‹ Traité complet d'accouchementsChapitre 80 sur 183 · IG · texte numérisé non relu

IG

ovolog:k et emciiyoi^îie.

montre vers 5 mois et demi. — Les glandes sébacées vers le 4". — Les poils à la fin du 5'.

— Les glandes sudoriparcs au commencement du 5e, ainsi que les ongles. = Les corps de Wolff sont deux organes glandulaires couchés le long de la colonne vertébrale, de la région du cœur au bassin. — Ils se montrent au 50' jour. — Ils sont formés par une ligne de tubes ou cœcums enroulés à leur extrémité libre, et qui versent leur produit «le sécrétion dans un canal étendu à toute la longueur de l'organe. — Ils précédent les reins et probablement en remplissent la fonction. — On voit que leurs vestiges forment le canal de Garthner et le corps de Hosenmûller. = Appareil génital interne. Sur le boni externe du canal excréteur du corps de Wolff, on voit un petit cordon plein, puis creux. Il deviendra la trompe ou le canal déférent. — Ces canaux s ouvrent d'alwrd dans le cloaque, plus tard ils sont en dehors de la vessie. — L'extrémité inférieure des trompes s'unit bientôt pour former l'utérus. — L'ovaire et le testicule se développent sur le bord interne du corps de Wolff de la même mnniére que la trompe et le canal déférent Pont fait sur son bord externe. — D'abord languettes oblongue*, bientôt ils s'arrondissent.

— Le testicule ne change de place que plus tard, il -s'unit au canal déférent et glisse peu à peu vers le scrotum, où il arrive vers le 7* mois. — L'ovaire devient transversal et descend vers le bassin. — Les reins apparaissent vers la 7' semaine derrière les corps de Wolff; — d'abord lisses, vers la neuvième, ils sont constitués par plusieurs petits lobes qui deviennent très-nombreux, puis se réduisent à 15 au moment de la naissance.

— Capsules surrénales, on ignore leur origine exacte ; leur rôle inconnu semble devoir être important si on tient compte de leur volume; jusqu'au 5" mois, ils sont plus gros que les reins, avec lesquels ils n'ont que des rapports de contact. — La vessie, d'abord cloaque, naît du pédicule de I allantoïde. — La réunion du cloaque et du gros intestin se fait sous un angle aigu. l'é|>eron formé par cet angle s'abaisse vers l'anus et forme une cloison qui rend les deux cavités indépendantes et la ves>ie est constituée. = La glande thyroïde, dont l'origine es>t discutée, apparaît dans le courant de la 7* semaine, et le thymus, dont la genèse n'est pas mieux connue à la 8*. = Formation de l'intestin, elle remonte à une époque voisine de l'apparition de la tache embryonnaire ; 1 intestin procède du feuillet muqueux du blastoderme, qui pa*sc primitivement à plat^ur la région vertébrale antérieure, bientôt il se termine eu deux culs-de-sacs, fovea cardiaca et fovea inferior, qui correspondent à ses deux extrémités. — Bientôt l'intestin forme une gouttière dont les jwrds se rapprochent et se soudent, d'abord vers les deux extrémités, puis complètement, de manière à ce que la cavité intestinale ne communique plus avec la vésicule ombilicale que par le canal omphalo-mcsentérique. — L'intestin représente au début un tube droit fermé à ses deux extrémités. — V estomac se montre d'abord sous forme d'une légère bordure a l'extrémité supérieure du tube intestinal, et donne naissance au duodénum ; la valvule pilorique n'est visible qu'au 5* mois. — Le jéjunum et Vi'éum sont le siège de changements plus considérables dans leur longueur, ainsi que les côlons. — Avant de prendre leur place définitive, ils subissent des mouvements qui modifient d'une manière très-notable leurs rapports réciproques. — Le mésentère fixe l'intestin à la colonne vertébrale dès le moment de son apparition. = Le foie naîtrait selon quelques auteurs d'une bosselure de l'intestin. — C'est un des premiers organes dont on constate la présence, sa circulation est très-riche presque dès le début. — Le panm'as serait un diverticulum de l'intestin, et la rate procéderait de la grande courbure de l'e»tomac. = Développement des membres. l e la 4" à la 5' semaine, ou les voit naître sous forme de languettes ayant une extrémité libre aplatie, bientôt cette extrémité se creuse de petites dentelures. — Vers cinq ou six semaines, une inflexion marque la place du coude et du genou.

