‹ Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale, et topographique du corps humain, où anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la mèdecine opératoireChapitre 68 sur 173 · CII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CII INTRODUCTION

et plus fines d’arrière en avant, naissent de la moitié antétérieur de l'ischion. Se portant en avant et en dedans vers la ligne médiane, leurs fibres postérieures s’entrelacent et s’implantent sur la branche descendante du pubis du côté opposé. On voit ainsi que le bord ischiatique de ce ligament est le plus long deses bords fixes; puis on voit aussi que son bord postérieur s'entrecroise, vers la ligne médiane, sous un angle droit ouvert en arrière, angle qui repose sur la portion bulbeuse de l'urètre. Nous verrons en outre que les bords postérieurs des ligaments ischiopubiens se trouvent coupés à anglo droit par les bords antérieurs des deux muscles qui concourent à former laponévrose moyenne du périnée. I] résulte de l'intersection des bords postérieurs de ces ligaments entre eux, et de leur intersection par les bords antérieurs des muscles en question , un trou quadrilatère qui embrasse la portion membaneuse de l’urètre, immédiatement au-dessus et en arrière du bulbe. Le point où ces deux bords se rencontrent est à sept lignes du ligament sous-pubien, ou quinze lignes de la symphyse. Les deux ligaments ischiopubiens forment une masse qui remplit tout l'espace compris entre la partie membraneuse de l'urètre et le bord postérieur du ligament sous-pubien Gette masse se trouve perforée de quatre trous, deux de chaque côté. L’interne de ces trous est placé immédiatement en arrière du bord postérieur du ligament sous-pubien , tout près de la ligne médiane, et donne passage à une des deux branches de la veine dorsale de la verge. L’externe est à deux lignes en dehors et en arrière de l’autre, et donne passage au nerf dorsal de la verge. Ces trous, tous ovalaires, ont leur long

INTRODUCTION. CIIT

diamètre parallèle au trajet des fibres du ligament du côté opposé.

Étant de moins en moins tendue d'avant en arrière dans l’espace compris entre l’urètre et le ligament souspubien, l’aponévrose ano-pubienne fait que tout corps qui la presse le long de la ligne médiane d'avant en arrière, en rend la face inférieure concave, et tend à compléter l'espèce de gouttière déjà commencée sur la face inférieure du ligament sous-pubien, en conduisant vers l’ouverture traversée par l’urètre.

Puisque la masse résultant de la réunion de ces deux ligaments n’est pas parfaitement tendue, et qu’elle le devient de moins en moins, en arrière, il est manifeste que le bec d’une sonde conduit le long de la ligne médiane, avec une pression douce, doit arriver directement dans la partie membraneuse de l'urètre.

Les trous décrits plus haut, étant dirigés obliquement d'avant en arrière pendant les efforts des muscles abdominaux et du diaphragme, font que les vaisseaux se trouvent alors comprimés au point de gêner la circulation veineuse des corps caverneux et d’une partie du bulbe; en sorte que, dans certaines circonstances, comme dans une constipation violente, le ligament ischio-pubien peut contribucr à l'érection de la verge, qui, effectivement, a lieu alors.

Le trou que traverse la portion membraneuse de lurètre complétée en arrière par deux muscles, offre en avant un bord résistant contre lequel ces muscles peuvent comprimer le canal urinaire.

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