INTRODUCTION. LI
point ici qu'il convient de discuter ce point d'anatomie générale.
Lorsqu'on les a parfaitement isolées des tissus voisins, si on expose la préparation à un courant d'air, le tissu cellulaire lamelleux , les aponévroses même les plus fortes, se sèchent avec une grande rapidité; tandis que je dartos ne cède son humidité que long-temps après. Si on conserve la pièce dans de l’acétate d’alumine, les fibres aponévrotiques se durcissent ; celles du dartos au contraire, excepté à leurs extrémités, conservent, comme les fibres musculaires, leur flexibilité. Si, après avoir ainsi conservé la pièce, on la met dans de l’eau pure pendant plusieurs jours, pour en retirer le sel non combiné et la dessécher ensuite , on observe les mêmes phénomènes qu’à l’état frais. Ge sont là des caractères sujets à contestation ; mais ils appuient les autres preuves de la muscularité du dartos.
Le nerf ilio-scrotal se perd presque entièrement dans le dartos, qui reçoit des branches artérielles de quatre sources, savoir : des deux artères honteuses externes, de la branche périnéale, de l'artère ischiatique, et de la branche superficielle du périnée, fournie par l’artère honteuse interne. La plus grande partie de ces vaisseaux se perd dans le tissu du dartos même.
Dans les infilirations séreuses les parties tégumentaires et fibreuses sont écartées l’une de l’autre, rendues, par conséquent, plus apparentes, mais elles ne sont jamais elles-mêmes infiltrées de serum. Ge fait concourt à rapprocher les fibres du dartos des fibres musculaires ct aponévrotiques. D'ailleurs on peut suivre les attaches