(On peut compléter cette partie du résume avec l'exposition succinle de l'examen du fa- tus aux différentes époques de la gestation, p. l2G8).

riÉSLMÉ.

Fœtls a terme, son poids est 5500 grammes et sa longueur de 48 centimètres. — Le diamètre bi-acromial du tronc mesure 120 mill.; l'antéro-postérieure, sterno-dorsal,9b. — La région pelvienne du fœtus mesure d'une crête iliaque à l'autre 80 mill., entre les trochanters. 90 ; de la partie postérieure du sacrum à la face antérieure du pubis 55 mill. — La tèle présente la forme d'un ovoïde à grosse extrémité postérieure. — A la naissance, les os du crâne sont séparés par des espaces membraneux qui portent le nom de sutures et de fontanelles. Les sutures de la voûte du crâne sont : 1° l'antéro-postérieure ou sagittale ; 2" la lamMoide ; 5* les transvci-ses ou fronlo-pariélalcs. — Les fontanelles : 1° bregmalùjue ou grande fontanelle; 2° Voccipitale ou postérieure, qui manque le plus souvent. = Diamètres de la tête: 1* occipilo-mentonnier, 155 millimètres; 2" occipito- frontal, 110 ; 5J sous-occipito-bregmaliqiie 95; 4° trachélo-bregmatiqueOo; 5" fronto-mentonnier 80 ; G° bi-pariétal 90; 7* bi-temporalXO. Il est important, au point de vue du travail, de noter les circonférences qui passent par les extrémités des principaux diamètres. ■= La tète du fœtus mâle est plus volumineuse d'un trentième que celle du fœtus de l'autre sexe. — Cette différence augmente dans des proportions notables la mortalité des fœtus mâles et de leurs mères. — Le degré deréductibilité de la tèle pendant ce travail, estimé par Baudelocque à un centimètre est supérieur à ce cbiflre. = L'articulation de la tète avec la colonne vertébrale limite à un quart de cercle le degré de torsion qu'on doit imprimer à la tète du fœtus lorsque le tronc est immobilisé, pendant le travail. — La procréation des sexes à volonté est une chimère, chaque ovaire ou testicule contient les éléments des sexes différents. = Dans les naissances, le sexe masculin prédomine d'environ 0 pour 100 sur l'autre. — La mortalité qui atteint les enfants dans le courant de la première année après la naissance, frappe les mâles dans une proportion notable. — Cette mortalité, très-forte dans les premiers mois, diminue progressivement jusqu'à la lin de la première année, où elle est égale pour les deux sexes. = Vers la fin de la gestation, le fœtus est incurvé sur son plan antérieur sur lequel les membres sont appliqués dans un état de flexion.

Fonction* du fotu». — Circulation. — La distribution du sang aux différentes époques de la vie fœtale se fait au moyen de trois circulations successives et parfaitement dis- WncU^.— Première circulation. Le cœur est le premier organe dont la fonction soit visible, on note sa présence immédiatement après l'apparition des premiers rudiments du système nerveux. — Les vaisseaux se forment en même temps au centre et à la circonférence. — Le cœur est d'abord un cylindre droit sans cavité. — Les cellules qu'il contient s'unissent pour en former les parois, il devient creux et se remplit d'un liquide incolore au début, plus ard contenant des globules rouges. — Le cylindre cardiaque reçoit quatre vaisseaux, deux à son extrémité supérieure, arcs aortiques qui suivent le grand axe du fœtus pour devenir ensuite artères omphalo-mésentériques ; — deux à son extrémité inférieure ; veines omphalo-inésentériques. — bientôt le cœur se recourbe en S, et se meut avec une extrême lenteur. — Seconde circulation. L'organe central de la circulation subit un mouvement de torsion sur son axe et se dilate en trois renflements, séparés par deux rétrécissements. La premiéredilatalion fournit les oreillettes, la seconde les ventricules, la troisième le bulbe de l'aorte. — Le premier rétrécissement est le canal auriculaire, le second, le détroit de Haller. — Les veines caves communiquent avec les oreillettes par un tronc commun, plus tard le tronc se divin1. — Les ventricules sont séparés de bonne heure par une cloison. — Le bulbe de l'aorte s'allonge en crosse, et se divise en deux canaux communiquant avec chacun des ventricules. = Les arcs aortiques en suivant le grand axe de l'embryon jusqu'à son extrémité caudale, forment deux aortes qui se réunissent plus tard en une seule. — Les artères omphalo-mésentériques s'insérant sur ce trajet, les ombilicales naîtront de l'extrémité caudale de l'embryon. = Du bulbe naissent plusieurs paires d'arcs vasculairesqui se distribuent aux arcs viscéraux ; d'abord au nombre de cinq, troi>

