‹ Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale, et topographique du corps humain, où anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la mèdecine opératoireChapitre 43 sur 173 · LXIX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LXIX INTRODUCTION

sur le bord du pubis, se prolonge jusque dans le ligament de Gimbernat. Le faisceau de droite et celui de gauche forment un petitligamenttriangulaire à baseinférieure, quiavait déjà été noté par M. Breschet. L’écartement de ses deux branches circonserit, avec le bord dela symphyse, l'entrée d’un entonnoir qui se prolonge, par sa pointe, jusque sur le dos de la verge, en y conduisant une artériole venant de l’épigastrique. Enfin, le reste des fibres tendineuses du muscle droit se fixe sur le bord du corps des pubis, ou s'étale en dehors pour constituer ce que j'ai décrit sous le nom de fascia transversalis.

Il résulte de ce qui précède :

1°. Que toutes les fibres du muscle droit font suite à celles des muscles larges de l’abdomen et de la poitrine.

2°, Que les intersections du muscle droit tiennent à l’entrecroisement des fibres des muscles larges du ventre, dans les endroits où elles se détournent pour redevenir charnues.

5°. Que les muscles grand et petit obliques, trans verses et droits du bas ventre, ne sont, avec leurs aponévroses intermusculaires , qu'un seul muscle à plusieurs ventres.

4°. Que les portions aponévrotiques de ces muscles sont composées de fibres qui, bien que moins méthodiquement arrangées , n’en ont pas moins une force de résistance compléiement semblable à celle des toiles ourdies.

ArT. IX. — Fascia transversalis.

La couche membrancuse située entre le feuillet pure-

INTRODUCTION. EXHIT

ment cellulaire du péritoine et le muscle transverse, et qu'on a prise jusqu'ici pour le fascia transversalis, est constamment formée par deux lames distinctes, l’une postérieure, l’autre antérieure.

La lame postérieure est assez mince, c’est elle qui tapisse toute la face interne du muscle transverse et la partie inférieure du muscle droit. C’est, à proprement parler, le feuillet que j'ai décrit sous lenom de fascia propria. M. Thomson l’appelle le véritable fascia transversalis.

La lame antérieure, plus épaisse et plus forte que la précédente , à laquelle elle n'adhère que par du tissu cellulaire jàche, forme ce que j'ai indiqué, moi, sous le titre de fascia transversalis. Elle est fixée d’une part au pubis et à l’ilium; de l’autre aux tendons des muscles droit et transverse, au moyen de l’entrelacement de ses fibres. Cette lame, à cause de sa résistance, doit être considérée comme constituant essentiellement la paroi postérieure du canal

inguinal.

On peut distinguer en internes, externes et antérieures, les fibres qui la constituent.

Les premières suivent à peu près la direction du muscle droit, et s’insèrent sur la crête du pubis, dans l’étendue d’un pouce à un pouce et demi, à partir de l’épine du même nom. À un pouce et demi ou deux pouces audessus, elles se terminent au moyen de l’entrelacement de leurs extrémités, sur la face postérieure du muscle transverse, depuis le bord externe du muscle droit jusqu à un pouce ou un pouce et demi en dehors.

Les fibres externes, parallèles aux internes et sur le

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