence de l'excitation vénérienne. Leur fonction semble analogue à celle des glandes de Cowper et de la prostate de l'homme.

l'hymen est une membrane qui ferme en partie l'orifice vaginal des vierges. Elle présente en général la forme d'un croissant, dont le bord convexe dirigé en arrière est fixé à la partie postérieure et aux côtés de l'orifice du vagin. Lorsque les cuisses sont rapprochées, cette membrane se replie sur elle-même et le sommet du pli qu'elle forme regarde en bas; elle est au contraire tendue et plane lorsque les cuisses sont portées dans l'abduction forcée. Parfois l'hymen constitue un diaphragme circulaire percé d'une petite ouverture sur un point qui se rapproche en général de sa partie antérieure. Dans des cas fort rares, il est complètement imperforé. L'hymen est formé par un repli de la muqueuse, dont les deux faces externes sont adossées. Ce repli est plus épais vers l'insertion du bord convexe de la membrane. La résistance de l'hymen est très-variable; parfois il cède difficilement aux premiers rapprochements sexuels et se rompt en donnant lieu à un petit écoulement sanguin. Parfois, au contraire, surtout lorsqu'il est plus développé, il se laisse déprimer par le pénis et persiste jusqu'au premier accouchement.

La rupture de l'hymen donne naissance aux caroncules myrtiformes, tubercules charnus qui ne sont formés que par ses lambeaux déchirés. Ils occupent le lieu où s'insérait l'hymen. Leur aspect est très-variable el leur nombre est nécessairement en raison de la manière dont la rupture s'est produite.

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