OYOIOGIK ET EMWIYOI.OGIE

seulement persistent. — La première paire persistante fournit les carotides et la sousclavière. — Le rameau gauche de la seconde paire se transforme en aorte définitive, le rameau droit disparaît sans laisser de traces. — La troisième paire fournit les artères pulmonaires et le canal artériel. = Les veines, à une époque rapprochée du début de la vie embryonnaire, sont au nombre de quatre appelées cardinales ; — elles sont disposées symétriquement, deux en haut, deux en bas, sur les plans latéraux de l'embryon.

— Les veines cardiales supérieures et inférieures du même côté se réunissent en un tronc commun, nommé canal de Cuvier. — Les canaux de Cuvier de chaque côté s'unissent également en un seul tronc, qui s'ouvre dans l'oreillette, encore simple «lu cœur. — Les deux cardiales inférieures disparaissent plus tard en formant les azygos.

— Les deux canaux de Cuvier constituent deux veines caves supérieures ; elles se fondent bientôt en une seule située à droite. — La veine cave inférieure naît des iliaques, monte au cœur entre les azygos. et reçoit sur son trajet les veines ombilicales et omphalo-mésentériques. — La veine omphalo-mésentérique. d'aliord double, puis simple, en passant de la vésicule ombilicale au cœur, donne au foie quelques rameaux et forme les rudiments de la veine-porte qui sera bientôt constituée définitivement par la veine mésenlérique. — l.a veine ombilicale venant du placenta s'anastomose dans le foie avec romphalo-mésentérique ; lorsque, la veine cave apparait, elle lui fournit une branche anostomosique, canal veineux. — 11 existe alors sur ce point une communication entre les veines porte, ombilicale et cave inférieure. = Jusqu'à la disparition des fentes viscérales, les globules de sang du fœtus sont ronds et ont un volume double de ceux de la mère. A celte époque, les globules discoïdes ordinaires les remplacent peu à peu. = Cours du sang. Celui que contient la veine ombilicale est versé dans la veine cave, une partie directement, l'autre après avoir traversé le foie, — de là il passe dans l'oreillette droite, — dans la gauche par le trou de Botal, — dans le ventricule gauche, — dans l'aorte qui en envoie une partie aux extrémités supérieures, et le reste aux régions intérieures. — Le sang des extrémités supérieures ramené au cœur par la veine cave supérieure, traverse l'oreillette droite, — le ventricule droit. — le canal artériel, qui continue jusqu'à l'aorte le tronc des artères pulmonaires peu développées. — La colonne sanguine arrivée à l'aorte gagne les artères hypogastriques, les ombilicales et le placenta. = Troisième circulation. Le sang des deux veines caves se mélange dans l'oreillette droite après la première respiration. — Le trou de Botal est fermé par la valvule qui isole le> deux oreillettes : la totalité du sang passe de l'oreillette droite dans le ventricule du même côté, qui le chasse dans les artères pulmonaires devenues largement perméables.— Le canal artériel devenu inutile n'est plus traversé par le courant sanguin, qui passe maintenant à travers les poumons et revient au cœur par les veines pulmonaires. — Le placenta cesse d'être un centre d'action et les vaisseaux ombilicaux restent étrangers à la circulation.

— Les portions de l'appareil vasculaire devenus inutiles disparaissent, les artères s'oblitèrent par nue hypertrophie concentrique de leurs parois, les veines par accotement à leur face interne; elles présentent une légère hypertrophie de leur tunique. — Les vaisseaux ombilicaux, dans leur portion inlra-abdominale, se rétractent dans Ieurtunique adveutive, en se délai liant de l'ombilic avant même la chute du cordon, — leur oblitération n'est complète que vers le trentième ou le quarante-cinquième jour. - Le canal artériel s'oblilère par hypertrophie concentrique de ses parois. — Le trou «le Botal est fermé par le redressement de sa valvule qui se soude par son bord libre à la cloison inter-auriculaire.

