‹ Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale, et topographique du corps humain, où anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la mèdecine opératoireChapitre 24 sur 173 · XXXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXIV INTRODUCTION

partiels s'étaient en outre montrés cà et à. M. Senelle', alors aide d'anatomie, venait de soutenir une thèse intéressante sur l'anatomie chirurgicale des artères du membre supérieur, du cou et de la tête. M. Lanctuit? prit le creux sus et sous-claviculaire pour sujet de la sienne , et Bogros? en a publié une excellente sur la région iliaque ; toutefois, espérant que Béclard ne tarderait pas à donner au public le fruit de ses recherches , nous attendions tous sans oser le devancer sur ce point. Sa mort ayant trompé nos prévisions, je crus rendre service à la science et aux élèves en rédigeant la première édition de ce traité. M. Blandin en fit autant de son côté, et publia le sien, en 1826, c'est-à-dire près d’une année après l'apparition de mon premier volume.

Je rappelle ici les dates, parce que quelques personnes, qui avaient mal compris la question, parvinrent à élever à cette occasion une discussion de priorité, dont les journaux n’ont pas manqué de s'emparer #. En supposant qu'un coup d'œil comparatif sur les deux ouvrages ne soit pas suflisant pour montrer combien ils diffèrent l’un de l’autre et par le plan et par l'exécution, je dirais que si l’un des deux a dû emprunter à l’autre, ce ne peut pas être le mien, puisqu'il est antérieur de plusieurs mois à celui de M. Blandin; mais au-

1 Thèse, n. 143. Paris, 1821.

2? Thèse 18 avril. Strasbourg, 1823.

3 Thèse, n, 153. Paris, 1823,

k Bibl méd., 1827, t, 1, p. 341.

IN TBODUÇTION. - XXXV

jourd'hui, cette question est trop puérile pour que je m’y arrête, et J'espère que sous ce rapport M. Blandin partagera imon avis. S'il s'agissait de l’idée, on a dû voir qu'elle est fort ancienne. Quant au plan, chacun avait le sien. En pareil cas, c’est l’exécution qui est tout ; or, nos deux traités, quoique tendant au même but, sont assez dissemblables pour ne pouvoir pas plus être la copie l’un de l’autre que ceux de Burns et de Colles. L'Allemagne avait d’ailleurs produit quelques essais d'anatomie Lopographique avant nous. Le Manuel de Hosenthal', qui n’est guère plus étendu que le résumé de Boyer, date de 1817. M. Bock * fit paraître en 1824 une sorte de programme avec trois figures, où toutes les régions sont limitées par des lignes géométriques. Je ne parle point d’un autre ouvrage de M. Bock *, publié en 1819 et 1820, parce qu’il n’a aucun rapport avec l’anatomie chirurgicale telle que nous l’entendons en France. Gest un traité d’anatomie à l’usage des étudiants ou des praticiens du pays, et rien de plus.

Du reste, aujourd'hui même , je ne connais aucun autre traité complet d'anatomie chirurgicale, soit topographique, soit générale. Le Manuel de M. Ewards', publié en 1827, est un abrégé fort bien fait, sans doute, mais qui ne peut pas tenir lieu de traités plus étendus, Le

1 Handbuch der chirurgischen anatomie, in-8. Berlin, 1817.

3 August. Carl. Boch., Der Menschliche Korper, etc., Leipzig, 2824, 3 Handbuch der Pratichen Anat, der menschlischen Korpers, in-8.

# Man. d Anat. Chirur., in-8. Paris, 1827.

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