Nutrition. — La nutrition du nouvel être se fait de trois manières différente correspondant à des périodes distinctes du développement de l'œuf. = Lt premier? comprend la migration de l'œuf de l'ovaire à l'utérus; pendant ce trajet, il n'a aucune connexion avec l'organisme maternel et se nourrit, probablement par im-

lUIM'MÉ

hibition, aux dép»uis des éléments liquides qui l'entourent. — Ln seconde correspond à la durée de la circulation omphalo-mésentérique, dont les vaisseaux entourent la vésicule ombilicale, dans laquelle ils puisent les éléments plastiques destinés au fœtus; les villosités périphériques de l'œuf qui ne sont point encore Tabulaires, absorbent un liquide qui me parait destiné à l'accroissement des membranes, et à la formation de ceux de l'amnios. = La troisième période de nutrition commence avec la circulation allantoïdienne et s'étend jusqu'à la naissance. — Les vaisseaux que l'allanloïde envoie dans les villosités, les animent d'abord toutes ; puis lorsque ces appendices grandissent et deviennent plus rameux sur le point qui doit être le placenta, ils suffirent pour nourrir l'œuf, et les villosités qui occupent le resle de si périphérie perdent leurs vaisseaux. = La circulation placentaire est le seul organe qui concourt à la nutrition. — Le liquide amniotique ne peut jouer un pareil rôle. — Les principes nutritifs qu'il contient sont en trop faible quantité pour que leur absorption soit fort utile à ce point de vue. — Les expériences qui ont été citées pour prouver que le fœtus absorbe l'eau de l'amnios par la peau ou par déglutition, n'ont aucune valeur. — La présence du liquide amniotique, ou des éléments qui s'y trouvent en suspension, dans l'estomac du fœtus, tient à une cause accidentelle, comme une interruption momentanée dans la circulation placentaire. — L'absorption du liquide amniotique par les bronches du fœtus est une hypothèse insoutenable, et les observations dans lesquelles on a prétendu voir des enfants nés vivants, malgré une rupture déjà ancienne du cordon, sont des fables. — Le thymus semble jouer un certain rôle modificateur relativement au sang fœtal. == La digestion intestinale n'existe pas chez le fœtus. — 11 reçoit ses matériaux plastiques tout préparés, et retourne à la mère par la voie des artères ombilicales la plus grande partie des éléments non utilisés. — L'intestin serait à peu près vide si sa muqueuse n'était le siège d'une exfolation épithéliale continue, dont le produit se mêle à la sécrétion biliaire. — Lee croyait à tort que le ioie du fœtus secrète une matière albmnineuse qui est digérée dans l'intestin pour servir à l'alimentation pendant la vie intra-utérine. = La fonction glycogénique remplit un rôle d'une haute importance dans les phénomènes plastiques du fœtus. — Les cellules qui produisent la matière glycogénique avant le développement complet du foie, se rencontrent à la face utérine du placenta, dans la peau et dans les diverses muqueuses du fœtus; elles disparaissent de ces régions lorsque la sécrétion hépatique commence. — Dans les muscles, on voit la matière glycogénique persister jusqu'à la naissance.

8««rétion. — La sécrétion biliaire commence du 4* au 5* mois ; d'abord contenue seulement dans l'intestin grêle, on observe progressivement la bile sur des points de plus en plus rapprochés du colon descendant où elle s'accumule jusqu'à la lin de la grossesse. — Ce liquide forme un élément important du mèconium. — Tout porte à croire que chez le fœtus la bile est complètement excrémentitielle et qu'elle ne fournit pas comme chez l'adulte une partie qui concourt à la digestion. — Sécrétion intestinale. L'intestin sécrète seulement du mucus et des cellules épithéliales en quantité assez abondante. Le pancréas étant un organe dont la fonction est essentiellement dhjeslive, il estprobable qu'il ne fonctionne qu'à une époque très-voisine de la naissance. — Les produits de sécrétion du foie et de l'intestin forment en s'unissant le méconium. = Le mèconium est brun verdàlre, visqueux. Le microscope permet de constater qu'il contient du mucus, des granulations moléculaires, de répitbélium, descristaux de cholestérine et des grumeaux de la matière colorante de la bile. = Sécrétion urinaire; elle commence après le développement des corps de Wolf, l'urine est versée alors dans le cloaque, puis dans la vessie, lors» pie cette cavité s'isole sous forme de réservoir spécial. — L'urine, pendant la vie fœtale, n'est pas expulsée delà vessie dans la cavité amniotique. — Depaul a dit que l'imperforalion des organes urinaires déterminait la distension de la vessie : preuve que cet organe

OVOLOGIE ET EMBRYOLOGIE.

vide dans l'amnios. Les laits sur lesquels il s'appuie n'ont aucune valeur à ce point de vue, ils sont tous relatifs a des monstres présentant d'autres vices de conformation.

— Chez le rœtus exempt d'autres anomalies, l'imperloralion de l'uréthre ne détermine avant la naissance, ni distension de la vessie, ni aucun trouble fonctionnel .= La sécrétion sébacée commence vers le milieu de la grossesse, elle augmente progressivement jusqu'à terme. — La quantité est lrès-variab!e sur les différents fœtus et sur les diverses parties de leur surface. La couleur du smegma cutané est d'un blanc jaunâtre. Il est lormé par de l'eau, des cellules épidermiques et de la graisse. — Sécrétion laiteuse du nouveau-né. Fendant 1rs deux ou trois premiers jours de la vie, elle est claire, au quatrième blanche et opaque, elle s'aerroit jusqu'au huitième et disparaît vers le vingtième. — Les glandes mammaires sont manifestement augmentées de volume; le lait sous l'influence de la pression sort en gouttes et même en jet. — Ce phénomène s'observe dans les deux sexes, son absence constitue une exception. — Par ses caractères physiques chimiques et microscopiques, le lait du nouveau-né ressemble à celui de la mère.

Respiration. — Le liquide amniotique ne contient pas de gaz, le fœtus n'y saurait donc puiser par la surlace de la peau, ou par les bronches, comme le croyait Geoffroy Saint-llilaire et 1». Héclard, des éléments respiratoires. — L'hypothèse de Serres qui admet des villosités branchiales, pénélrant dans l'hydropérione à travers la caduque réfléchie, n'est pas mieux londée. — Le plus grand nombre, de physiologistes pensaient que la respiration se faisait dans le placenta. — Eichricht assignait un double rôle aux vaisseaux de cet organe, les uns destinés à la nutrition, les autres à la respiration. — Jœrg croyait que les vaisseaux placentaires n'empruntaient que de l'oxygène au sang maternel. — La doctrine de la respiration placentaire est une hypothèse dont rien ne démontre la réalité. — Le fœtus reçoit de la mère un sang oxygéné, et expulse par le placenta l'acide carbonique qui se forme dans ses tissus. — L'œuf de poule ne germe pas lorsqu'on l'enduit d'un corps imperméable qui empêche la pénétration de l'air, donc il respire. Son isolement de l'organisme maternel fait qu'il renferme en lui-même tous les éléments de développement du nouvel être. — Le sang du fœtus d'oiseau, dont l'œuf respire, n'a pas la même couleur dans les artères et dans les veines. — Le sang du fœtus mammifère qui ne respire pas, a la même coloration dans les deux ordres de vaisseaux.

— Le fœtus humain est en quelque sorte un organe de la mère et il reçoit à titre d'organe des matériaux complètement élaborés. — La respiration se confond avec la nutrition et la circulation. — Le vagissement utérin ' est un phénomène excessivement r are et qui ne peut se produire qu'après la rupture des membranes ; le col utérin étant complètement dilaté et la face de l'enfant tournée vers l'orifice vaginal.

Production de chaleur. — La production de chaleur est faible chez le nouveau-né. Aussitôt après sa naissance la température s'abaisse de quelques degrés.

Fonction» cérébrales. — Les manifestations de la volonté ou de l'instinct sont nulles chez le fœtus, les mouvements qu il produit sous l'influence d'une excitation extérieure ou de sensation venant de la mère sont le résultat d'une action réflexe. — Le cerveau du nouveau-né est physiologiquement et anatomiquemenl incomplètement développé. — Les acéphales répondent aux excitations extérieures, exactement comme les fœtus normaux.

BIBLIOGRAPHIE

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